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#webtube : La nomination d’Amélie de Montchalin à la tête de la cour des comptes fait grand bruit en ce moment, mais la grande majorité des gens ne mesurent pas l’ampleur du problème qui se cache derrière cette nomination. En apparence, c’est la nomination d’une fidèle parmi les fidèles par le président de la république.
On pourrait croire, ce serait une grave erreur, que c’est une simple promotion personnelle avant 2027 qui verra Macron quitter le pouvoir. D’ici là, il lui faudra recaser nombre de ses soutiens et la promotion d’Amélie de Montchalin ne devrait être vue que sous cet angle. Sauf que ce n’est nullement le fond du problème. En fait cet évènement ne fait que confirmer que nous assistons à la construction méthodique, pierre par pierre, d’une authentique dictature. Le fait que si peu de gens ne perçoivent le véritable danger derrière cette nomination est fort inquiétant et me laisse à penser que si d’aventure le peuple se réveillait en sursaut, il le ferait sans doute beaucoup trop tard. Pour bien me faire comprendre, il m’apparaît indispensable de revenir sur plusieurs institutions clés de la V° république. Faute de prendre quelques minutes pour cela, il serait impossible de prendre la mesure du problème posé.
Il y a deux aspects fondamentaux constituant le fond du problème que nous évoquons :
- En premier lieu, nous trouvons ce qu’on nomme l’État de droit
- En second lieu le divorce complet entre la classe politique et le peuple
L’État de droit est un ennemi mortel en train d’étrangler tranquillement notre démocratie. L’État de droit, c’est un lent processus, commencé en 1971 (juste après la mort de De Gaulle) qui a vu les juges du conseil constitutionnel confisquer de plus en plus le pouvoir politique et devenir les vrais dirigeants de la V° République, mettant cul par-dessus tête ce qu’avait instauré le général en 1958. L’éminent juriste Olivier Duhamel, tristement connu pour d’autres raisons sans rapport avec le droit, résumait l’évolution du conseil constitutionnel avec cette formule très pertinente : « On est passé du conseil constitutionnel, gardien de la constitution à un conseil législateur ». C’est à dire un conseil, au départ, chargé de vérifier que la Loi votée par le parlement ne viole pas la constitution, qui s’est transformé au fil des ans en un conseil qui impose sa vision au parlement (législateur) et même la fait à sa place dans de nombreux cas. Comment a-t-on ainsi pu glisser progressivement avant de sombrer dans l’ornière où nous sommes, qui est l’exact contraire de ce que De Gaulle avait mis en place ? Simplement les politiques ont laissé faire, sans réagir, le Conseil constitutionnel lorsqu’il a commencé à invoquer des prétextes trouvés dans le préambule de la constitution, dans la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, etc. Et petit à petit, le conseil s’est totalement imposé au législateur. Un exemple valant mieux que de longs discours en voici un bien parlant. C’est une Loi de 1991 qui encadrait les conditions d’accès à l’aide judiciaire. Mardi 28 mai 2024, le Conseil constitutionnel a censuré, une disposition de cette Loi datant de 1991 parce qu’elle interdisait l’accès à l’aide juridique aux personnes de nationalité étrangère ne vivant pas en situation régulière en France. Et comment le conseil a-t-il justifié sa décision ?… en estimant que cette exclusion méconnaissait le principe d’égalité devant la justice, reconnu par la Constitution. Et pour justifier sa position, le Conseil constitutionnel s’est basé sur… la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. C’est donc sur sa simple ESTIMATION que le Conseil a tranché, annulant ce que les représentants du peuple avaient voté en 1991, en imposant un changement à la Loi.
