#webtube : A Nantes, l’accord de la honte entre la maire PS et LFI se retourne contre Johanna Rolland, maire de la ville et N°2 du PS. Au premier tour du 15 mars, Johanna Rolland est arrivée en tête avec 35% des voix, talonnée de près par Foulques Chombart de Lauwe avec près de 34 %. Un coup de tonnerre pour Nantes, bastion PS depuis 1989, transformé en QG antifa depuis Notre-Dame-des-Landes, qui en dit long sur le ras-le-bol de ses habitants. William Aucant, candidat LFI, obtenait 11% des suffrages, se positionnant en faiseur de roi. La semaine de campagne du 2eme tour qui s’achève a été marquée par la panique d’une majorité municipale à bout de souffle.
Dès le mardi 17 mars, Johanna Rolland déposait sa nouvelle liste pour le second tour, accordant dix places aux candidats de LFI. Une « fusion démocratique », dit-elle. Un pacte avec le diable, répondirent ses alliés démocrates. Car Johanna Rolland avait pourtant déclaré maintes fois qu’elle ne s’allierait jamais avec LFI. Foulques Chombart de Lauwe le martèle sans détour : « Madame Rolland avait promis pour le premier tour qu’elle ne s’allierait pas avec LFI, encore une fois elle rompt ses promesses, c’est un scandale démocratique. » Pour le candidat de la droite et du centre, Johanna Rolland « a décidé de s’allier avec un parti qui incarne le pire extrémisme français aujourd’hui, c’est-à-dire l’antisémitisme éhonté, la haine antipolice, la violence en politique. » Des mots forts, clairs, qui résonnent bien au-delà des rives de la Loire, jusqu’à Toulouse et celles de la Garonne.
Explosion de la gauche
L’onde de choc fut immédiate dans le camp socialiste lui-même. Bassem Asseh, le premier adjoint de Johanna Rolland, a claqué la porte après l’annonce de cet accord avec LFI. Il a quitté la liste, tout comme les membres du PRG ou de Place Publique. Le silence pesant de l’ancien maire, Jean-Marc Ayrault, figure tutélaire de la gauche nantaise, en dit long sur son embarras. Le silence d’un homme qui sait ce que cette alliance de la honte représente pour l’héritage qu’il a bâti durant des décennies.
Le coup du « front antifasciste » contre le candidat de la droite et le centre
Le candidat LFI William Aucant avait appelé dès le soir du premier tour à « faire barrage » à l’extrême droite et à constituer un « front antifasciste ». La formule est grotesque. Face aux Insoumis se trouve non pas une liste d’extrémistes, mais un rassemblement de la droite républicaine et du centre (LR, Renaissance, Nouvelle Energie, Horizons, MoDem) conduit par un homme modéré, dont le parcours est une leçon de sérieux et d’engagement au service de l’intérêt général.
Foulques Chombart a en effet réuni autour de lui une grande partie des forces du centre, sa numéro deux n’étant autre que Sarah El Haïry, figure du parti de François Bayrou, ancienne ministre et actuelle haut-commissaire à l’Enfance. Tenter de la faire passer pour une « extrémiste » auprès des Nantais en dit long sur le niveau de panique de Johanna Rolland et ses alliés antisémites… Quant à Foulques Chombart lui-même, il a longtemps œuvré à l’Agence française de développement, consacrant sa carrière à des missions d’intérêt général, bien loin des caricatures que ses adversaires tentent de lui coller. Un homme de terrain, méthodique, qui a surpris tout le monde en remportant la primaire LR locale avant de rassembler un arc allant bien au-delà de son camp naturel.
Nantes est tenu par la gauche depuis 1989. Trente-sept années de pouvoir socialiste ininterrompu. Pour quel bilan ? La ville qui trônait jadis sur le podium des « communes où il fait bon vivre » a dégringolé au fond du classement. Malgré l’insécurité qui règne à Nantes, Johanna Rolland refuse d’armer la police municipale et d’investir dans les caméras de surveillance. La dette est en forte hausse (+56% par habitant à l’échelle métropolitaine), la pression fiscale est élevée, et la ville compte un record de défaillances d’entreprises. La ville de Nantes est sale, dégradée, la politique anti-bagnole et les travaux sans fins pénalisent le commerce, et l’actualité récente a montré le coût de l’inaction face aux inondations récurrentes du périphérique. Sur le plan politique, Johanna Rolland coche toutes les cases du bingo pseudo-progressiste: drapeau palestinien au fronton de la mairie, soutien à des associations antiflic, communautarisme à gogo, et wokisme culturel à temps plein. Le prix de l’immobilier est à la baisse, et les commerçants du centre-ville aux abois. Dans les milieux économiques, l’inquiétude est palpable. Les chefs d’entreprise nantais, d’ordinaire discrets, confient publiquement et par centaines leurs craintes face à la perspective de voir LFI peser sur les décisions municipales. Globalement, le fiasco est tel que de nombreux Nantais fuient la ville pour s’installer à Angers, ville nettement plus sûre. Le maire d’Angers, Guillaume Béchu, surfe d’ailleurs sur le déclin de Nantes pour sa propre campagne électorale : « Il y a un choix simple entre ceux qui veulent qu’Angers reste Angers avec moi, et ceux à gauche qui veulent qu’Angers devienne Nantes ».
A quelques heures du scrutin qui pourrait libérer Nantes de la gauche radicale, l’ambiance est tendue. Le « front antifasciste », terrifié par la perspective de la défaite, fait ce qu’il sait faire de mieux: pratiquer l’intimidation physique et verbale. Le QG de campagne du candidat de la droite et du centre a été vandalisé. Ses militants, victimes de menaces par un groupe d’antifas, ont dû se résoudre à appeler la police… Les Nantais, habitués au saccage régulier de la ville par la gauche radicale, pousseront-ils le masochisme jusqu’à donner les clés de la mairie à l’union du chaos formée par Johanna Rolland et ses alliés LFI ? Réponse dimanche.
