. CNews, média de l’année 2025… mais quid de 2026 ?

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#webtube : Notre chroniqueur Pierre Boisguibert a consacré sa première chronique de l’année à CNews. À son succès brillant. Et à ses incertitudes pour l’avenir. Un texte prophétique : « Tout sera donc fait en 2026 pour faire taire CNews, jugée utile à la vague populiste pouvant porter le RN au pouvoir. CNews sera sous les projecteurs des censeurs du « camp du bien », et rien ne lui sera épargné. » Le premier coup a été porté avec l’affaire Morandini. Le maintien à l’antenne de l’animateur, condamné définitivement pour agressions sexuelles sur de jeunes hommes, a déclenché une tempête et créé une crise. Le « camp du bien », qui avait applaudi des deux mains l’entrée de Badinter au Panthéon — le héros (ou le salaud ?) — qui avait abaissé la majorité sexuelle des garçons à 15 ans, a saisi l’affaire Morandini pour planter un coin au sein des rédactions de CNews et d’Europe 1. L’affaire Morandini a ainsi servi de révélateur des interrogations internes de CNews. Reste à espérer une sortie de crise par le haut tant CNews — quels que soient ses défauts — est utile à la diversité du paysage audiovisuel. En attendant, relisez le texte de Boisguibert. Polémia

Une progression constante

L’événement mérite d’être salué, mais aussi relativisé. CNews s’est classée première chaîne d’information de France en 2025 avec 3,4 % de part d’audience, devant BFM TV à 2,8 %, selon les chiffres de l’institut Médiamétrie. C’est une contre-révolution médiatique. Pour la première fois, un média différent, sinon dissident, s’impose aux dépens de la médiacratie dominante.

Cela prouve qu’une partie des Français rejette une information de déni au profit d’un discours de vérité ressentie par ses téléspectateurs, sur des sujets comme l’immigration, l’islamisation et la sécurité. « C’est la plus belle des réussites. CNews est en progression constante et a trouvé son positionnement éditorial », s’est félicité auprès de l’Agence France-Presse (AFP), Gérald-Brice Viret, directeur général de Canal+ France.
Parmi ses têtes d’affiche figurent Pascal Praud, Mathieu Bock-Côté, Laurence Ferrari, Christine Kelly ou encore Sonia Mabrouk. CNews attire des dizaines de millions de téléspectateurs cumulés sur une année en France (environ 39 à 40 millions en 2025), avec des émissions individuelles rassemblant plusieurs centaines de milliers de personnes. C’est le cas de Philippe de Villiers, le dernier imprécateur, qui flirte avec le million le vendredi soir à 19 h. La grande locomotive reste Pascal Praud, qui le matin et le soir soulève le capot et veut changer le logiciel.

Mais il faut relativiser : CNews ne rassemble finalement que moins de 4 % des personnes regardant la télévision. On pourrait même considérer comme marginale la percée de CNews dans les chaînes d’information en continu, bien loin des chiffres du rouleau compresseur progressiste du service public, bête noire de CNews — et réciproquement. Il est donc révélateur que le système la considère comme un danger majeur. L’idéologie médiatique ne supporte pas la contestation de sa ligne éditoriale.

CNews face au Sytème

Tout sera donc fait en 2026 pour faire taire CNews, jugée utile à la vague populiste pouvant porter le RN au pouvoir. CNews sera sous les projecteurs des censeurs du « camp du bien », et rien ne lui sera épargné. C’est d’ailleurs déjà le cas : les condamnations après signalements se multiplient pour « désinformation ». Désinformation signifie en réalité relayer une information qui n’a pas le label des médias dominants. Cela concerne essentiellement l’immigration, la sécurité et l’environnement. C’est donc partial : une machine à discréditer, puis à éliminer.
C’est la ligne éditoriale de CNews, chaîne privée, qui est diabolisée. Il n’y aurait donc pas de liberté d’expression admissible en dehors d’un arc médiatique imposé par Le Monde, Libération, Mediapart et leurs appendices audiovisuels. On est frappé par la différence de traitement entre CNews et LCI. Si la première est considérée comme une chaîne d’opinion, que dire de la seconde ?
Depuis des années, on y observe une chaîne de propagande en continu contre Trump et Poutine. Des discours de haine et de mépris s’y succèdent sans véritable contradiction. Il y a eu parfois des contre-vérités manifestes, par souci de valoriser les Ukrainiens et de diaboliser Poutine comme Trump. Jamais aucun signalement, car LCI pratiquerait une « bonne désinformation » pour la bonne cause. L’audience, un temps en hausse grâce au choix du bon créneau international, est désormais victime de lassitude et de doutes sur la pertinence des analyses. Lassitude plus marquée encore pour BFM TV, en pleine crise, perçue comme un média « pro-Macron », ce qui lui coûte de plus en plus cher. Franceinfo TV, elle, demeure très marginale.
Le succès de CNews est donc indiscutable. Reste pour la chaîne à durer — ce qui est souvent le plus difficile. Car il n’y a pas que la menace de la censure ou de la fermeture : le danger de la lassitude existe également.

Les défis de CNews en 2026

CNews doit éviter de tomber là où elle penche. La chaîne doit se garder d’apparaître monomaniaque ou obsessionnelle.
Sa ligne sur la vérité du problème sécuritaire est l’un de ses points forts. Sa dénonciation de l’islamisation également, bien que l’importance accordée à tout ce qui touche à cette religion risque d’en accentuer la visibilité. La défense des Juifs français ne doit pas être assimilée à une défense de l’État d’Israël. C’est l’une des critiques les plus fréquentes adressées à CNews : « ils en font trop » et risquent d’être perçus comme une chaîne sioniste française — certaines publicités confortant d’ailleurs cette impression.
L’année 2026 sera difficile pour la première chaîne d’information en continu de France, une fois passé le cap des municipales. Elle sera assimilée au danger RN, et bien sûr à l’extrême droite. Elle devra se montrer plus subtile sans décevoir l’attente d’un vaste public en quête d’une alternative à la désinformation officielle ou officieuse.
C’est le fil du rasoir : éviter l’autocensure, qui affadirait le discours, mais aussi le sentiment de rabâchage. CNews devra faire la preuve du talent de son équipe pour rester en haut de l’affiche et être utile à la liberté d’expression, aux côtés d’autres — dont Polémia, bien sûr — au service de la cause d’une France fière de l’être.

Polémia

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