Mais qui sont les membres de ce conseil qui s’autorisent cela ? Ce sont 9 personnes, non élues, nommées pour 9 ans, pas plus, et renouvelables par tiers dont 3 sont nommées par le président de la république (il nomme aussi parmi les 9 le président), 3 par le président de l’assemblée nationale et 3 par celui du sénat. Donc des gens nommés et non élus, décident sur la base de ce qu’ils estiment bon ou pas, et imposent leurs conceptions à l’ensemble du pays. Imaginez le RN arrivant au pouvoir en 2027 et souhaitant organiser un référendum sur l’immigration. Qui peut croire une seule seconde que le conseil constitutionnel le laissera agir et ne fera pas tout pour interdire cette consultation du peuple. Pourtant l’article 2 de la constitution dispose : « La langue de la République est le français. L’emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge. L’hymne national est « La Marseillaise ». La devise de la République est « Liberté, Égalité, Fraternité ». Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. ». Mais le conseil constitutionnel, qui est pro-immigration, prétendra qu’il est inconstitutionnel de consulter le peuple par référendum sur l’immigration. Pourtant 80 % de la population le demande et faire décider le peuple est écrit noir sur blanc dans la constitution. Mais voilà, c’est cela l’État de droit. C’est pour cela qu’il est l’ennemi mortel de la démocratie. Souvenons-nous de ce que Mitterrand a déclaré lors de son dernier conseil des ministres : « Méfiez-vous des juges. Ils ont tué la monarchie, ils tueront la République. »
Et si l’on rajoute les directives qui viennent de l’Union européenne, tout spécialement de la CEDH (convention européenne des droits de l’homme) on comprend que ceux qui veulent que la France reste souveraine sont en grande difficulté face à ce système machiavélique, rappelons que De Gaulle a toujours refusé de ratifier la CEDH car il avait parfaitement compris que cette convention remettrait en cause la souveraineté de la France. Ce n’est que le 3 mai 1974, que la France a ratifié la convention acceptant de ce fait de se soumettre au texte et à la jurisprudence de la CEDH (cour européenne des droits de l’homme) créée en 1950 mais entrée en fonction en 1959. La France a ensuite adhéré au droit de recours individuel des citoyens le 2 octobre 1981. Serrant toujours plus le nœud coulant autour du cou de notre pays. Pour bien mesurer les valeurs que défendait De Gaulle et le danger de l’État de droit que nous subissons de nos jours, il faut relire ce que De Gaulle disait à Jean Foyer, son garde des sceaux en 1962 : « Souvenez-vous de ceci : il y a d’abord la France, ensuite l’État, enfin, autant que les intérêts majeurs des deux sont sauvegardés, le Droit ». Pour De Gaulle c’était une évidence la France était au-dessus de tout et le droit n’était qu’à la fin. Aujourd’hui, c’est exactement l’inverse. C’est d’abord le droit, ensuite l’État et en dernier la France qui doit se prosterner devant le droit et les droits de l’homme. Ce qui tuera notre pays si on continue à laisser faire tout cela.
Venons-en maintenant au divorce complet existant entre la classe politique et le peuple.
On pourrait sur ce plan en rester à un constat : à quand remonte la dernière consultation du peuple français ?… à 2005. Cela fait donc 21 ans que le peuple se voit imposer le silence. Et gauche et droite sont parfaitement d’accord sur ce point. D’ailleurs, il n’est qu’à se souvenir de la couverture de Paris Match avec Sarkozy et Hollande appelant ensemble à voter OUI. Mais c’est le NON qui avait gagné. Qu’importe, gauche et droite ont trahi le peuple en le contournant. Sous la forme du Traité de Lisbonne le même texte que celui que les Français avaient rejeté est revenu avec quelques virgules en plus et a été voté sans état d’âme par le congrès réuni à Versailles. De plus, la gauche et la droite s’entendent comme larrons en foire sur un autre point : le peuple est trop bête pour savoir ce qu’il faut au pays. Donc les politiques font toujours appel à des « sachants », des agences, etc., tout comme sur les plateaux télé on trouve des wagons d’experts et de spécialistes en tous genres. À ce mépris pour le peuple, ils ajoutent le mensonge et l’escroquerie politique. Un exemple ? On nous fait en permanence la morale sur la production de CO2 ce qui justifierait le recours au renouvelable.