#webtube :La pluie d’argent du père Noël Macron ne suffit pas. Le duel Allisio-Payan aura valeur de test national. Ce jeudi soir, BV rédige son dernier article sur les municipales avant la période de réserve qui précède le scrutin. C’est la date que France 2 a choisie pour mener un affrontement entre les deux premiers candidats de la ville, le maire actuel Benoît Payan, qui a obtenu 36,7 % des voix sous l’étiquette Divers gauche, dimanche dernier, et le candidat du RN Franck Allisio, fort d’un score étonnant de 35,02 %. Le débat, court, fut apparemment rond, souriant, cordial. Il fut sans pitié sur le fond, Allisio accusant Payan de fraude électorale et Payan prenant de haut son compétiteur (ce qui n’est jamais une bonne idée). « Vous préférez la racaille aux familles », accuse Franck Allisio. « Il y a des racailles en col blanc », réplique Payan. « Aidez-moi et la Bonne Mère nous aidera », conclut Allisio, à destination des électeurs : il a toutes ses chances. Dans ce duel, la LR Martine Vassal jouera sa carte personnelle et portera une part de la responsabilité de la défaite de la droite si Payan était reconduit.
Quel qu’en soit le vainqueur, le scrutin de dimanche aura valeur de test national, pour les patriotes de France et de Navarre. D’abord parce que Marseille est la deuxième ville de France – ce n’est pas rien. Mais aussi parce qu’elle est le laboratoire des promoteurs de l’immigration dans notre pays. Aucune ville de France n’a été à ce point confrontée à la vague submersive de l’immigration. Aucune n’a été à ce point victime de cette rupture inédite dans l’histoire du pays. Aucune n’en a à ce point subi les effets délétères, dans l’insécurité ou le trafic de drogue, au point que les règlements de comptes liés au narcotrafic ont frôlé les 50 morts, en 2023. Ce n’est pas tout.
Marseille aura avant tout valeur de test national parce que la ville a été prise en grande pompe comme témoin éprouvette par le Président Emmanuel Macron. Macron s’est rendu à de multiple reprise à Marseille, à chaque fois accompagné des flonflons de la campagne ou des attributs du pouvoir. À chaque fois, surtout, il a dressé, au-dessus des débats sur l’insécurité folle et la ruine de sa politique migratoire, le chéquier de la nation. Il a voulu faire de Marseille une démonstration anti-RN. Dans ce contexte, les résultats du premier tour retentissent comme une gifle magistrale.
Il faut revenir sur les efforts présidentiels… Le 16 décembre 2025, Macron était encore une fois dans la ville pour juger de l’avancement du plan « Marseille en grand », présenté en grande pompe en 2021. À quelques jours de Noël 2025, le communiqué de l’Élysée était très clair : « Le chef de l’État a voulu faire de Marseille un laboratoire de nouvelles politiques publiques menées sur sept priorités : sécurité, social, sanitaire, éducation, emploi, culture et transports, pour changer la vie des Marseillais. » En 2021, le Président n’était pas venu les mains vides. Le plan Marseille en grand s’accompagnait de cinq milliards d’euros de concours financiers apportés par l’État. Cinq milliards appelés à drainer quinze milliards d’investissements induits sur Marseille et sa métropole. L’état macroniste impécunieux et endetté comme jamais dans l’Histoire de la Ve République arrosait Marseille d’argent public sans compter. Ce n’est pas tout. Le père Noël Macron a aussi arrosé les quartiers, bien sûr. Et les écoles, dans « la seule ville de France où l’État construit des écoles », dixit l’Élysée. Marseille « a bénéficié des résultats du plan écoles, qui a déjà permis d’engager un travail pour réhabiliter et reconstruire 40 % du parc scolaire de la ville, pour offrir à chaque enfant les mêmes chances de réussite », plastronnait l’Élysée, fin 2025. Sans parler des renforts de police, évoqués dans le débat Payan-Allisio. Une pluie d’argent.
Résultat : le candidat RN talonne Payan avec des chances réelles de l’emporter dimanche. Ce qui semblait impensable voilà dix ans – la bascule de Marseille vers une liste patriote – est aujourd’hui à portée de main. Comme quoi, l’argent de l’Etat ne fait pas tout. Le macronisme n’a rien de magique. Le bon sens n’est jamais mort. Et la France n’est pas appelée à devenir un Roubaix géant. Dimanche soir, l’espoir élira domicile à Marseille !
#webtube : Savez-vous ce qu’est un « coordinateur d’intimité » ? Ce nouveau métier de cinéma créé dans le sillage de #MeToo n’est pas banal. Le Dauphiné libéré a interrogé une certaine Sara Kamidian, « coordinateur(rice) d’intimité » non-binaire, qui présente sa mission.
Trêve de grimaces. Oubliez notre vie politique indigente, la guerre au Moyen-Orient et les dessous cracras de l’affaire Epstein. En direct du pays réel, la presse régionale nous apporte une bonne nouvelle : des emplois se créent pour la bonne cause.
Fin février, Le Dauphiné libéré interrogeait une petite main de l’industrie cinématographique : le « coordinateur(rice) d’intimité » Sara Kamidian. Créé après les scandales #MeTooet #BalanceTonPorc (merci Weinstein !), ce nouveau métier consiste à encadrer le tournage de scènes olé-olé en laissant la morale sauve. L’occasion fait le larron : la première édition du festival ardéchois queers et féministes « Les Chatte.eignes » met à l’honneur ce nouveau métier en pleine extension.
