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#webtube : Après le lynchage de Quentin, la nécessité de sauver la gauche l’emporte sur la simple humanité. Un cap est franchi. Depuis longtemps, la gauche revendique l’humanisme face à une droite sans cœur. Un positionnement facile, que Giscard avait balayé en expliquant lors de son duel télévisé de 1974 : « J’ai moi aussi un cœur qui bat dans ma poitrine ». Chez de nombreux électeurs de gauche comme de droite, ce sentiment humain est sincère, tout simplement.
Ségolène Royal évoque l’incendie du ReIchstag !
Que diront-ils, ces électeurs honnêtes, en constatant qu’un homme, le PS Olivier Faure, a prononcé ces mots ce vendredi 20 février : « Je ne veux pas non plus qu’on laisse penser que désormais, les antifascistes seraient devenus les nouveaux fascistes ». Ils ont tué un homme, mais ils ont trouvé Olivier Faure pour les défendre. Il s’est trouvé Ségolène Royal pour écrire : « N’oublions pas les leçons de l’histoire. Aucun républicain ne doit se laisser aller à renvoyer dos à dos l’extrême droite et la gauche de la gauche ». Ils ont tué un homme mais pour les défendre, Ségolène Royal évoque l’incendie du ReIchstag en 1933 et les émeutes du 6 février 1934. Elle ajoute, si loin de la vérité : « Que la présidente de l’Assemblée nationale se précipite pour faire une minute de silence à un militant présumé néo-nazi et antisémite interpelle, aussi condamnable que soit cet assassinat ». Pour plus de tranquillité, Ségolène Royal a bloqué la possibilité de répondre à son message. Ils ont tué un homme mais Jérôme Guedj, qu’on a connu mieux inspiré, assure dans ce contexte qu’il voterait LFI contre le RN. Il se trouve encore un Dominique de Villepin, ancien Premier ministre, pour écrire : « C’est un moment qui vise à la délégitimation d’une partie du spectre politique et à la victimisation de l’extrême droite triomphante. L’enjeu, c’est celui d’une prise de pouvoir sur les esprits, d’une prise de pouvoir sur les rues. Alors soyons vigilants. Ne cédons pas le terrain à l’extrême droite ».
« Fier » de Raphaël Arnault !
On attendait a minima quelques réactions dignes à gauche vis-à-vis de LFI, qui a aujourd’hui du sang sur le visage. Laurence Rossignol et quelques autres sauvent l’honneur, bien seuls. Car dans ce temps de deuil douloureux, de nombreuses personnalités de gauche franchissent un cap inédit, en jouant les voitures balais de la gauche ultra : pour elle, un homme qui aime son pays n’est plus vraiment un homme.
Sur ce principe, l’ultra-gauche se surpasse en horreur, comme l’a montré Yann Montero dans un article qu’il faut lire jusqu’au bout, jusqu’à l’écoeurement devant la nature de certains hommes de ce siècle. Il se trouve même, en effet, un Thomas Guénolé, invité régulier des plateaux de télévision du service public, pour écrire : « Moi qui ai l’âge d’être leur père, je veux dire aux jeunes militants antifascistes de tout le pays, et notamment à Raphaël Arnault, que je suis fier d’eux : face à la montée de l’extrême droite, leur détermination est précieuse ». Les mêmes mots à destination d’une milice d’ultra droite responsable de la mort d’un homme eussent légitimement entrainé des poursuites judiciaires.
Libé et L’Huma n’ont pas honte
Il se trouve un quotidien (Libération) pour titrer à la veille des obsèques de Quentin « Semaine noire pour la République », en citant pêle-mêle « Défilé de groupuscules d’extrême droite ce samedi à Lyon, citation du triptyque pétainiste par la candidate LR à Marseille, antifascisme délégitimé ».
Il s’est trouvé un autre journal (L’Humanité) pour lancer une pétition sous ces mots : « Romanciers, historiens, écrivains, sociologues ou élus, 180 personnalités appellent au sursaut contre l’instrumentalisation de la mort de Quentin Deranque par l’extrême droite, la droite, le gouvernement et les médias dominants qui cherchent ainsi à instaurer une chape de plomb sur la gauche et à inverser les rôles entre fascistes et antifascistes ». Parmi les signataires, les habituels « consciences » de la gauche : Annie Ernaux, écrivaine, Johann Chapoutot, historien, Frédéric Lordon, chercheur en philosophie, Geoffroy de Lagasnerie, philosophe, et même un Matteo Polleri, ATER (Attaché temporaire d’enseignement et de recherche) de… Sciences Po Lyon !
Larmes
La gauche, toujours prête à donner des leçons d’humanité sur le sort des migrants, monte en toute hâte le décor de théâtre d’une pseudo-instrumentalisation pour… l’instrumentaliser férocement elle-même. Car il faut sauver LFI, la poutre maitresse de la gauche en France, pour sauver la planche PS, vermoulue et prête à tout pour durer. Pour garder ses salaires et ses prébendes, cette gauche est prête à gifler le cadavre d’un étudiant dont personne ne conteste l’innocence absolue dans cette affaire. Quentin laisse une mère, une sœur fragile, un père, des amis traumatisés. Devant tant de douleur, de malheur, d’injustice, devant l’ampleur du drame, seules les larmes devraient venir. L’émotion de Charlotte d’Ornellas face à cette tragédie est la seule réponse digne, c’est celle d’une France qui ne se reconnait plus. Une certaine gauche y est apparemment étrangère.
« Il y a un gamin de 23 ans qui est mort, qu'ils se taisent, personne n'a besoin de parler et que ceux qui savent prier, prient et que les autres se taisent, par pitié ».
— Stanislas Rigault (@stanislasrig) February 21, 2026
Charlotte D’Ornellas.
pic.twitter.com/Ta1LLjqf2h
À ce sujet — [POINT DE VUE] Quentin : de Mélenchon à Faure, Royal et Guedj, la défaite morale de la gauche
Marc Baudriller, BV
