. Pendant la guerre Iran/Irak, la France déployait 33 navires dans le Golfe

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : Ce que demande Trump aux marines européennes et asiatiques, c’est un remake de l’opération Prométhée, qui avait mobilisé plusieurs marines de guerre pour sécuriser le golfe Persique, déjà sous la menace de Téhéran, alors en guerre contre l’Irak.

De 1987 à 1988, durant 415 jours, la France a largement participé à la mission d’escorte des navires commerciaux naviguant dans le Golfe miné et empruntant le détroit d’Ormuz.

https://lignesdedefense.ouest-france.fr/promethee-1987-1988-415-jours-de-deploiement-francais-dans-le-golfe-persique

« Cette mesure agressive a justifié un déploiement accru des flottes occidentales (USA avec un porte-avions et une cinquantaine de navires de surface, Italie, Royaume-Uni, France pour ne citer que les principaux pays intervenants) à partir de 1987 pour garantir la liberté de navigation. »

« L’attaque du porte-conteneurs Ville d’Anvers, le 17 juillet 1987, a convaincu le gouvernement français de rompre les relations diplomatiques avec la République islamique d’Iran et à engager l’épreuve de force. »

Le porte-avions Clemenceau et son escorte sont alors déployés sur la zone, ainsi que des avisos-escorteurs, une frégate anti-sous-marine et des chasseurs de mines. Au total, 33 navires participèrent à cette mission, bénéficiant du soutien logistique de la base de Djibouti.

À cette époque, la France vit sous la cohabitation, avec Mitterrand à l’Élysée et Chirac à Matignon. Le président Mitterrand prévient que « toute agression contre un bâtiment français serait évidemment suivie d’une riposte légitime ».

« Pendant la durée de l’opération, soixante-dix bâtiments sous pavillon national ont été escortés dans le golfe Persique sans incidents. »

Souhaitons le même succès à nos marins et à nos pilotes embarqués, qui vont participer à cette coalition navale. Évidemment, tout comme les armements, la menace a changé, exigeant les moyens de protection les plus performants contre les missiles, les drones et les mines de dernière génération. Une expertise que nos marins possèdent.

Le « Clem » est devenu le Charles-de-Gaulle, mais la mission reste la même : assurer la sécurité des navires commerciaux dans cette zone à haut risque.

Combien de pays accepteront cette mission difficile et dangereuse ? Très peu sans doute. La France semble néanmoins s’y préparer. A suivre…

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

. Municipales à Nice, Marseille, Paris : les honteuses pratiques de la droite LR

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#webtube : Décidément Nice est un drôle d’endroit. Cette ville avait déjà largement défrayé la chronique à l’époque de Jacques Médecin. Depuis cette période Nice a régulièrement pataugé dans des affaires glauques et des combats politiques d’où les magouilles et les coups bas n’étaient pas absents. La campagne municipale en cours qui oppose Eric Ciotti (UDR) et Christian Estrosi (Horizon) ne fait pas exception et tous les coups sont permis, spécialement en provenance du camp d’Estrosi (31 %) qui est largement en difficulté à l’issue du 1er tour qui voit Eric Ciotti caracoler en tête (42 %).

Peut-être vous souvenez-vous de cette affaire qui a fait le buzz à Nice et dans tout le pays ? En matière de coup bas, c’en est un beau. Le 27 février 2026, Christian Estrosi découvrait en rentrant à son domicile une tête de cochon accrochée à son portail. Sur cette tête était accrochée une affiche avec son portrait arborant sur le front une étoile de David et au dessus une mention « connard ». Immédiatement les regards se tournent vers son principal concurrent, Eric Ciotti, d’autant qu’Estrosi lui-même s’interrogea s’agissant des auteurs pour se demander s’il s’agissait « d’opposants capables du pire ? ». Évidemment, cela rendit immédiatement l’atmosphère absolument irrespirable. À cela Eric Ciotti répondit qu’il n’était nullement impliqué dans ce qui ressemblait à une mise en scène digne du faux « attentat de l’Observatoire » (référence à l’attentat visant François Mitterrand qu’il avait sans doute monté de toutes pièces afin de gagner les faveurs de l’opinion publique). Dans cette affaire, les choses avancent vite, notamment l’enquête et dès le début mars, 6 personnes ont été mises en cause. Or ces personnes en cause sont dans l’entourage direct d’Estrosi, ce qui a été confirmé par le procureur. Ce qui veut aussi dire que Ciotti n’a rien à voir avec cette barbouzerie dont Estrosi laissait entendre qu’il en était le responsable.

Sur le plan politique, à proprement parler, les choses ne se passent pas mieux. Rappelons qu’à un moment Ciotti et Estrosi (qui est le maire sortant) étaient tous les deux à LR, avant de bifurquer l’un vers l’UDR (Ciotti) et l’autre (Estrosi) vers Macron puis vers Horizons, le parti d’Édouard Philippe. À l’issue du 1er tour, Ciotti est largement en tête avec plus de 10 % d’avance sur Estrosi. Alors Estrosi tombe le masque et en appelle à la mise en place d’un « front républicain ». En clair Estrosi appelle la gauche à voter pour lui afin d’empêcher l’extrême droite de conquérir la mairie de Nice. Interrogé ce jour sur Cnews, Estrosi a égrené une longue liste de situations durant lesquelles il s’est allié avec la gauche afin de s’opposer d’abord au FN puis au RN. Et s’agissant d’Eric Ciotti, avec lequel il a travaillé pendant plus de 20 ans, il déclara tranquillement : « Ciotti est l’image de la trahison de la droite républicaine qui est passée chez Mme Le Pen ». En conséquence Estrosi a annoncé qu’il comptait sur les socialistes, les écologistes et les communistes pour rattraper ses 15.000 voix de retard, au motif que Ciotti serait un affreux fasciste. Ce qui est tout simplement totalement délirant.

De ce fait, on voit de manière éclatante à quel point LR est une fausse droite qui ne manque jamais aucune occasion de démontrer qu’aux moments importants ils ne sont que des politiciens totalement soumis à la gauche, ses principes, ses valeurs et son magistère moral. Incontestablement, tout citoyen se voulant de droite, ne peut voter pour LR que s’il n’a rien dans la tête ou accepte de se coucher devant la gauche, y compris l’extrême gauche comme l’ont prouvé les élections comme députés de Darmanin et Borne en juillet 2024 grâce aux désistements de LFI au 2e tour. Cette politique totalement folle est apparue à droite lorsque Charles Pasqua a essayé de convaincre Jacques Chirac de faire alliance avec le FN de Jean-Marie Le Pen. Chirac refusa et inventa la fable de la droite républicaine, opposée au FN qui deviendra RN. Position qui n’était qu’une misérable copie de la fable sur le danger fasciste inventée par Mitterrand dès 1983 afin de détourner la légitime colère du peuple avec le virage de la rigueur qui était l’exact inverse de ce qu’il avait promis lors des élections. Et tous les abrutis de cette droite dite républicaine répètent aujourd’hui ce que Chirac a initié et qui a torpillé la droite et en a fait les dhimmis de la gauche. L’élection de Nice est là pour nous en faire une nouvelle démonstration. Reste que si les politiciens LR sont à ce point stupides et soumis, on reste pantois de constater qu’il y a encore autant de gens qui semblent ne rien voir ni comprendre et continuent à leur apporter des suffrages.