Avec un sérieux papal, Kamidian présente sa mission : devenir le Rémy Julienne de l’alcôve. « Je suis comme une personne qui fait de la coordination de cascade. Moi je fais la coordination des cascades d’intimité ». La syntaxe est hésitante mais le propos assuré. Avis aux béotiens : en dehors des films naturalistes aux rapports sexuels non-simulés, il paraît que la majeure partie des productions utilisent des prothèses pour simuler une étreinte sans risque d’attouchements. « La chorégraphie des scènes d’intimité », dixit Sara, doit donc être réglée au cordeau. Quand Bourdieu rencontre l’intermittence du spectacle, cela donne ce galimatias : « Mon but tout au long du processus de production, c’est de m’assurer du consentement de tout le monde, mais surtout que les interprètes sont le plus libres possibles. Et pour faire ça, on prend en compte les dynamiques de pouvoir, qui se jouent dans le processus. » Minute. Comme s’en inquiétait Blanche Gardin, une actrice moyenne pourra-t-elle coucher avec le producteur pour décrocher un rôle ? Voire, se rapprocher d’un camarade de jeu pour accélérer sa carrière ? Mêmes questions pour nos amis les z’hommes… Dans les années 2000, on a vu plus d’une dessalée au bras de Harvey Weinstein, le magnat de Hollywood à l’air porcin.
Le coordinateur d’intimité n’en dit goutte. Elle (ou il, suspense…) préfère se raconter. Après une « école de montage » (sic), Sara Kamidian a écumé les plateaux de tournage, ayant très vite eu vent des « violences sexistes, sexuelles, racistes, validistes, etc. ». Un p’tit truc en plus, Joséphine, ange gardien, Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ? : inclusion, que de navets on commet en ton nom ! Tiraillée par des questionnements « éthiques », Kamidian s’est lancée.
Un travail à « 80% en préparation avant le tournage » dont l’objectif « est qu’il n’y ait pas d’improvisation » et que « tout soit déjà établi en amont ». Pour la faire courte, chacun connaît les limites de l’autre (« j’embrasse pas… ») et doit répéter un ballet établi d’avance. Pas d’impro mais « la priorité est donnée au jeu et c’est beaucoup plus fun pour tout le monde ». Si Kamidian le dit…
Dans toute cette panade, Le Dauphiné libéré glisse un zeste d’humour british : « Quelle est la scène la plus challengeante de votre carrière ? ». Réponse : une scène de « cruising », autrement dit d’ébats homosexuels entre comédiens qui n’étaient pas au courant des détails du scénario. Comment se fait-ce ? Au milieu des années 70, sous la plume de Francis Veber, Georges Lautner avait imaginé l’adaptation d’un roman en film porno dans On aura tout vu ! Apparemment, certains directeurs d’acteurs réservent ce genre de surprise à leur distribution. Heureusement que Sara Kamidian veille désormais. Au fait, notre coordinateur(rice) d’intimité « se définit comme non-binaire, d’où l’utilisation d’adjectifs non-genrés » par Le Dauphiné libéré. Décidément, iel rejette le sexe. Même au pluriel.
#webtube : La mort du Guide suprême Ali Khameneï n’a pas fait disparaître la République islamique d’Iran mais a rendu son centre de décision invisible. Tandis que Mojtaba Khamenei incarne une autorité incertaine, les Gardiens de la révolution pourraient avoir pris les rênes de la République islamique. L’assassinat du secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Ali Larijani, accroît encore leur emprise. Décryptage d’un coup d’État en coulisses.
Nourris d’idéologie khomeyniste, les Gardiens de la révolution iraniens ont comme livre de chevet le recueil des dits et sermons attribués à Ali, cousin et gendre de Mahomet qui occupe une place centrale dans l’islam chiite. Cet ouvrage, intitulé La Voie de l’éloquence (Nahj al-Balagha) est un peu Le Petit livre rouge des pasdarans, du reste pleinement immergés dans une économie dont ils contrôlent des pans entiers.
Aguirre ou la colère d’Allah
Qui sait, peut-être ont-ils préparé la guerre en visionnant Aguirre ou la colère de Dieu (1972). Klaus Kinski y campe un lieutenant paranoïaque parti en expédition sur l’Amazone. Il y fomente une mutinerie et nomme empereur d’Eldorado un homme de troupe dénué du moindre charisme. Aguirre a ainsi toute liberté d’exercer sa tyrannie en sous-main.
Cinq siècles séparent l’Amérique des conquistadors de l’Iran actuel. À moins qu’un Stetson ne rétrécisse son champ de vision, on observe un parallèle troublant entre les deux situations. Officiellement élu Guide par l’Assemblée des experts le 8 mars, Mojtaba Khameneï, 56 ans, a été imposé par les Gardiens de la révolution. Au moins quatorze des quatre-vingt-huit membres de l’Assemblée chargée de le désigner, auraient protesté contre les pressions des pasdarans. Depuis sa désignation, Khameneï junior ne s’est jamais montré, pas même en vidéo. Son intronisation a mis en scène un portrait officiel, obtenu par intelligence artificielle, que les dignitaires de la République islamique ont embrassé pour lui prêter symboliquement allégeance. Jeudi dernier, son premier message officiel a été lu par une journaliste de la télévision publique iranienne.
