. Réponse à Alain Duhamel qui juge que la France ne va pas si mal

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#webtube : Je précise que je n’ai aucune compétence économique particulière, mais contrairement à Alain Duhamel, je me tiens informé des réalités qui démontrent le grand déclassement de la France.

Lors du débat entre Sarah Knafo et Alain Duhamel hier soir, la candidate de Reconquête à la mairie de Paris n’a eu aucun mal à défendre son programme et ses convictions face à un Alain Duhamel plutôt résigné et peu combatif. Toujours aussi déterminée, Sarah Knafo a tenu un discours parfaitement argumenté et réaffirmé sa volonté d’unir les droites pour l’emporter.

À six semaines du premier tour, la dynamique des sondages est de son côté. Elle atteint 10 % des intentions de vote, ce qui la classe parmi les 5 candidats pouvant espérer se qualifier pour le deuxième tour. Infatigable, connaissant parfaitement ses dossiers et présente dans tous les médias, elle a incontestablement les moyens de son ambition. Souhaitons lui bonne chance.

Mais revenons sur deux points du débat.

Primo, Sarah Knafo a déclaré se sentir insultée d’être classée à l’extrême droite, ce à quoi Alain Duhamel a répondu qu’il ne voyait aucune offense à ce positionnement sur l’échiquier politique. À croire que ce journaliste ignore la définition de l’extrême droite, telle que la perçoivent la droite et la gauche, les deux partis dits « de gouvernement ». L’accusation d’extrême droite est d’ailleurs l’arme fatale utilisée à chaque élection pour barrer le Rassemblement national.

La politique d’extrême droite comprend « des personnes ou des groupes qui ont des opinions extrêmement nationalistes, xénophobes, racistes, fondamentalistes religieuses ou autres opinions réactionnaires ». Ajoutons les relents de néonazisme et d’antisémitisme pour parfaire l’image de pestiféré que véhicule le terme « extrême droite ».

On comprend donc que Sarah Knafo se sente insultée. En France, être d’extrême droite, c’est être un salaud, ce que Duhamel feint d’ignorer.

Secundo, déplorant le catastrophisme ambiant qui dépeint l’effondrement de la France, Alain Duhamel a osé déclarer que la France n’allait pas si mal.

Par cette affirmation sidérante, Alain Duhamel illustre à merveille la déconnection totale de cette caste privilégiée avec les dures réalités vécues quotidiennement par le peuple. Bien à l’abri dans leur bulle dorée, les nantis du système préfèrent ignorer le grand déclassement que subit le pays. Grand adorateur de Macron, qui plonge à 15 % d’opinions favorables, voici ce qu’écrit Duhamel dans Emmanuel le Hardi paru en 2021, ouvrage à la gloire de notre Président :

« Emmanuel Macron n’est pas le seul à percer, à rompre et à balayer les situations acquises. Sa grande différence est qu’à l’opposé des vainqueurs populistes, il a l’allure singulière d’un démocrate post‑moderne, d’un bonapartiste civilisé et d’un réformateur tempéré, cohérent, acceptant pleinement les lois du marché et de la démocratie mais furieusement désireux de les modifier et de les adapter. Un leader du XXIe siècle, inexpérimenté, juvénile, arrogant, trébuchant, solitaire, provocant mais aussi novateur, énergique, infatigable. On l’a comparé à Valéry Giscard d’Estaing pour son brio intellectuel, sa modernité, sa compétence économique ».

Question « brio intellectuel et compétence économique », il faut oser !

Toujours sur le pont médiatique depuis Pompidou, Alain Duhamel sait très bien que la France de 2026 n’est que le pâle reflet de ce qu’elle fut à la fin des Trente Glorieuses, quand elle était de très loin la première puissance économique d’Europe, à la tête de toutes les innovations scientifiques qui l’ont propulsée dans le monde moderne d’après-guerre. De cette impulsion gaullienne, Duhamel sait très bien qu’il ne reste qu’un champ de ruines, mais il ne le reconnaîtra jamais pour ne pas se désavouer. Mais monsieur Duhamel devrait s’instruire :

Voici la réalité des chiffres de cette France « qui ne va pas si mal »:

– En 1975, la France affichait le 5e niveau de vie au monde, derrière les États-Unis, la Suisse, le Luxembourg et la Suède. Aujourd’hui, elle se situe au 34e rang mondial, avec un niveau de vie inférieur de 7 % à la moyenne européenne !

– Chaque Français est dorénavant plus pauvre de 25 % qu’un Danois ou de 15 % qu’un Allemand. Et même de 0,5 % plus pauvre qu’un Italien, alors que Duhamel ne semble pas avoir beaucoup d’estime pour Giorgia Meloni.

– La pauvreté touche 10 millions de citoyens, avec 650 000 personnes supplémentaires qui basculent chaque année dans la précarité.

– La dette des ménages atteint 60 % du PIB.

– La dette publique atteint 3 500 milliards.

– Il convient d’y ajouter la part française des emprunts européens et de l’aide à l’Ukraine : 180 milliards.

– Enfin ajoutons les 12 300 milliards d’engagements de retraite.

– Total : 15 980 milliards d’endettement, soit 231 000 euros par citoyen, bébés compris. Ce qui donne une ardoise faramineuse de près d’un million d’euros de dettes pour une famille de quatre personnes. Mais la France ne va pas si mal !

– Partout en Europe, la richesse par habitant a augmenté sauf en France. Face à la crise de 2008, la crise Covid, la mondialisation ou la guerre en Ukraine, c’est la France qui a le moins bien résisté.

– C’est la dette publique qui finance le social, car la croissance stagne à 1 % tandis que la France ne fait plus d’enfants et que le solde net des naissances est négatif.

– La France ne fabrique plus que 36 % des biens manufacturés qu’elle consomme.

– Ses parts de marché ont fondu à 2 % dans le monde et 12 % dans la zone euro.

– La productivité s’est effondrée de 6 % depuis 2019.

– Seulement 4 Français sur 10 travaillent de 22 ans à 62 ans.

– Au classement Pisa, les élèves français se situent au 26e rang sur 32. La France a perdu 13 places depuis l’an 2000.

– Le budget 2026 va taxer la production de 44 milliards d’impôts supplémentaires.

– Les intérêts de la dette atteindront 100 milliards en 2029, soit trois points de PIB alors que la croissance reste scotchée à 1 %. La spirale de la dette s’accélère.

– La classe moyenne se voit déclassée comme jamais et des légions de diplômés et de talents fuient vers des pays plus prometteurs. La France se tiers-mondise à grande vitesse.

– Depuis sa création, l’impôt sur la fortune a privé la France de 150 milliards de capital productif, de 1 % de croissance et de 20 milliards de recettes fiscales par an.

– Incapables de résister à la concurrence et aux normes intenables de Bruxelles, industrie et agriculture sont menacées de disparition.

– Et que dire de l’impact de l’immigration de masse de déshérités sur l’économie et l’insécurité ?

https://ripostelaique.com/bravo-macron-notre-niveau-de-vie-passe-sous-la-moyenne-europeenne

https://ripostelaique.com/la-france-seul-pays-deurope-qui-cache-les-chiffres-de-la-criminalite-par-nationalite

À part cela, la France ne va pas si mal !

(source chiffres : chronique de Nicolas Baverez dans le Figaro)

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

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