Un autre exemple particulièrement éclairant du rôle des LR nous est donné par la situation à Marseille. Le maire sortant Benoît Payan (gauche) est arrivé en tête du 1er tour. De très peu puisqu’il est talonné à 1,70 % par le candidat du RN, Franck Allisio. Le LFI Delogu, petite racaille locale, n’a fait que 11,94 %. Il a quand même proposé à Payan de faire liste commune au 2e tour. Refus de Payan qui a été insulté par Delogu durant toute la campagne. Toute personne raisonnant normalement ne peut en conclure qu’une chose : Marseille peut basculer et cesser d’être une ville dirigée par la gauche et l’extrême gauche. C’est d’autant plus vrai qu’il y a des voix pouvant faire mouvement vers le RN au 2e tour : les voix de la candidate LR Martine Vassal qui n’a obtenu que 12,41 % au 1er tour et celles d’un petit candidat de droite Erwan Davoux (Divers droite) qui a obtenu 1,85 %. Le total de ces voix RN – LR – Divers droite représentant presque 50 %. Et l’annonce d’une liste commune de la droite créerait certainement une dynamique qui ferait dépasser largement la barre des 50 % à Franck Allisio. Mais voilà… la candidate LR vient d’annoncer qu’elle maintenait sa liste au 2e tour. Ce que l’on peut traduire d’une manière fort simple : Martine Vassal (LR) n’a aucune chance d’être élue maire donc sa candidature n’a qu’une fonction : sauver Benoît Payan et lui permettre de conserver son poste de maire de Marseille. LR a donc choisi son camp. LR fait le nécessaire pour faire élire la gauche et empêcher Franck Allisio qui pourtant a milité avec elle pendant des années à LR avant qu’il ne passe au RN.

Et puis n’oublions pas la situation à Paris. Rachida Dati faisait semblant, modeste comme elle est, de pouvoir gagner haut la main sur son seul nom. Avec les résultats du 1er tour, elle a déchanté se rendant compte à cette occasion qu’elle ne pouvait gagner seule. Il serait donc logique que Rachida Dati (25,46 %) fusionne avec Sarah Knafo (10,4 %) et Pierre-Yves Bournazel (Horizons) qui a obtenu 11,34 %. Le total de ces 3 scores étant à plus de 47 %. Là aussi, une liste unique de la droite aurait créé une dynamique qui aurait permis à la droite d’envisager une victoire dans la capitale. Mais voilà… le candidat (Horizons) ex-LR, Pierre-Yves Bournazel a indiqué qu’il avait 3 conditions pour fusionner avec Rachida Dati, dont l’une est le refus absolu de s’allier avec Sarah Knafo qu’il considère être d’extrême droite. Donc il n’y aura pas d’alliance avec Sarah Knafo. Ce qui permet d’affirmer sans aucun risque de se tromper que c’est la garantie pour Emmanuel Grégoire (PS) de se faire élire maire et donc à la gauche de continuer sa politique de destruction de la capitale, même s’il a refusé de faire liste commune avec Chikirou (LFI). Quant à Sarah Knafo, il m’apparaît souhaitable qu’elle maintienne sa liste au 2e tour, puisqu’elle est rejetée, et obtienne donc des élus municipaux dans le prochain conseil, vu la qualité de sa campagne et de ses argumentations et chiffrages sur de nombreux sujets.

Au final, ces 3 exemples démontrent que LR n’est qu’un parti de traîtres et de nuisibles qui ne ratent aucune occasion de montrer le peu d’intérêt qu’ils ont pour la France, son peuple, sa culture et son identité. LR reste prisonnier de cette stratégie débile initiée par Chirac qui condamne la droite à la défaite. LR est un parti qui ne mériterait qu’une chose si les électeurs réfléchissaient un peu : terminer dans les poubelles de l’histoire. Malheureusement trop d’électeurs sont totalement décérébrés et s’obstinent à mettre dans l’urne des bulletins de vote pour cette fausse droite, principalement LR, qui nous oblige à continuer de subir les conséquences de ces votes. Sans oublier qu’une part de ces électeurs ne sont pas seulement décérébrés mais savent parfaitement ce qu’ils font et travaillent ouvertement à la destruction de la France.

Quant à la gauche, cela me désole de le dire mais ce que j’écris depuis des mois sur ce qui va se passer à gauche se confirme sans la moindre ambiguïté. Pas plus tard qu’hier, le chef du PS, Olivier Faure avait déclaré qu’il n’y aurait aucun accord national. J’ai immédiatement dit dans mon article d’hier soir que cela voulait dire qu’il y aurait donc des accords locaux. Et ce fut largement le cas, puisqu’à l’heure où cet article est écrit, il y aura des accords dans un nombre considérable de villes entre la gauche et LFI, à l’exception de 4 villes : Paris, Lille, Marseille et Strasbourg.

Autre affirmation que j’ai indiquée dans d’autres articles antérieurs, la stratégie imaginée par Mélenchon fonctionne parfaitement bien. Il se moque des élections municipales, mais pour lui c’est la répétition générale de 2027 (présidentielle et législatives). Cela lui sert à envoyer un message. Ce message est simple et s’adresse à toute la gauche (PS, PCF et écolos) : « Si vous vous dressez sur la route de LFI, nous présenterons des candidats contre tous ceux qui se sont opposés à nous. Et dans ce cas vous perdrez votre siège ». Message parfaitement entendu. La conclusion s’impose d’elle-même : Mélenchon est le seul et le vrai chef de la gauche. Il sera le candidat de la gauche à la présidentielle (bien sûr il n’y aura pas de primaire en octobre) et c’est LFI qui donnera les investitures pour les législatives à ceux qui fileront droit car, comme l’a dit Mélenchon, « aucun parti de gauche ne dictera ses conditions à LFI, seule LFI dictera ses conditions ». Tout cela était plié d’avance. Je l’avais annoncé et seuls ceux qui ne savent pas ce qu’est la gauche ont exprimé des désaccords avec cette analyse.

Ce qui nous amène à une ultime question qui est un peu la question super banco pour ceux qui ont connu cette période. Comment se fait-il que la gauche qui n’est d’accord sur rien, qui s’insulte copieusement voire s’agresse régulièrement, y compris physiquement, comment se fait-il qu’au moment des élections chaque fois et en une seule nuit (comme en 2024), ils trouvent des solutions, se rabibochent et font listes communes à travers tout le territoire ?