Portrait d’un inconnu
À dose homéopathique, les dirigeants de la République islamique et leur entourage distillent des éléments de langage parfois contradictoires : Mojtaba serait en parfaite santé (comme son père jusqu’à l’annonce officielle de son décès !), blessé, alité, dans le coma… Manifestement, le nouveau Guide se trouvait sur les lieux du bombardement du 28 février qui a coûté la vie à son père, son épouse, une grande partie de sa famille et décapité l’organigramme sécuritaire de l’Iran. Dès lors, les certitudes laissent place aux spéculations. Mojtaba Khameneï aurait peut-être survécu à d’autres attaques aériennes. Une rumeur persistante le dit exfiltré d’Iran vers la Russie, ou défiguré, comme l’a annoncé le secrétaire d’État américain à la Défense Pete Hegseth. Tout ce brouillard informationnel prouve que la propagande est la continuation de la guerre par d’autres moyens. Dans la guerre psychologique, services américains et israéliens font courir des bruits scabreux. Homosexualité, liaison avec son professeur, infertilité : tout y passe !
À l’heure de la postvérité générée par I.A., ces détails biographiques importent peu. Dans l’Iran à feu et à sang, les deux corps du Guide (Ernst Kantorowicz), le physique et le spirituel, se fondent en un avatar virtuel. Le pedigree religieux de Mojtaba n’est pas en cause : hojat-al-islam comme son père Ali, c’est-à-dire clerc de rang intermédiaire, et non ayatollah, sa promotion expresse répond à une urgence politique. Déjà, en 1989, Khameneï senior avait été préféré à l’ayatollah Montazeri et ses velléités réformatrices, pour perpétuer le statu quo.
Survivre à la décapitation
Trente-cinq ans plus tard, Mojtaba Khameneï a été élu contre la volonté du véritable maître du pays, Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, assassiné mardi par une frappe israélienne. Clerc sur le tard, Khameneï junior n’a étudié la théologie à Qom qu’à l’âge de 30 ans. Comme le souligne le chercheur irakien Adel Bakawan, c’est en fait un Gardien de la révolution, qui a combattu pendant toute la guerre Iran-Irak. Cette expérience fait de lui le chaînon manquant entre les deuxième et troisième générations de pasdarans. Après ce baptême du feu, Mojtaba a rejoint sous l’égide de son père la Maison du guide (bayt-e-rahbari), une administration pléthorique et surpuissante qui compte quatre mille membres directs et quarante mille dans ses différentes ailes décentralisées.
Hélas, pour Donald Trump, rien n’est simple dans l’Iran compliqué. Le régime clérico-militaire qu’est la République islamique est conçu pour survivre à la décapitation. La sociologue Amélie Chelly l’a finement observé sur Le Figaro TV: ce système polycentrique, avec une quinzaine de services de renseignements, deux armées parallèles et une multiplicité d’agences concurrentes résiste au tapis de bombes américano-israélien. Telle une hydre dont les têtes repoussent sitôt coupées, cette arborescence quasi-soviétique ne dépend d’aucun culte de la personnalité. Loin de faire s’écrouler tout l’édifice politique comme la chute de Saddam Hussein ou de Bachar Al-Assad, la mort d’Ali Khameneï a révélé la nature décentralisée et militaro-religieuse du système répressif (32 000 manifestants assassinés en janvier).
Qui décide ?
Au sommet politique et militaire, chaque hiérarque a désigné un successeur et ainsi de suite jusqu’au quatrième échelon. Les scalps qu’exhibent les États-Unis et Israël rendent le lieu réel du pouvoir plus opaque que jamais. Depuis la guerre de juin dernier, l’appareil sécuritaire de la République islamique a décidé de changer de stratégie. « Nous sommes trop prévisibles », se seraient dit les décideurs iraniens, las de bombarder des bases américaines désertées en guise d’écran de fumée. La riposte inédite contre l’ensemble des pays du Golfe, Oman excepté, et le blocus de facto du détroit d’Ormuz, en sont les conséquences. Jusqu’à l’irrationalité ? Les stratèges de Téhéran prennent le risque de se mettre à dos tous leurs voisins car le jeu en vaut la chandelle : prendre en otage l’économie mondiale met la pression sur les États-Unis pour qu’ils arrêtent la guerre. Nul ne sait vraiment qui décide aujourd’hui des mesures à prendre, si tant est qu’un centre de pouvoir unique subsiste encore. La mort d’Ali Larijani a mis au jour certaines fissures au sommet du régime, le Conseil suprême de sécurité démentant des informations divulguées par la presse des pasdarans. Pareille cacophonie fait mauvais genre dans un système qui a le dos au mur et deux des plus puissantes armées du monde à ses trousses. Si Israël fait le pari d’un ébranlement du régime islamique, tandis que l’Amérique recherche désespérément un interlocuteur, leurs espoirs ont toutes les chances d’être douchés. Malgré l’incontestable ascendant militaire de Washington et Tel Aviv et la fragilité extérieure du régime iranien, désormais très isolé, les faits sont têtus. Depuis presque cinquante ans, les pasdarans se préparent au retour dans la clandestinité. Les milices populaires (bassidjis) ont formé des centaines de milliers d’Iraniens et mené la répression de ces dernières semaines. L’extension du domaine de la guerre de l’Iran au Liban ouvre également un champ d’incertitudes. Les affrontements terrestres entre Tsahal et un Hezbollah téléguidé par Téhéran mettent à mal le Levant. Si la Syrie d’Ahmed Al-Charaa attaquait également la milice chiite, l’ensemble du Moyen-Orient pourrait en pâtir. Décidément, Trump ne mesure pas les conséquences de ses actes.
#webtube : Lâché par Bruno Retailleau, le maire sortant de Nice est soutenu par Xavier Bertrand et Gérard Larcher. Tout un symbole. À Nice, Christian Estrosi fait feu de tout bois pour rattraper son retard. Mais le maintien de la liste de gauche rend la remontada particulièrement ardue, alors qu’Éric Ciotti l’a devancé de plus de douze points au premier tour. Dans un des bastions traditionnels de la droite, Christian Estrosi a choisi, avec l’énergie du désespoir, de s’adresser aux « électeurs de gauche » et aux abstentionnistes. Celui qui dirigea Nissa la Bella durant 18 ans fait marcher à plein régime le « barrage contre l’extrême droite » pour éviter à « sa ville » de « plonger dans le précipice ». Son adversaire ? Pour en parler, il n’utilise plus que le sobriquet menaçant de « lieutenant de Madame Le Pen ».
