Articles : Dec. 2025 – Nov. 2025 – Oct. 2025 – Sept 2025 –
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : « La France Insoumise n’acceptera jamais l’entrisme religieux » a affirmé samedi 6 décembre 2025 Jean-Luc Mélenchon lors de son audition devant la commission d’enquête parlementaire sur les liens entre mouvements politiques et réseaux islamistes.
Pourtant, le vendredi 5 décembre, ses députés LFI ont saisi la Justice pour faire condamner l’IFOP. Car cet institut réputé neutre s’est permis de produire un sondage ne présentant l’islam pas sous un jour favorable. Alors soit Mélenchon pratique la taqîya, soit il ne tient plus ses troupes.
Ce rapport que vous pouvez lire ici n’a fait qu’énoncer des faits documentés. Comme le haut degré de religiosité et des pratiques cultuelles en progression constante depuis les années 2000, en particulier chez les jeunes. Ou l’activisme de l’islam visant à fixer aux « croyants » des règles de vie conformes à la volonté de vivre dans une société française appliquant les principes de la loi coranique. Avec entre autres la séparation des sexes et le voile des femmes.
Néanmoins, dans le même temps, 52 % des musulmans se sont éloignés de la religion, et c’était peut-être la seule chose qu’il ne fallait pas dire. Les prêcheurs craindraient-ils un début d’épidémie d’apostasie ? Après qu’un autre sondage IFOP du 26 mars a révélé que 42 % des Français se préparaient à une guerre civile.
Les LFI jettent de l’huile sur le feu qu’ils prétendent éteindre
Les députés de La France Insoumise ont saisi la justice au prétexte que, selon eux, la publication d’un sondage sans complaisance sur l’islam en France servirait de support à des discours incitant à la discrimination, à la haine ou à la violence. De purs procès d’intention car ils n’apportent aucune preuve de faits précis selon lesquels des musulmans auraient été discriminés ou agressés à la suite de cette publication.
L’IFOP dénonce une manœuvre dilatoire pour discréditer la fiabilité de son enquête et la probité de ses enquêteurs. Comme par hasard, deux députés insoumis parmi les plaignants font l’objet d’une plainte de l’IFOP pour avoir diffamé cet institut de sondage le 18 novembre.
Plus étonnant, pour ne pas dire incohérent, les députés LFI dénoncent une alliance improbable entre la revue confidentielle Écran de veille et les services de renseignement desÉmirats arabes unis. Comme si un magazine qui a consacré sa « une » fin novembre à l’implantation des Frères musulmans en France pouvait s’associer à un pays régi par la charia et très actif dans la propagation internationale du wahhabisme.
Sans souci de la plus élémentaire logique, les LFI reprochent aux Émirati de participer à une « opération d’influence d’une puissance étrangère sur notre sol » dans le courrier adressé à la procureure de Paris. Ainsi les LFI aiment les mahométans de France susceptibles de voter pour eux, mais pas ceux des Émirats, sans doute trop capitalistes à leur goût ?
La dénonciation du sondage IFOP repose sur des arguments spécieux avancés avec une outrecuidance incroyable.
Les LFI considèrent du haut de leur magistère moral autoproclamé que ce gallup est fondé sur une méthodologie contestable « faisant l’objet de nombreuses remises en cause scientifiques. »
De quelle science et de quels experts s’agit-il ? Ils ne le disent pas ! Et pour cause, car dans le domaine des sciences sociales on peut démontrer, à partir des mêmes données, tout et son contraire. Cela fait le bonheur des économistes, des sociologues et des politologues. Retombant sur leurs pattes comme les chats, ils ont toujours raison, et encore plus quand ils se contredisent ou changent d’avis.
Le reste de l’argumentaire reprend une antienne sans cesse rabâchée selon laquelle la critique des mahométans et de leurs pratiques religieuses contribuerait à des amalgames et à une confusion entre islam et islamisme d’une part, musulmans et terroristes de l’autre. C’est un point de vue qui peut décrire diverses réalités, mais aucune démonstration n’a été faite d’une relation causale entre ce sondage et des faits susceptibles de nuire à des mahométans vivant sur notre sol.