Cette question est d’autant plus importante qu’à droite, à l’inverse, les partis et les électeurs sont d’accords sur une multitude de sujets, mais contrairement à la gauche, lorsqu’arrivent les élections, la droite est incapable de s’unir et ainsi se donner les moyens de battre la gauche alors que la droite est majoritaire dans la population. Tant que la droite ne saura pas rompre avec cette attitude suicidaire, nous mériterons le sobriquet de « droite la plus con du monde ». Ce qui malheureusement fera qu’en 2027 la droite, une fois de plus, loupera le coche ce qui finira d’achever la France qui risque de ne pas se relever de cet ultime mauvais coup. Il ne faudra pas pleurer quand la France sera définitivement à terre. Ce sera trop tard. C’est maintenant et jusqu’en avril 2027 qu’il faut agir pour faire bouger les lignes. Après ce sera sans doute foutu.

Bernard GERMAIN, Riposte Laïque

. À quoi a servi d’élire Retailleau avec 75 % à la tête de LR ? À rien !

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : Nous étions en mai 2025, et les militants de LR devaient voter pour savoir qui allait diriger le parti. À l’époque, Bruno Retailleau était un ministre de l’Intérieur populaire, car l’homme paraissait sincère, honnête, avoir des convictions solides, et sur l’insécurité, utilisait des mots qui touchaient les Français. Il était opposé à l’ambitieux Laurent Wauquiez, qui avait quitté la direction de la Région pour revenir à l’Assemblée en 2024. Le résultat avait été sans appel. Sur une ligne droitière, avec un discours sécuritaire et anti-immigrationniste, Bruno Retailleau avait écrasé son adversaire, atteignant le score impressionnant de 75 %.

On parlait de lui comme le candidat légitime de LR pour les présidentielles, et certains le pensaient comme un adversaire sérieux pour Marine Le Pen, grande favorite des sondages. C’était avant que la juge Bénédicte de Perthuis et ses complices décident que les Français n’auraient pas le droit de voter pour elle. Certes, au lendemain de sa victoire, certains avaient remarqué, autour de la photo, l’ineffable Larcher, qui avait sans doute soutenu Retailleau, mais dont la ligne, très centriste, était beaucoup plus proche de celle de Xavier Bertrand ou Valérie Pécresse, qui avaient d’ailleurs claqué la porte de LR quand Wauquiez en avait pris la direction.

On attendait surtout de Retailleau – qui en dehors des paroles n’eut guère une grande influence sur l’insécurité et l’immigration – qu’il brise enfin le cordon sanitaire imposé par la gauche et que la droite respecte stupidement depuis 40 ans. Mais on aurait dû se souvenir que quand Éric Ciotti avait renversé la table et décidé d’en finir avec cette mascarade et de se rapprocher du RN, personne ne l’avait suivi. Les mois ont passé, et on a rapidement compris que Retailleau ne s’était pas donné les moyens de taper du poing sur la table et d’imposer la fin de cette machine à perdre de la droite. Il a par ailleurs quitté le gouvernement Macron et est revenu au Sénat. On n’entend plus beaucoup parler de lui.

Mais un an plus tard, les choses sont claires. LR a sauvé, avec la complicité du PS, le régime de Macron-Lecornu, qui aurait dû sauter, ce qui aurait permis aux Français de retourner aux urnes. Retailleau a annoncé sa candidature à la tête de LR mais elle n’est même pas légitime, Wauquiez lui savonnant la planche avec l’organisation d’une primaire qui ressemble à la primaire Pinder de la gauche. Retailleau a réussi à dire hier qu’il fallait faire barrage à la gauche et au RN, tout en disant qu’il fallait barrer la route à LFI. S’il ne dirigeait pas un parti d’éternels traîtres, il aurait demandé à Martine Vassal à Marseille d’aider Franck Allisio à gagner la mairie, pour en virer la gauche. Il aurait demandé la même chose à Rachida Dati, à Paris, de faire alliance avec Bournazel et Sarah Knafo pour virer les socialauds, les écolos et les cocos. Et pareillement à Nîmes et dans des dizaines de villes où LR va permettre à la gauche de garder des mairies qui étaient gagnantes. S’il avait agi ainsi, Marine et Jordan Bardella auraient fait de même, et auraient retiré des candidats là où leur maintien au 2e tour risquait de faire gagner la gauche. Il n’en a rien été.

Alors que les socialauds, qui juraient le contraire quelques heures avant le scrutin, se vautrent dans les draps des antisémites assassins de LFI, tout en interdisant à LR de s’allier avec le RN, Retailleau et les siens obéissent docilement. Le nommé Geoffroy Didier, on ne sait à quel titre, se permettant même de menacer de sanctions les élus LR qui passeraient des alliances avec le RN.

Moralité : à quoi a servi l’éclatante victoire de Retailleau en 2025 ? À rien ! À quoi sert LR ? À rien, sauf à trahir les Français qui croient encore que c’est parti patriote, et à sauver régulièrement les macronistes et la gauche en s’alliant à eux pour barrer la route au RN.

Cyrano, Riposte Laïque

. Hideo Suzuki, l’ambassadeur japonais qui donne envie d’aimer la France

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : Stratégie de communication, outil d’influence ou admiration sincère ? Peu importe, son compte X rend fiers les Français. Depuis le 22 décembre dernier, Hideo Suzuki est le nouvel ambassadeur du Japon en France. Pourtant, sur les réseaux sociaux, on se demande si, souvent en réalité, M. Suzuki n’est pas plutôt l’ambassadeur de la France en France ! Ses posts font le buzz, son succès est indéniable et sa recette est simple : vanter la culture et le patrimoine français avec simplicité et naturel. En bref, Hideo Suzuki donne envie d’aimer la France et réchauffe le cœur des Français, qui voient plus souvent leur patrie dénigrée que glorifiée.

L’ambassadeur japonais de la France

Chacun des tweets d’Hideo Suzuki est une ode à la France, à son patrimoine, à sa gastronomie, à son art de vivre, et son succès est indéniable. Répondant avec naturel et simplicité aux internautes qui lui recommandent des spécialités ou des visites touristiques, une chose est sûre : M. Suzuki aime la France et sait le montrer. De Rouen à Senlis, en passant par le château de Chantilly ou celui de Versailles, par le Mont-Saint-Michel ou la cathédrale de Beauvais, chacune des photos qu’il poste sur X est un prétexte pour applaudir la culture et le patrimoine français. Qu’il s’agisse du gothique, des Très Riches Heures du duc de Berry ou bien de gourmandises comme les larmes de Jeanne d’Arc, le compte X de monsieur l’ambassadeur est une véritable vitrine de notre pays, et celui qui explique préférer consulter Le Tour de Gaule d’Astérix plutôt que le guide Michelin pourrait bientôt devenir, lui aussi, une référence en matière touristique ! « On se demande s’il est l’ambassadeur du Japon en France ou l’ambassadeur de la France en France », se demande même un internaute.