Christian Estrosi a choisi son cheval depuis plusieurs années : le grand centrisme, incarné par Emmanuel Macron et son ancien Premier ministre Édouard Philippe. Après avoir été un des plus fervents supporters du premier, l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy a choisi de suivre Horizons, le parti du second. Dans cet âpre combat pour un quatrième mandat, Christian Estrosi avait même obtenu le soutien du parti LR. Mais coup de tonnerre, ce mercredi 18 mars : Bruno Retailleau a refusé de renouveler le soutien de son parti au maire sortant à cause des « appels à la gauche et au communautarisme » de celui-ci et du « climat délétère » de la campagne niçoise.
Le macronisme en cheval de bataille
Alors qu’Éric Ciotti s’engouffrait dans cette brèche, remerciant le président des LR de « retirer son soutien au candidat macroniste », c’est tout l’écosystème parisien qui s’est insurgé. Michel Barnier a pris l’exact contre-pied de l’ancien ministre de l’Intérieur pour réaffirmer, sur X, le soutien de sa « famille politique » à Christian Estrosi. « Nous l’avons soutenu au premier tour, nous le soutenons sans ambiguïté au second tour », a écrit l’ancien Premier ministre. « Des repères fondamentaux disparaissent », s’est ému Gabriel Attal, alors que Jean-François Copé et Xavier Bertrand se sont empressés de voler au secours de l’homme que les Niçois appellent volontiers « Estro ». Le président de la région Hauts-de-France a reproché à Bruno Retailleau « d’apporter insidieusement son soutien à Éric Ciotti », pendant que Gérard Larcher, le président du Sénat, rappelait que « l’accord politique entre les familles de la droite et du centre doit être respecté ».
« Aujourd’hui, il y a un rejet important du macronisme, souligne, auprès de BV, le sénateur LR des Alpes-Maritimes Henri Leroy, je ne suis pas convaincu que les propos de Gérard Larcher ont un impact sur l’électeur. » Voilà certainement une des principales clefs de ce scrutin niçois. Et cela saute aux yeux dans cette séquence : tout ce qui s’apparente de près ou de loin à la Macronie vieillissante vole au secours de Christian Estrosi. Tout ce qui provoque, justement, un profond dégagisme chez les Français qui penchent, comme le démontrent les études d’opinion, de plus en plus à droite.
L’union des droites traditionnelle et nationale
Éric Ciotti a choisi la stratégie parfaitement inverse. Celle de s’allier à Marine Le Pen et au Rassemblement national en 2024, en affichant son souhait de créer une union des droites, dont il tirera le nom du parti politique qu’il fondait dans le même temps. En fédérant la droite traditionnelle et la droite nationale, Éric Ciotti a épousé une stratégie électorale en passe d’être gagnante. Et le succès est éclatant dans les Alpes-Maritimes, qui était la fédération LR la plus importante, en termes d’adhérents, après Paris et les Hauts-de-Seine. « À Nice, Éric Ciotti fédère l’électorat de droite traditionnelle qui votait Jacques Peyrat et celui du RN », analyse Henri Leroy. Au premier tour, Éric Ciotti a dépassé les 43 %.
Outre le positionnement politique, plusieurs dossiers compliqués sont venus perturber cette fin de campagne. Christian Estrosi et son épouse ont été entendus, ces derniers jours, comme témoins et victimes dans l’affaire de la tête de porc qui défraie la chronique dans la cité méditerranéenne. Il y a une semaine, Nice-Matin et Mediapart dévoilaient la désastreuse gestion du Grand Prix de France du Castellet épinglée par la chambre régionale des comptes. En quatre ans d’existence, le groupement d’intérêt public que présidait Christian Estrosi affiche 28 millions de pertes nettes, alors que 102,9 millions d’euros étaient engloutis dans le Grand Prix. Éric Ciotti, lui, se permet le luxe de décliner le débat du second tour. « Il est sur la bonne pente, inutile pour lui de s’exposer », nous explique un fin connaisseur des milieux politiques maralpins. Deux personnalités, deux stratégies politiques. Dans quatre jours, les Niçois trancheront.
#webtube : Ceux qui diabolisent LFI et feignent de s’alarmer de son succès, sont les mêmes qui ont rallié Mélenchon pour barrer le RN en 2024. Sans cet inique front républicain, PS et LR n’auraient obtenu que des miettes aux législatives. Mais la gamelle d’abord !
Sans ces magouilles mafieuses, le RN obtenait plus de 300 sièges et la France ne serait pas à la dérive, impuissante à relever les innombrables défis qui se succèdent.
Que personne ne s’étonne donc du fait que l’abstention soit devenue le premier parti de France. Vous avez tous mené la même politique de démolition de la nation, quel que soit le parti au pouvoir. La culture de l’échec ne peut que faire fuir les électeurs.
Vos magouilles incessantes, vos mensonges innombrables, vos trahisons en tous genres, votre incompétence dévastatrice, votre absence totale de patriotisme sincère, de morale et de sens de l’Etat, ont fait de la France un pays en voie de sous développement avancé, le plus dangereux d’Europe, totalement ruiné pour plusieurs générations. Et le pire est que vous venez encore donner vos leçons et conseils sur les plateaux TV.