Il n’y a que Mediapart et Le Monde pour y croire tandis que quatre conseils départementaux du culte musulman (CDCM) joignaient leurs plaintes auprès du tribunal judiciaire de Paris.
Tout ça a l’air ficelé selon des recettes trotskistes éprouvées. Victimisation, inversion accusatoire, culpabilisation de l’adversaire et verrouillage des débats.
Semer le doute et la pagaille pour nourrir une guerre ethno-religieuse comme au Liban pourrait être une tactique en vue de détruire notre société postindustrielle et néolibérale qu’ils abhorrent. Avec les encouragements du Nouvel Ordre Mondial qui exulte dans les décombres des nations.
Certes il y a eu une mosquée vandalisée en Haute-Loire et une autre profanée à Lyon. Mais rendre l’IFOP responsable des dégradations est un summum de mauvaise foi (sans jeu de mots). Et puis combien d’églises incendiées, de croix abattues et de crèches détruites que les médias mainstream ont ordre d’occulter ?
Ce procès va-t-il marquer une nouvelle avancée dans l’islamisation de la France ?
Va-t-on vous faire admettre le bien-fondé de condamnations prononcées contre des islamophobes scandalisés par la nuit de noces du prophète avec Aïcha son épouse de 9 ans ? Devra-t-on augmenter les amendes frappant les incroyants qui prétendent que l’islam n’est pas une religion d’amour, de tolérance et de paix ? Pour faire taire ces impies, les députés LFI se sont érigés en muttawa, la police religieuse qui sévit dans tous les pays mahométans.
En France, leur cheval de bataille est l’aggravation du délit de blasphème, réclamée à cor et à cri depuis des années par de pieuses associations. Pour ces gens, la vraie religion n’est pas assez protégée par l’article 625-7 du code pénal sous l’intitulé « discrimination contre une personne ou un groupe de personnes en raison de leur appartenance vraie ou supposée à une religion déterminée ».
Si la critique est publique par discours, écrits, médias ou internet, cet article renvoie au 225-2 pour le tarif applicable : cinq ans de cachot et 75.000 euros d’amende. C’est vraiment trop magnanime. En Iran, au Yémen, en Afghanistan, au Pakistan, on vous pend pour moins que ça.
Sans préjuger le verdict des juges, il y a de quoi être doublement inquiets.
D’abord parce que, sans que la représentation nationale ait été consultée, la France est passée d’un système de droit écrit hérité des Romains à une common law d’inspiration anglo-saxonne où le juge crée la loi. Soit en adaptant de façon très extensive les textes existants. Soit en comblant des vides juridiques en décidant par lui-même d’obligations et de sanctions que le législateur n’aurait peut-être pas votées.
Ensuite parce que des autorités locales encouragent l’action des médiateurs de quartier, des imams à la formation hasardeuse qui décident de l’interprétation et de l’application de la charia dans les enclaves qu’ils contrôlent. Pour le strict respect du ramadan et le voile des filles, mais aussi pour la résolution des conflits internes, pécuniaires ou inter-familiaux, où ces « arbitres » rendent des décisions sur la répudiation, la filiation, l’héritage, les contrats, qui ne reposent pas toujours sur le Code Civil ou de commerce.
La politique s’accommode des « vertus islamiques ». Ainsi en France, des élus ferment les yeux sur des dérives patriarcales afin de garder leurs électeurs. Tandis qu’en Arabie Saoudite, les femmes doivent toujours demander l’autorisation d’un référent mâle – père, mari ou frère – pour se marier, voyager à l’étranger, créer une entreprise ou ouvrir un compte en banque. De quoi inspirer certains vieux machos de LFI ?
Christian Navis, Riposte Laïque