À ce sujet — [POINT DE VUE] La « dissuasion avancée » d’Emmanuel Macron n’enthousiasme pas l’Italie…

Une sincère francophilie dès l’enfance

Au journal La Provence, Hideo Suzuki raconte d’où lui vient cet attachement, cette francophilie : « La France est le pays qui a bercé mon enfance, mais c’est aussi ici que j’ai fait mes premiers pas dans la carrière diplomatique. J’ai passé mes vacances d’été 1973 à Antibes. […] Jeune diplomate et stagiaire linguistique, j’ai passé l’été 1986 à ce qui est maintenant l’université Côte d’Azur. C’est une région que j’adore et je suis particulièrement heureux d’y revenir. Mon rêve, c’est de faire un jour la Route Napoléon. Mais bien sûr, je ne compte pas finir mon mandat en cent jours ! » Sur X, il pose d’ailleurs avec le livre Napoléon raconté à tous les enfants qui est, dit-il, « le premier livre en français que [s]a mère [lui] a acheté aux Invalides dans les premiers jours de [s]on séjour d’enfance à Paris, il y a de cela 55 ans ».

Il ne renie pas pour autant sa propre patrie et il explique finement au journal régional que « le Japon et la France se rejoignent dans une même quête : celle de l’absolu dans l’esthétique, la qualité et la maîtrise technique. Cette résonance est particulièrement vibrante dans la gastronomie, l’architecture et l’artisanat d’art. Parallèlement, comme en témoignent la mode ou le cinéma, nous partageons cet esprit d’audace qui consiste à explorer de nouveaux horizons, tout en s’appuyant sur des fondations traditionnelles. Ces valeurs communes expliquent la haute estime dont le Japon jouit aujourd’hui en France. » Un tel panégyrique donne en tout cas envie d’y croire et de ne pas perdre espoir !

Ou bien une stratégie d’influence ? Peu importe…

Alors, peu importe si tout cela n’est que plan de communication et stratégie d’influence ! Selon le Japan Times, l’ambassadeur du Japon au Royaume-Uni aurait le même succès en agitant les mêmes ficelles : « Hiroshi Suzuki, ambassadeur de Tokyo au Royaume-Uni, conquiert les cœurs et les esprits sur Internet, non pas en faisant la promotion de sushis, de sumo ou d’autres incontournables de la culture japonaise traditionnelle auxquels les ambassadeurs s’adonnent habituellement, mais grâce à son amour pour la Grande-Bretagne. Sur les réseaux sociaux, il déguste des bières artisanales et autres spécialités locales, toujours accompagné de son ours en peluche [Paddington] fétiche » : il paraît même qu’il faut y voir le « nouveau visage de la diplomatie en 2026 » ! La stratégie serait d’autant plus intelligente que les Français comme les Britannique qui sont encore fiers de leur pays ont pris l’habitude d’être dénigrés, voire moqués ou méprisés.

Véritable admiration, affection sincère ou soft power à la japonaise ? Peu importe, finalement, il y a plus grave que de voir son patriotisme exacerbé par un ambassadeur étranger, et autant en profiter pour être fiers !

Victoire Riquetti, dans BV

. Municipales : En direct hier sur France Info, la journaliste Nathalie Saint-Cricq surnomme Eric Ciotti, « Benito (Mussolini) »

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : Municipales : Incident en direct hier soir sur France Info, quand la journaliste politique Nathalie Saint-Cricq surnomme Eric Ciotti, « Benito (Mussolini) » – Elle a présenté ses excuses dans la nuit – Regardez

Source : X

. Tournoi des 6 nations. La France sacrée au bout du vertige…

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : La dernière journée du Tournoi des 6 nations 2026 a tenu toutes ses promesses, et même davantage. Il y a eu du suspense jusqu’à la dernière seconde, des retournements de situation, des essais à la pelle, des défenses héroïques, des espoirs qui se lèvent puis s’effondrent, et au bout de cette journée d’une intensité rare, une équipe de France sacrée dans un vacarme presque irréel. Les Bleus ont arraché le titre face à l’Angleterre au terme d’un match dément, tandis que le pays de Galles a enfin brisé sa longue série noire contre l’Italie et que l’Irlande, victorieuse d’une Écosse joueuse et courageuse, a longtemps cru pouvoir coiffer tout le monde sur le fil.

France-Angleterre : un final insensé pour un sacre au bout du souffle

Il fallait un sommet pour refermer ce Tournoi. Paris a eu droit à un brasier. Entre Français et Anglais, l’affrontement a basculé dans une forme de folie offensive presque impossible à résumer tant les deux camps ont frappé fort. Les Bleus ont fini par l’emporter 48-46, au bout du temps additionnel, grâce à une pénalité de Thomas Ramos, frappée avec le sang-froid des très grands au dernier souffle de la rencontre.

Ce succès offre le titre à la France, mais il dit aussi beaucoup de la nature de ce match : rien n’a été simple, rien n’a été linéaire, et rien n’a été donné. L’Angleterre, pourtant mal embarquée dans ce Tournoi, a livré sans doute sa prestation la plus aboutie de la compétition. Les hommes de Steve Borthwick ont attaqué avec ambition, mis de la vitesse, de la densité, de la variété dans leur jeu. Ils ont longtemps fait vaciller les Bleus et ont cru tenir un exploit majeur à quelques secondes de la fin.

En face, la France a répondu avec ses armes du moment : sa puissance, sa capacité à punir dans le dos, son sang-froid au pied, et surtout l’extraordinaire Louis Bielle-Biarrey. L’ailier tricolore a encore éclaboussé la soirée de son talent avec quatre essais, confirmant qu’il est aujourd’hui l’un des grands phénomènes du rugby mondial. À seulement 22 ans, il a porté le danger à chaque ballon, donnant à cette équipe de France une arme létale presque permanente.

Mais ce sacre ne tient pas seulement à l’inspiration. Il tient aussi à la précision. Thomas Ramos a été parfait face aux perches, et dans un match aussi ouvert, aussi débridé, cette maîtrise a fait la différence. Dans un duel où la France a marqué six essais et l’Angleterre sept, c’est bien la lucidité du buteur français qui a fini par offrir le trophée.

Une équipe de France championne, malgré la souffrance

Ce titre récompense une équipe de France qui n’a pas survolé ce dernier rendez-vous mais qui a su rester debout dans la tempête. Après sa défaite à Murrayfield, le XV de France était attendu. Il a répondu présent, non pas dans la facilité, mais dans la résistance, dans cette capacité à tenir quand tout vacille.