Le Général, qui se plaisait à dire que la France ne saurait se concevoir autrement que grande et belle, vous avait légué le pays le plus riche et le plus admiré d’Europe.
Croissance à la chinoise, pas de chômage, pas d’insécurité, pas de dettes, un niveau de vie en ascension continue, les meilleures grandes écoles…Cette France des Trente Glorieuses restera sans doute la plus heureuse de toute son histoire.
Mais vous avez dilapidé l’héritage gaullien, vous conduisant comme des pillards et détruisant tout ce qui faisait la grandeur de la France. Et tout cela en un demi-siècle.
– Notre école si renommée n’est plus qu’une fabrique d’illettrés. Vous avez nivelé notre jeunesse par le bas au nom de l’égalité des chances. Plus aucun bachelier ne manie la langue française avec aisance. Nous fabriquons des bons à rien et des nuls en tout
– Notre système de santé, longtemps le meilleur d’Europe, est ruiné à vouloir soigner toute la planète sans aucune limitation de dépenses. Nous sommes le seul pays au monde où un sans papiers est mieux soigné qu’un citoyen français qui travaille et cotise
– Notre modèle social, envié de tous, est à l’agonie pour l’avoir partagé avec toute la misère du monde, qui occupe en masse nos logements sociaux alors que des millions de citoyens sont mal logés
– Et que dire de notre dette himalayenne et de nos déficits abyssaux que personne ne tente de maitriser. C’est le PS, qui a fait 2% à la présidentielle de 2022, qui impose sa loi, décide du budget de la France, augmente les impôts et interdit toute économie
Le résultat de ces municipales étale au grand jour le triomphe de LFI et la justesse de l’analyse de Mélenchon, qui sait très bien que le PS, du moins les débris qu’il en reste, vient lui manger dans la main lors de chaque élection.
Il sait aussi que la droite n’est plus qu’un ramassis d’hypocrites sans honneur, bien trop lâches pour défendre l’identité de la France et son patrimoine culturel. La créolisation du pays ? La droite s’y résigne sans jamais la dénoncer, acceptant le grand remplacement qu’elle a si longtemps nié pour ne pas marcher sur les plates bandes du RN et ne pas être taxée de lepénisme. Elle ne sait que trahir.
Cette droite sans éthique, qui avait confisqué au peuple son « non » au référendum de 2005 sur la Constitution européenne, est en voie de disparition. Elle est sans intérêt pour un électeur patriote. Sa seule politique depuis le retour de Chirac en 1995, a été de combattre le FN. Avec Sarkozy, elle a même gouverné en appelant des socialistes à Matignon ! Elle a toujours mené une politique de gauche. Trahir son électorat est dans sa nature.
Le résultat de quarante années de lâchetés et de trahison de la pensée gaullienne ?
Il est devant nous. C’est LFI, le parti rebelle qui veut renverser la Ve République, le parti antisémite et immigrationniste qui appelle au changement de population, le parti qui a la haine de la police, le parti qui prétend combattre le racisme mais qui nie le racisme antiblanc, le parti qui combat un fascisme d’extrême droite inexistant tout en ignorant l’antisémitisme musulman, c’est ce parti qui est le faiseur de rois à chaque élection, en 2024 comme aujourd’hui.
Mélenchon se fait discret entre les deux tours mais intérieurement il jubile et il a raison. Il a vu juste en misant tout sur l’immigration et en pariant sur la lâcheté de ses adversaires.
On le disait fini après son positionnement sur l’attaque du 7 octobre 2023, on le diabolise pour ses propos sur le meurtre de Quentin, au point d’annoncer un front anti-LFI.
Mais au bout du compte, ce premier tour des municipales est un triomphe pour Mélenchon, qui impose son front antifasciste avec la bénédiction des écologistes, du PS et des LR, cette fausse droite toujours prête à torpiller toute union avec le camp patriote. Pour Retailleau, la priorité reste de battre la gauche et le RN.
Depuis quarante ans, la droite s’attribue un label de virginité alors qu’elle a détruit le pays.
Finalement, le triomphe de Mélenchon est mérité, puisque la politique de renoncement et de soumission de la droite a été son tremplin.
A en juger par tous les ralliements du PS à LFI et au vu des contorsions de la droite qui préfère voter pour la gauche ou l’extrême gauche plutôt que pour un candidat RN, on peut affirmer que c’est Mélenchon qui a en mains l’avenir de la France. Des Roubaix, il y en aura beaucoup d’autres dans les vingt ans qui viennent. C’est inéluctable.
En attendant, nous verrons au deuxième tour si LFI transforme l’essai.
#webtube : L’information n’est pas une énième fake news – parce que c’est dur de dire « fausse nouvelle » ou tout simplement « mensonge » – mais provient de La Dépêche, organe de presse régionale qu’on ne saurait qualifier non plus d’officine crypto-fasciste, sauf à être un détraqué d’ultragauche pour qui le fascisme commence dès qu’on n’est pas d’accord avec lui.
Donc, La Dépêche rapporte une information qui pourrait – qui devrait ! – refroidir les ardeurs électorales des plus « modérés » du camp fanatique LFI. Et cette information n’est pas des moindres puisqu’elle promet une désertification économique des zones LFI, un parti qui s’y connaît autant en économie que Macron en stratégie militaire, c’est dire !
Ainsi, en apprenant la fusion de LFI et des socialistes – dont leur chef, Olivier Faure en gueule, avait juré qu’il ne voulait pas de ces alliances-là ! –, pour le second tour des municipales à Toulouse, le monde patronal local, par la voix du Medef de Haute-Garonne, a tiré la sonnette d’alarme, prévenant que « l’avenir de Toulouse ne peut se construire sans ses entreprises, et encore moins contre elles ».