Mais les mensonges les plus énormes se cachent derrière ce type de discours. Ainsi, on nous dit : « pour sauver la planète, il faut plus d’éolien et de solaire » mais on ne vous dit pas que cela oblige de construire des centrales à gaz car le renouvelable est incapable de produire de manière stable et continue. Alors il faut des centrales à gaz pour produire ce qui manque, quand ça manque. Vous ne me croyez pas ?… cherchez « centrale à gaz Landivisiau ». Construite pour cela et pour aucune autre raison. Vous pouvez vérifier. Mais vous savez le pire ? C’est que cela oblige aussi à ralentir voire arrêter des centrales nucléaires. Or elles ne sont pas faites pour ralentir ou être arrêtées puis redémarrées. Cela fait peser un vrai risque d’accident nucléaire. Sans parler que les centrales à gaz produisent plus de CO2 que les centrales nucléaires. L’histoire du CO2 c’est la plus grosse arnaque du siècle, mais ceux qui prétendent que c’est vrai ne sont même pas gênés par les contradictions qui précèdent. Qui vous dit cela ? Personne. Toute la classe politique enfume la population avec des mensonges plus gros les uns que les autres. Depuis l’école qui intoxique la jeunesse, puis avec les médias pas « fachos » et d’innombrables discours politiques, le lavage des cerveaux est permanent et continu. Par contre ce que les gens voient c’est que toutes ces âneries ont un prix et que ce sont les Français qui payent de plus en plus chère leur énergie, alors que nous produisons l’électricité la moins chère.
Au final, que voyons-nous ? Un pays dont la classe politique est totalement coupée de sa population. Classe politique qui prétend tout savoir et trouve indécent d’oser s’abaisser à demander à « ceux qui ne sont rien » ce qu’ils pensent. Alors ils décident à notre place mais leur bilan est dramatique. La France en est à 3500 milliards de dettes (+ 1300 milliards depuis l’élection de Macron en 2017) et des Français meurent dans la rue en plein hiver comme ce marin pêcheur à St-Malo alors qu’il avait travaillé toute sa vie pendant qu’on dépense des milliards pour des gens qui viennent de l’autre bout du monde et n’ont jamais cotisé.
Cette classe politique est également d’accord sur un autre point : il faut cadenasser toutes les institutions. Même si ceux qui veulent cela ne représentent plus rien dans la population. Le PS en donne un bon exemple. Il avait obtenu 1,75 % à la présidentielle de 2022, mais il était à la tête du conseil constitutionnel (Fabius PS), de la cour des comptes (Moscovici PS) du conseil d’État (Tabuteau PS), de l’ARCOM (Adjari PS), etc. Aujourd’hui c’est Macron qui pousse ses pièces sur l’échiquier. Fabius est parti, c’est Ferrand (macroniste) qui le remplace. Il en va de même avec Amélie de Montchalin (macroniste) pour la cour des comptes qui y remplace Moscovici. En fait c’est tout un système anti démocratique qui est patiemment construit. L’objectif est tout simple… même si on perd une élection, c’est pas grave on gardera les leviers de commande et on empêchera le vainqueur de l’élection de mener la politique qu’il veut. Et si en plus ils arrivent à bâillonner les réseaux sociaux, ils auront tout entre les mains car plus aucune information sensible ne pourra être donnée. Sur le modèle de ce qu’on voit dans les tribunaux, les antifas, gauchistes et migrants délinquants sont préservés tandis que les patriotes sont matraqués. Sans parler des comptes en banques supprimés sans explications et sans prévenir. Une vraie dictature vous dis-je.
C’est à la lumière de tout cela qu’il faut voir la nomination d’Amélie de Montchalin. Et quand on voit tout cela on comprend que même s’il gagne, le RN aura les pires difficultés à conduire la politique qu’il voudra… aussi timide soit-elle.
En vérité, ce qu’il faudrait c’est mettre à bas tout ce système et en finir avec ce régime baptisé État de droit -véritable dictature-, reprendre la constitution de 1958 telle qu’elle était à l’origine en annulant toutes les modifications faites pour la pervertir et surtout… surtout, redonner la parole au peuple. Sans oublier de rompre avec l’union européenne si elle persiste à vouloir imposer ses volontés à notre pays.
Mais, qui osera faire cela ?
Bernard Germain, Riposte Laïque