Antoine Dupont a encore pesé à la mêlée, Matthieu Jalibert a bien conduit le jeu, et l’ensemble du groupe a montré une force mentale évidente. Cette victoire n’a rien d’un sacre froid ou mécanique. Elle ressemble davantage à une conquête au forceps, à un titre saisi à pleines mains dans un match où l’on pouvait tout perdre en une action.

C’est aussi ce qui rend cette dernière journée si marquante. La France n’a pas simplement gagné. Elle a survécu à une Angleterre enfin libérée, enfin inspirée, et elle a trouvé les ressources pour conclure au moment où l’histoire pouvait lui échapper.

Irlande-Écosse : un grand match, du rythme, du combat, et des regrets irlandais

Avant le choc parisien, Dublin avait déjà offert un morceau de bravoure. L’Irlande s’est imposée 43-21 face à l’Écosse, mais le score final ne raconte pas tout. Pendant une bonne partie du match, les Écossais ont tenu tête aux Irlandais dans une rencontre vivante, nerveuse, souvent brillante.

Le début de partie a donné le ton, avec trois essais très rapides et un rythme très élevé. L’Écosse a montré de belles séquences, du mouvement, de la patience, cette capacité à faire vivre le ballon qui la rend toujours dangereuse. Finn Russell, ciblé par l’agressivité défensive irlandaise, a tout de même réussi à remettre son équipe dans la partie au retour des vestiaires, symbolisant la résistance écossaise.

Mais l’Irlande a fini par imposer ce qu’elle sait faire de mieux : l’impact, la maîtrise des zones de combat, la constance. Plus solide dans les rucks, plus dense dans les collisions, plus rigoureuse dans les moments clés, elle a progressivement étouffé les Écossais. Les Verts ont ainsi décroché le Triple Crown, preuve qu’ils ont su rebondir après leurs frustrations précédentes.

Pendant quelques heures, ce succès a même laissé croire à un possible titre, au point de voir des supporters irlandais pousser derrière l’Angleterre dans le match suivant, scène presque irréelle au regard de l’histoire des deux nations. Mais le coup de pied final de Ramos a fermé cette parenthèse. L’Irlande termine forte, mais elle termine frustrée.

Le pays de Galles retrouve enfin le sourire

À Cardiff, l’autre grand moment émotionnel de cette journée est venu du pays de Galles. En battant l’Italie 31-17, les Gallois ont mis fin à une série noire qui devenait un fardeau national. Quinze défaites de rang dans la compétition : il fallait bien que cela cesse un jour, et cette victoire a eu des allures de libération.

Le pays de Galles a frappé fort d’entrée, avec une première période maîtrisée de bout en bout. Aaron Wainwright s’est offert un doublé, Dewi Lake a également marqué, et Dan Edwards a mené les siens avec efficacité, avant d’inscrire lui aussi un essai. À la pause, le score de 21-0 traduisait une domination nette.

L’Italie a tenté de revenir, profitant notamment d’une infériorité numérique galloise, et les Azzurri ont bien cru pouvoir relancer totalement la partie. Mais plusieurs essais leur ont été refusés, et leur réveil est arrivé trop tard. Le pays de Galles, lui, a tenu. Et cela, pour un rugby gallois en souffrance depuis des mois, vaut plus qu’un simple succès comptable.

Cette victoire ne gomme pas les problèmes accumulés, ni les difficultés structurelles traversées par le rugby gallois, mais elle offre enfin un motif d’espoir à un peuple qui en manquait cruellement.

Une dernière journée à l’image d’un Tournoi exceptionnel

Ce qui restera de cette conclusion du Tournoi des 6 nations 2026, c’est sans doute ce sentiment de trop-plein. Trop d’émotions, trop de rebondissements, trop de scénarios entremêlés pour une seule soirée. L’Irlande gagnait et espérait. Le pays de Galles se relevait. L’Angleterre jouait son meilleur rugby du Tournoi. Et la France, au milieu de ce tumulte, a fini par arracher la couronne.

Rarement une dernière journée aura autant ressemblé à l’essence même du rugby : un sport de calcul et d’instinct, de brutalité et de finesse, de logique et de pure absurdité. Les Bleus y ont trouvé un titre, les Gallois une bouffée d’air, les Irlandais des regrets, les Écossais la confirmation qu’ils savent enflammer un match, et les Anglais, paradoxalement battus, quelques raisons de croire encore à des jours meilleurs.

Pour la France, l’essentiel est là. Le trophée est au bout. Et il a fallu aller le chercher dans la douleur, dans le vacarme, dans un final dont on parlera encore longtemps.

 breizh-info.com

. Le flipper des souvenirs

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#webtube : Chaque semaine, Philippe Lacoche nous donne des nouvelles de Picardie… La nostalgie et un bon vieux flipper font-ils bon ménage ?

La Sauvageonne et moi avions besoin de changement. Par une fin d’après-midi noire comme l’humeur bluesy de Jimmy Reed, nous décidâmes de franchir la porte de L’English Pub, situé au 18, port d’Amont, en bordure du quartier Saint-Leu, à Amiens. C’est étrange que, jamais, je ne fusse entré dans ce bar ; j’ai pourtant résidé à quelques centaines de mètres de celui-ci lorsque je suis arrivé dans la capitale picarde, en 2003. Considérais-je alors que ce lieu se situait trop près de mon appartement ? Peut-être. A l’époque, j’aimais baguenauder, me rafraîchir l’esprit en marchant, après avoir ingurgité, tel un Mac Orlan amiénois, des bières en compagnie de compagnons d’infortune. Mais ce soir-là, j’avais envie d’une Guinness. La tentation était trop forte. « Viens ! Entrons ! », fis-je, péremptoire à l’endroit de ma Sauvageonne. Devant le ton autoritaire que j’employai (la soif m’a toujours rendu mauvais), elle ne broncha pas. A peine arrivés devant le zinc, l’atmosphère se détendit. Nous fûmes accueillis par deux jeunes hommes fort sympathiques, souriants, pas de ces mufles renfrognés que la modernité imbécile prend un malin plaisir à produire (ces jeunes crétins qui font reposer sur votre tête de septuagénaire et de boomer tous les malheurs du monde actuel : réchauffement climatique, guerres diverses, pollutions, société patriarcale, etc.). Bref : ces jeunes gens tolérants savaient vivre et ne reprochaient rien au vieux yak que je suis. Au contraire, l’un des deux s’appliqua à servir ma Guinness dans la règle de l’art, lentement, avec la grâce nécessaire qui rend joyeux le dipsomane que je suis aussi. La Sauvageonne, bien plus jeune que moi, ne craignait rien ; tout de suite elle attira sur elle les regards bienveillants de la clientèle juvénile, et certainement étudiante. Alors que je dégustais la Guinness, je me revoyais, cinquante ans plus tôt, dans un pub du Connemara, près de Galway, en Irlande, en compagnie de mon bon copain Jean-Luc Péchinot, étudiant, comme moi, de l’Ecole de journalisme de Tours. Tous deux fils de cheminots, donc bénéficiant de tarifs de transports ferroviaires très abordables, nous nous étions accordé un voyage touristique au pays (natal) de Rory Gallagher et (d’adoption) de Michel Déon. Je me mis à rêver de cette Irlande qui me manque. Mordu par la nostalgie, j’étais sur le point de verser une larme quand j’aperçus le flipper. Un flipper dans un café. Cela faisait des années que je n’en avais pas vu. Incroyable ! « Oui, décidément, ces jeunes gens savent vivre ! », songeai-je, abasourdi par la joie. Après avoir fait de la monnaie, je fonçai vers le jeu et m’adonnai à plusieurs parties. La Sauvageonne m’observait, amusée. Elle m’avoua, qu’elle aussi, avait joué au flipper alors qu’elle était lycéenne. (« Ce qui n’est pas si vieux », songeai-je, un brin concupiscent.) Une fois encore, des souvenirs me tarabustèrent le ciboulot. Je me revoyais, collégien, à Tergnier, après les cours, au café des Quatre-Chemins. Avec moi, des copains d’adolescence : Gilles Gaudefroy, dit Fabert (RIP), Michel Laurent (RIP ; je le surnomme Rico dans mon roman Des petits bals sans importance), Jean-Paul Déchappe, Yves Locqueneux. Nous disputions des parties acharnées de flipper en buvant nos premières bières pression. (Il y en aurait d’autres, beaucoup d’autres par la suite…) On fumait aussi des Gauloises et des Baltos. Entre mecs, nous roulions des mécaniques en regrettant que Béatrice, Marie-Christine, Régine, nos copines collégiennes ne pussent nous admirer. Il me fallut ingurgiter une autre Guinness pour revenir dans la réalité de ce jour du 25 février 2026, à 20h12. Puis, l’ébouriffée et moi quittâmes les lieux pour cheminer dans une nuit plus noire que la bière de Dublin.

