. Commission audiovisuel public : l’hypothèse L. Salamé en couple avec J. Bardella…

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Articles : Fev 2026Jan 2026Dec. 2025Nov. 2025
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#webtube : Dans cette hypothèse, « seriez-vous aujourd’hui toujours à la tête du 20 h de France 2 ? », interroge Charles Alloncle. « Avant d’être la femme de quiconque, je suis une journaliste indépendante, honnête et une femme libre. » Léa Salamé, journaliste vedette de France 2, était interrogée, ce lundi matin 2 février, par la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public. Notamment sur son compagnonnage avec Raphaël Glucksmann, eurodéputé socialiste.

La présentatrice du 20 Heures de la chaîne publique depuis le 1er septembre 2025 campe droit dans ses bottes. Elle l’affirme, sa « ligne de conduite est extrêmement claire » : si son compagnon se présente à l’élection présidentielle, alors elle se retirera « immédiatement » de ses fonctions. Cette position ne satisfait visiblement pas le rapporteur de la commission qui, comme toujours, met le doigt là où ça fait mal. Depuis 2015, en effet, Léa Salamé partage la vie d’un des éléphants du Parti socialiste, le député européen Raphaël Glucksmann. « Personnalité régulièrement citée parmi les candidats potentiels à l’élection présidentielle de 2027, souligne Charles Alloncle, et, chacun le sait, le conjoint est la personne à qui l’on se confie en toute transparence, que l’on soutient, que l’on accompagne dans ses espoirs et aussi dans ses ambitions. »

« On n’est pas jugé sur les opinions de son conjoint »

« Quelles garanties concrètes apportez-vous aux Français pour garantir votre impartialité, votre indépendance, tant dans le traitement de l’information que dans la ligne éditoriale du journal et plus particulièrement dans le choix et le traitement des invités politiques ? » Comme en 2019 et en 2024, lorsque Raphaël Glucksmann était candidat aux élections européennes, Léa Salamé l’affirme : le jour même de sa candidature, elle se retirera de l’antenne. La preuve de son impartialité, ses quelque quatre cents invités reçus par an depuis que celui dont elle partage la vie est député européen. Ou alors le débat télévisé d’entre-deux-tours de la dernière présidentielle, qu’elle dirigea avec Gilles Bouleau : si son impartialité devait être mise en cause, cela ferait belle lurette que la question se serait posée.

À ce sujet — Commission d’enquête : la rétention d’informations de France TV

C’est bien la première fois que, grâce à cette commission parlementaire, le sujet de conflit d’intérêts de ce type est véritablement mis sur la table. « Jamais personne n’a pu entendre que mon compagnon ou quiconque tenait mon stylo », se défend Léa Salamé, qui interpelle le député ciottiste : « Pensez-vous vraiment qu’en 2026, une femme pense, vote, prie forcément comme son mari ? » Voilà l’argument féministe sorti. Ce serait elle, en tant que femme, qui serait visée et, à travers elle, le genre féminin. Charles Alloncle balaie l’argument en soulignant que la question serait la même pour un journaliste homme qui partagerait la vie de « Marine Tondelier ». Léa Salamé en appelle au « principe républicain » : « On n’est pas jugé sur les opinions de son conjoint. » Et elle le martèle : « Mon indépendance, c’est mon talisman. » Étonnante argumentation dans la bouche de celle qui expliquera, ensuite, se retirer en cas de candidature de son conjoint pour que « les Français n’aient pas la moindre suspicion ». Pourquoi ce qui vaudra demain ne vaut-il pas aujourd’hui ?

Léa Salamé et Jordan Bardella

Charles Alloncle pose alors la question qui brûle toutes les lèvres, du moins celles des Français qui ont encore un brin de clairvoyance : « Est-ce que vous pensez vraiment que si vous étiez la compagne de Jordan Bardella, vous seriez aujourd’hui toujours à la tête du journal de 20 h de France 2 ? » Caroline Parmentier, députée RN du Pas-de-Calais et membre assidue de cette commission, remet le couvert quelques minutes plus tard : « Il ne s’agit pas d’une question de sexisme ou de machisme. […] vous n’auriez jamais pu accéder à la présentation du JT de France 2 si vous aviez été en couple avec Jordan Bardella. » « J’espère que si la compagne de Jordan Bardella était journaliste, répond Léa Salamé, elle pourrait continuer à faire son travail sur une chaîne privée ou une chaîne publique jusqu’à ce que son compagnon soit candidat. » Une réponse qui n’a pas convaincu Caroline Parmentier. La députée évoque auprès de Boulevard Voltaire « une bonne comédienne » : « C’est parce que Raphaël Glucksmann est le candidat de la gauche que cela ne pose aucun problème que sa femme puisse présenter le JT du service public, payé avec nos impôts. »

L’échange a mis mal à l’aise le président Horizons de la commission, Jérémie Patrier-Leitus, qui a cru bon de prendre la parole pour rappeler qu’« après des siècles de combat, on peut accepter que dans notre pays une femme libre ne délègue ni ses choix politiques ni sa pensée à son mari ». Toujours aussi fascinante, la capacité de certains élus à contourner le vrai sujet. Heureusement, les Français ne sont plus dupes !


Yves-Marie Sévillia
, dans BV

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