Et d’ajouter ceci : « Face à un conseil métropolitain bordélisé et sous influence des insoumis, défavorables à l’aéronautique, les usines Airbus et les emplois fileront à Hambourg ou ailleurs. »
On rappellera que la filière aéronautique c’est quelque 83 000 employés en Occitanie, 40% des emplois du secteur aérospatial en France et plus de 800 entreprises, avec 15 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel. Mais de ça comme du reste, LFI s’en moque, qui préfère sans doute financer des mosquées cathédrales et autres gâteries islamiques plutôt que de se préoccuper de l’économie réelle, celle qui finance les émoluments de ses élus et les minarets dont il rêvent !
Toulouse n’est pas la seule ville en danger, car à Roubaix, où David Guiraud est en passe de l’emporter et très éprouvée par l’effondrement du secteur textile, abrite tout de même des entreprises des nouvelles technologies qui pourraient elles aussi filer à Hambourg ! Par exemple, le OVHcloud, une entreprise florissante spécialisée dans l’hébergement de serveurs, le cloud, la télécommunication d’entreprise et Internet, pourrait elle aussi aller voir si l’herbe est plus verte en Allemagne ou ailleurs. Déjà que Roubaix est la ville la plus pauvre de l’Hexagone, LFI pourrait en rajouter une couche.
De son côté, Saint-Denis, tombée dans l’escarcelle de LFI, voit depuis quelques années s’installer un grand nombre d’entreprises – parce que les loyers y sont moins chers que dans la capitale toute proche, entre autres –, ce qui représente une manne pour la ville. Mais avec un maire LFI, qui déteste la police, ça va devenir compliqué de travailler avec des dealers en bas des bureaux ! On voit ce qu’il est advenu avec les bureaux d’Orange à Marseille.
Et puis, sait-on jamais, les élus LFI pourraient exiger des entreprises de se plier à quelques prescriptions coraniques, avec salles de prière, cantine séparant les hommes et les femmes, congés Ramadan, etc. On aurait peut-être droit aussi à des quotas de migrant imposés aux entreprises, parce que les bouffées délirantes, chez LFI, c’est une énergie renouvelable ! Si c’est de l’ordre de la projection – plausible ou délirante, faites votre choix –, tout reste possible avec un parti ouvertement anti-France et pro-islamique.
En attendant, les Français qui triment dans ces régions pourraient voir leur gagne-pain disparaître au profit d’autres régions économiquement plus sécurisantes pour les entreprises. Ces pauvres Français seront à nouveau les dindons de la farce, comme du temps où les immigrés prenaient la place de leurs aînés, ainsi que le déplorait en 1981 le secrétaire général du Parti communiste Georges Marchais, déclarant dans un discours resté dans les mémoires : « Il faut stopper l’immigration officielle et clandestine. »
#webtube : Que dirait LFI si un conseiller municipal venait avec des vêtements d’ecclésiastique croix autour du coup ? ou avec une kipa ? Autour d’une table quand on traite des affaires de la commune, on n’expose pas sa religion, ce n’est pas l’endroit pour ça. Autour de la table, on va discuter d’affaires de la commune en toute liberté, sans pression vestimentaire et sans faire du prosélytisme religieux. C’est comme ça en France et cela s’appelle la République Française. Liberté Egalité Fraternité. Liberté ne signifie pas que l’on fait ce que l’on veut, cela signifie qu’aucune pression (religion ou autre) ne doit polluer les débats.
Chalon-sur-Saône (71) : le tribunal administratif impose la neutralité vestimentaire au conseil municipal, revers pour LFI qui voulait que ses conseillères municipales puissent y siéger voilées pic.twitter.com/LNuwWgzYe4
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) March 18, 2026
À Chalon-sur-Saône, un contentieux juridique s’ouvre dès les premiers jours du nouveau mandat municipal. Deux conseillers municipaux élus sous l’étiquette La France insoumise ont saisi en urgence le tribunal administratif de Dijon afin de contester une disposition du règlement intérieur du conseil municipal.
Damien Saley et Lamia Sabrina Sari, cette dernière indiquant qu’elle « porte le foulard islamique par convictions religieuses », demandent la suspension d’un article encadrant la tenue vestimentaire des élus. Introduite le 14 janvier à l’initiative du maire Gilles Platret, réélu dès le premier tour, cette disposition impose une tenue « neutre » s’apparentant à une tenue de ville et exclut toute expression d’opinion à travers l’apparence.
À l’audience en référé liberté, organisée mercredi matin, le maire a défendu cette règle au nom de la laïcité. Selon lui, il s’agit d’éviter que le conseil municipal devienne un lieu de prosélytisme ou de défense d’intérêts communautaires.
La décision du tribunal administratif de Dijon est attendue à l’issue de cette procédure d’urgence.
« La laïcité est attaquée à Chalon par les élus LFI : j'irai la défendre devant les juges ! »
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Les deux conseillers municipaux LFI, Damien Saley et Lamia Sabrina Sari, seuls élus dimanche de leur liste, viennent de saisir le tribunal administratif de Dijon pour faire annuler… pic.twitter.com/tr7JfGEnzd
#webtube : Il y a quelque chose dans la voix de Matt Berninger qui transforme chaque regret en une sorte de monument. « I Should Live in Salt », c’est cette sensation d’avoir manqué un rendez-vous important avec quelqu’un qu’on aime, et de réaliser que le temps a filé. Est-ce qu’on peut parler de la section rythmique sur ce titre ? La batterie de Bryan Devendorf, en 9/8, crée ce sentiment d’instabilité, comme si la chanson cherchait son équilibre, tout comme la relation qu’elle décrit. C’est brillant, brut et ça reste en tête bien après la dernière note.