Philippe Lacoche, Causeur

. Cinquante ans après sa création, le RN réussit son implantation locale

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#webtube : Face aux maires RN élus dès le premier tour, LFI déterre le spectre du fascisme. Le duel se met en place. Ce premier tour des élections municipales de 2026 porte avec lui un bouleversement profond, une vague d’espoir et une source d’inquiétude pour les patriotes français. Le RN, jusqu’ici très faible dans ce scrutin local, avait déposé 763 listes ! Bien plus que lors des dernières municipales. Les électeurs ont transformé l’essai. D’abord parce que de nombreux maires RN sont reconduits dès le premier tour, ce dimanche soir. Le suspens est clos à Bruay-la-Buissière (Pas-de-Calais) où Ludovic Pajot est réélu avec plus de 81 % des voix ! Record à battre dans six ans… Le maire RN d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) Steve Briois écrase le match avec une réélection dès le premier tour à 78 % des voix. Le maire RN de Morières-lès-Avignon (Vaucluse), Grégoire Souque, est reconduit avec plus de 66 % des suffrages. Le maire RN du Pontet (Vaucluse), Joris Hébrard, comme le maire de Beaucaire (Gard), Nelson Chaudon, obtiennent plus de 60 % des voix. Toujours dans le Vaucluse, le maire de Camaret-sur-Aigues, Philippe de Beauregard, est réélu avec  72,99 % ! À Perpignan, Louis Aliot a plié le match avec 51,4 % dès ce dimanche soir. À Fréjus, David Rachline l’emporte aussi définitivement avec 51,3 % des voix. À Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes), le député Bryan Masson passerait dès le premier tour avec un peu plus de 50 %, délogeant le maire LR en place. La liste n’est pas limitative…

En reconduisant leur maire RN, ces Français ruinent le discours selon lequel la gestion du RN provoquerait le rejet massif des électeurs horrifiés. Dans ces villes, les administrés du RN ont essayé la potion et en redemandent. De même, le patron de Reconquête Eric Zemmour s’est réjoui sur X : « J’ai le plaisir de vous annoncer que Reconquête! a remporté dès le premier tour plus d’une centaine de mairies partout en France ». On ne connait pas encore alors que nous publions les résultats de Sarah Knafo à Paris. Nicolas Dupont Aignan, lui, a été réélu facilement avec 80% des voix à Yerres. Citons enfin l’élection de Tony Leprêtre, Les Patriotes, à Harfleur, commune de 8 000 habitants en Seine-Maritime, avec 50,21 % des voix contre la maire communiste sortante.

Alliances à gauche

Pour le RN, la moisson n’est évidemment pas terminée. Le parti de Marine Le Pen et Jordan Bardella est en position très avantageuse à Toulon avec Laure Lavalette qui obtient 42 % des suffrages, doublant le score obtenu par le parti voilà six ans. À Nice, le patron de l’UDR Éric Ciotti dispose d’une longueur d’avance de plus de dix points avec 41,9 % face à son meilleur adversaire Christian Estrosi (31 %). C’est une certitude : le RN dépêchera dans les conseils municipaux de toute la France des centaines de conseillers municipaux. Cinquante quatre ans après l’émergence du FN devenu RN, on assiste (enfin !) à l’émergence d’une véritable implantation locale du premier parti de France. Il était temps…

À ce sujet — [MUNICIPALES] LFI face au risque du plafond de verre

Mais l’affaire est loin d’être pliée. D’abord parce que le deuxième tour sera soumis à l’incertitude des alliances à gauche. Le PS a promis qu’il ne nouerait pas d’alliances avec LFI, sauf au plan local. Ce qui, au moment d’élections municipales, signifie qu’il nouera des alliances partout où il en aura besoin. Au diable les principes ! « Je suis oiseau voyez mes ailes, je suis souris vive les rats ! », écrivait La Fontaine. Ensuite, la gauche va tenter de mobiliser le ban et l’arrière-ban des abstentionnistes. On va voir surgir à nouveau, comme à chaque fois que la gauche risque de perdre ses mandats ou tente d’accélérer une dynamique, le spectre gonflé à l’hélium médiatique du fascisme renaissant, ce monstre du Lochness fictif, prêt à terroriser sur commande les bonnes consciences, à faire sortir de leur canapé les abstentionnistes de gauche des grandes villes et même à mobiliser les banlieues parfaitement indifférentes au sort de la France.

LFI ressuscite l’éternelle ficelle du fascisme

Enfin, LFI vantera toute la semaine ses bons résultats, réels. Le parti de Mélenchon progresse : il est en tête à Roubaix où il a de bonnes chances de l’emporter, comme à Limoges. Il est au coude à coude à Lille. Il a emporté Saint Denis. Le coordinateur de la France insoumise Manuel Bompard l’a dit : LFI, jeune parti, sera aussi présent dans des centaines de conseils municipaux, avec « une nouvelle génération féminisée, jeune », une « nouvelle France », vantait Bompard ce 15 mars après le scrutin, avant de basculer, comme prévu dans une violente diatribe contre les méchants, « l’extrême droite » bien sûr. Il entend « empêcher leur victoire », en appelant aux urnes « la jeunesse et les quartiers populaires ». Il veut « protéger le peuple français de ce danger » et en appel à la constitution d’un « front anti-fasciste ». La bataille se joue « entre l’extrême droite et nous », menace-t-il. En face, Bardella en appelle aussi à un front contre « l’extrême gauche et le macronisme ». Tiens, on l’avait oublié le macronisme, durant cette campagne des municipales. Ce dimanche soir, la France se polarise à nouveau, mais cette fois, c’est net : la droite nationale fait face à l’ultra-gauche. Le paradoxe est là : les Français ont choisi un maire essentiellement pour des motifs locaux mais les commentateurs et les leaders politiques interprètent dès ce soir leurs votes comme le résultat d’une première bataille dans la course aux présidentielles. Qui s’annonce violente.

. Le Djihad par le marché, de Florence Bergeaud-Blackler

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#webtube : Dans cet ouvrage fondamental paru en 2025 aux éditions Odile Jacob, Florence Bergeaud-Blackler, anthropologue et chargée de recherche au CNRS, spécialiste reconnue des questions de normes religieuses, livre une analyse des mécanismes par lesquels l’islam radical s’est emparé du marché halal. Forte de vingt-cinq années de recherches sur le terrain, l’auteure déconstruit avec une rigueur scientifique exemplaire ce qu’elle nomme le « djihad par le marché » – une stratégie discrète mais redoutablement efficace d’infiltration des sociétés occidentales par la voie consumériste.

La thèse centrale : le cheval de Troie du halal

L’argument principal de Bergeaud-Blackler est solidement étayé : le halal, traditionnellement conçu comme une pratique religieuse individuelle relevant de la conscience personnelle des musulmans, a été progressivement transformé en un instrument géopolitique et idéologique. L’auteure démontre comment des mouvements se réclamant d’un islam rigoriste, principalement issus de la mouvance des Frères musulmans, ont méthodiquement investi les instances de normalisation, les organismes de certification et les grandes surfaces pour imposer leur définition restrictive du halal comme la seule légitime.

Cette conquête ne s’est pas faite par la violence ou la confrontation frontale, mais par une infiltration patiente des rouages économiques et administratifs – une stratégie bien plus pernicieuse car silencieuse et difficile à combattre.

Les mécanismes de la normalisation rigoriste

L’enquête met en lumière avec une précision chirurgicale les différentes étapes de cette entreprise de captation. Bergeaud-Blackler montre comment des fédérations islamiques bien organisées ont réussi à s’imposer comme les interlocuteurs obligés des pouvoirs publics, des abattoirs et des grandes surfaces. Leur objectif ? Faire prévaloir une conception du halal exigeant l’absence totale d’étourdissement des animaux, contre l’avis de nombreux musulmans modérés et de vétérinaires soucieux du bien-être animal.

L’auteure documente notamment le rôle clé joué par ces organisations au sein de l’ACN (Association de certification halal) qui est devenue, sous leur influence, la référence normative en France. Cette mainmise sur la certification a des conséquences considérables : elle permet de contrôler un marché estimé à plusieurs milliards d’euros, mais aussi et surtout de normaliser socialement une pratique religieuse radicale.

Une modification silencieuse des équilibres culturels

Ce qui rend l’analyse de Bergeaud-Blackler particulièrement précieuse, c’est sa capacité à montrer comment cette offensive économique produit des effets profonds sur le tissu social. En transformant une obligation religieuse en produit de consommation courante labellisé, les mouvements islamistes parviennent à diffuser leurs normes dans l’ensemble de la société, y compris auprès de musulmans peu pratiquants ou de culture musulmane mais sécularisés.

Le supermarché 1devient ainsi un vecteur discret mais puissant de réislamisation. Le consommateur qui achète un produit estampillé « halal » par ces organismes rigoristes intègre, sans nécessairement en avoir conscience, une norme religieuse stricte dans sa vie quotidienne. C’est ce que l’auteure nomme « l’islamisation par les pratiques » – un processus d’autant plus efficace qu’il échappe au débat public et à la controverse idéologique.

Une rigueur scientifique au service de la clarté

L’un des grands mérites de cet ouvrage est son ancrage dans une méthodologie irréprochable. Bergeaud-Blackler ne se contente pas d’affirmations péremptoires : elle multiplie les sources, croise les données, analyse les textes normatifs, les rapports d’activité des fédérations, les procès-verbaux de réunions. Son travail de terrain, mené sur plusieurs décennies, lui permet de retracer avec une acuité rare l’évolution des discours et des pratiques.

L’auteure évite soigneusement tout amalgame ou généralisation hâtive. Elle prend soin de distinguer les différentes sensibilités de l’islam, les pratiques traditionnelles et les innovations radicales, les musulmans pratiquants ordinaires et les militants islamistes. Cette finesse d’analyse rend son propos d’autant plus convaincant : ce n’est pas l’islam en tant que religion qui est mis en cause, mais bien l’instrumentalisation politique de certaines de ses pratiques par des mouvements idéologiques.

Un angle mort du débat public éclairé

L’ouvrage remplit également une fonction civique essentielle en éclairant un aspect du débat public trop souvent négligé. Alors que les questions de voile, de mosquées ou de prédications font régulièrement la une des médias, le marché halal est resté longtemps dans l’ombre, considéré comme une simple affaire commerciale sans portée politique.

Bergeaud-Blackler montre au contraire que ce marché est devenu un champ de bataille idéologique majeur. La bataille pour la définition du halal est aussi une bataille pour le contrôle de l’islam européen : qui aura le pouvoir de dire ce qu’est un « bon musulman » ? Les rigoristes qui imposent une lecture littéraliste et exclusive des textes, ou les musulmans modérés qui défendent une pratique compatible avec les valeurs des sociétés ouvertes ?

Une contribution décisive à la compréhension des défis contemporains

Au final, Le Djihad par le marché s’impose comme une contribution majeure à la compréhension des défis que posent les stratégies d’influence islamistes dans les démocraties occidentales. L’ouvrage a le mérite rare de conjuguer exigence académique et accessibilité, rendant intelligibles des mécanismes complexes sans jamais sacrifier la rigueur.

Florence Bergeaud-Blackler offre ainsi au lecteur les clés pour comprendre un phénomène dont on perçoit les effets sans toujours en saisir les ressorts. Son livre arme intellectuellement celles et ceux qui souhaitent défendre une conception ouverte et pluraliste de l’islam, compatible avec les principes républicains.

C’est pourquoi cette lecture est non seulement recommandable mais nécessaire – pour tous ceux qui veulent comprendre les transformations silencieuses de notre société, pour les décideurs publics en quête d’analyses, pour les citoyens soucieux de ne pas laisser les radicaux définir seuls les contours de l’islam de France.

Jean Lamolie, Riposte Laïque

De nombreuses enseignes alimentaires proposent désormais des rayons halal

. Premier tour des municipales : forte progression du vote RN et de ses alliés… Mais LFI en embuscade.

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : Si ce premier tour a été hélas marqué par une progression très nette du vote LFI, consécutif à un changement notable de la population dans un certain nombre de villes (dont Roubaix et Lille…), le vote RN et alliés a également enregistré une belle percée. Le RN confirme son ancrage local, gagnant de nouvelles villes, et se positionnent comme une force dominante dans plusieurs régions. Bompard ne s’y est pas trompé : il a visé le RN comme l’ennemi à abattre, appelant sans craindre le ridicule à un… « barrage antifasciste » !

Réélections massives dès le premier tour

  • Perpignan : Louis Aliot (RN) est réélu maire dès le premier tour avec 51,4 % des voix, confirmant la ville comme le plus grand bastion du RN en France
  • Fréjus : David Rachline, sans étiquette mais proche du RN, est réélu dès le premier tour avec 51,33 %
  • Hénin-Beaumont : Steeve Briois (RN) est réélu avec 77,71 % des voix, un score écrasant qui confirme l’ancrage du RN dans le Nord-Pas-de-Calais
  • Beaucaire : Nelson Chaudon (RN) a été réélu dès le premier tour, comme en 2020
  • Bruay-la-Buissière : Ludovic Pajot (RN) est réélu maire dès le premier tour
  • Hayange : Fabien Engelmann est réélu maire dès le premier tour, comme en 2020, mais avec cette fois 73 %.

Ces réélections précoces montrent une fidélisation de l’électorat local et une gestion municipale efficace.

Progression dans de nouvelles villes

  • Toulon : Laure Lavalette (RN-UDR) arrive en tête du premier tour avec 39,5 % à 42 % des voix, devant la maire sortante. Le RN-UDR est en position de reconquérir la mairie, 25 ans après le mandat de Jean-Marie Le Chevallier (FN). Durant la campagne, la gauche s’est montrée sous son véritable jour, avec cette polémique ignominieuse au sujet de la fille handicapée de Laure Lavalette. Une saloperie pure et simple qui s’est sans doute retournée contre ses promoteurs.
  • Menton : Alexandra Masson (RN-UDR) arrive en tête avec 33,66 %, devant Louis Sarkozy (LR-Renaissance). Le RN-UDR est en passe de gagner une nouvelle ville emblématique de la Côte d’Azur.
  • Bédarrides, Morières-lès-Avignon, Mazan (Vaucluse) : Le RN progresse fortement dans ces communes.

Le cas exemplaire de Nice

Les résultats du premier tour à Nice ont été marqués par une victoire claire d’Éric Ciotti (UDR-RN), qui arrive largement en tête avec entre 41,5 % et 43,5 % des voix, selon les estimations des instituts (Ipsos, Ifop, Elabe). Il devance le maire sortant Christian Estrosi (Horizons-LR), qui obtient environ 30-32 % des suffrages, alors qu’il a été donné favori pendant une grande partie de la campagne. Concernant cette contre-performance, on n’aura pas la cruauté d’épiloguer sur cette pitoyable histoire de tête de porc…

Le second tour pourrait être l’occasion d’une quadrangulaire, dans laquelle Éric Ciotti a toutes ses chances. Cette victoire symbolise la réussite de la stratégie d’alliance entre l’UDR et le RN, testée pour la première fois à grande échelle à Nice.

Le taux de participation a dépassé 50 %, un niveau élevé pour des municipales, signe d’une mobilisation forte des électeurs.

Marseille gagnable

À Marseille, les résultats du premier tour ont été très serrés entre les deux principaux candidats : Benoît Payan (coalition de gauche, maire sortant) et Franck Allisio (RN) sont arrivés au coude à coude, chacun obtenant environ 35,4 % des suffrages. Ils devancent largement la candidate de droite et du centre, Martine Vassal (12,3 %), et l’insoumis Sébastien Delogu (12,3 %).

Une quadrangulaire est probable : quatre candidats (Payan, Allisio, Vassal, Delogu) pourraient se maintenir pour le second tour, selon les règles électorales. Dans ce cas, le match sera très serré entre Payan et Alisio.

Marseille, deuxième ville de France, est un objectif majeur pour le RN. Une victoire de Franck Allisio marquerait une avancée historique pour le parti. Comme nous avons eu l’occasion de le dire à de nombreuses reprises dans ces colonnes, l’état de Marseille après six années de gestion de gauche est effroyable : immigration, corruption, saleté, narcotrafic… Il faut dire que les 25 années du « mou de la droite » Gaudin avaient largement préparé la catastrophe. Si Frank Alisio prend les rênes de la cité phocéenne, il lui faudra une volonté de fer pour redresser la barre. On peut compter sur la fausse droite et la vraie gauche pour lui mettre des bâtons dans les roues.

Un tremplin pour 2027

Jordan Bardella et Marine Le Pen ont salué ces victoires locales, soulignant qu’elles légitiment l’ambition nationale du parti. Le RN contrôle désormais plusieurs villes moyennes ou grandes (Perpignan, Fréjus, Hénin-Beaumont…) et est en position de force dans d’autres (Toulon, Menton, Marseille…).

La gestion municipale du RN est souvent présentée comme un modèle de « bon sens » avec pour points forts la sécurité, une gestion rigoureuse, une attractivité économique et la proximité avec les habitants. Hénin-Beaumont et Beaucaire ont explicitement adhéré à la charte « Ma commune sans migrants ». À Beaucaire, sous Julien Sanchez (RN, maire de 2014 à 2024), le porc a été imposé tous les lundis dans les cantines scolaires. L’opposition, de droite et de gauche, a naturellement poussé des cris d’orfraie…

Sécurité et vidéo-surveillance : Les villes gérées par le RN ont souvent mis l’accent sur la sécurité, avec une augmentation des effectifs policiers municipaux et de la vidéo-surveillance. Perpignan et Fréjus sont citées en exemple.

Réduction des dépenses : Les maires RN mettent en avant une gestion « économe » des deniers publics, avec une baisse des dépenses de fonctionnement.

Restrictions aux associations : Plusieurs villes RN ont réduit les subventions aux associations culturelles ou militantes, engagées à gauche ou communautaristes. Les budgets alloués à la culture – un bastion de l’extrême gauche – sont souvent réduits, au profit de la sécurité ou des infrastructures sportives.

Le RN a réussi à fidéliser la population locale, notamment dans les villes où il est installé depuis longtemps (Hénin-Beaumont, Beaucaire). Les réélections massives dès le premier tour en 2026 en sont la preuve.

Henri Dubost, Riposte Laïque