#webtube : There’s something about Matt Berninger’s voice that transforms every regret into something monumental. « I Should Live in Salt » captures that feeling of having missed an important opportunity with someone you love, and realizing how quickly time has slipped away. And what about the rhythm section on this track? Bryan Devendorf’s 9/8 drumming creates this sense of instability, as if the song is searching for its balance, much like the relationship it describes. It’s brilliant, raw, and stays with you long after the last note fades.
#webtube : Carlos de Antonio Alcázar est un colonel à la retraite de l’armée espagnole. Au cours de sa carrière militaire, il a participé à de nombreuses opérations hors d’Espagne, notamment au Moyen-Orient, en Afrique et dans les Balkans. Notre confrère Álvaro Peñas l’a interviewé au sujet de la guerre en Iran.
Comment évaluez-vous les premiers jours de l’opération militaire contre l’Iran ?
Carlos de Antonio Alcázar : La mise en œuvre de cette opération contre l’Iran marque un nouveau tournant dont les conséquences structurelles s’étendent bien au-delà du domaine strictement militaire. Les Forces de défense israéliennes (FDI) opèrent à nouveau en parfaite synchronisation opérationnelle avec les États-Unis dans le cadre de l’opération « Lion rugissant » (aux États-Unis « Rage épique »). Dès le début, les efforts ont visé à affaiblir les capacités politiques et militaires du régime en déstabilisant son centre de décision.
Nous entrons dans le domaine de la guerre cognitive, dans la guerre hybride, qui intègre des éléments cinétiques conventionnels visant à détruire des cibles stratégiques de grande valeur liées au commandement du régime. Le premier jour, le guide suprême Ali Khamenei et au moins dix hauts responsables iraniens auraient été tués. Parallèlement, les efforts se concentrent sur la destruction des infrastructures militaires critiques afin de contraindre l’Iran non seulement à accepter un accord, mais aussi à capituler et à changer de régime.
Le déploiement militaire a été et reste exceptionnel : deux groupes aéronavals (un troisième est en route) et leur escorte, des avions de supériorité aérienne, des systèmes de défense aérienne, des ravitailleurs et des avions de transport, des sous-marins et d’autres moyens. L’Iran a exacerbé la situation en menant des attaques contre des bases américaines, des villes, des installations pétrolières et des aéroports en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis, à Bahreïn, au Qatar, au Koweït et en Jordanie.
Cette opération devrait se poursuivre pendant plusieurs semaines et inclure des frappes de précision contre les autorités militaires, politiques et religieuses, les installations de sécurité iraniennes et l’infrastructure nucléaire.
Au cours de ces premiers jours, les capacités offensives iraniennes ont été considérablement réduites dans trois domaines militaires clés : la puissance de feu des missiles et des drones, le système de commandement et de contrôle, ainsi que l’infrastructure militaire, y compris la défense aérienne intégrée.
La supériorité aérienne est déjà acquise sur la quasi-totalité du territoire iranien. Tout cela témoigne du déroulement d’une campagne visant à neutraliser les capacités offensives iraniennes. Israël a lancé une attaque initiale avec environ 200 avions contre plus de 500 cibles en deux vagues successives. Ce premier jour, l’Iran a mené une attaque massive à l’aide de missiles et de drones, destinée à surcharger les systèmes de défense aérienne. Le deuxième jour, l’utilisation des drones a atteint son apogée, bien que les États-Unis et Israël aient commencé à cibler les lanceurs mobiles, les bases et les dépôts logistiques. À partir du troisième jour, une phase évidente d’épuisement s’est amorcée, marquée par une diminution des tirs iraniens.
Le quatrième jour a été marqué par un changement dans le contrôle de l’espace aérien, les États-Unis et Israël ayant atteint une supériorité aérienne localisée et étendu leurs opérations sur le territoire iranien. Le cinquième jour, le rythme des attaques iraniennes a ralenti, avec des salves moins coordonnées et un plus grand nombre de tirs isolés, ce qui indique généralement une perte de missiles opérationnels et une détérioration du commandement et du contrôle. Le sixième jour, cette détérioration s’est accentuée, avec des attaques de moindre envergure et plus de deux mille cibles militaires touchées par la campagne aérienne. À partir du septième jour, la capacité offensive iranienne a encore diminué, même si elle reste capable de causer des dégâts considérables.
Avant le conflit, l’Iran disposait de plus de deux mille missiles balistiques et de plusieurs centaines de lanceurs mobiles, ainsi que d’importantes réserves de drones d’attaque. Après plus d’une semaine d’opérations, plusieurs indicateurs confirment le déclin de la capacité offensive iranienne : une baisse de la cadence de tir, une dégradation du système de commandement et un glissement progressif vers des tactiques plus asymétriques. À l’avenir, le scénario le plus probable est celui d’un conflit d’intensité moyenne à faible, fondé sur des attaques sporadiques et des opérations d’usure. Il n’en reste pas moins que le conflit pourrait s’étendre avec la mobilisation des intermédiaires iraniens dans divers pays du Moyen-Orient ou, dans un scénario d’escalade plus importante, par des attaques contre les infrastructures énergétiques du golfe Persique, la navigation maritime dans le détroit d’Ormuz ou les bases militaires occidentales de la région.
Marco Rubio a déclaré que l’opération avait été précipitée, car Israël avait l’intention d’attaquer les dirigeants iraniens, et certains analystes affirment que cela a conduit à une certaine improvisation du côté américain. Pensez-vous que ce soit le cas ?
Carlos de Antonio Alcázar : Non. La planification d’une opération conjointe est difficile, et sa mise en œuvre est encore plus complexe. Cette campagne militaire n’a pas été improvisée. Elle a nécessité une planification extrêmement complexe, menée en détail sur de longues périodes.
La préparation implique la collecte de renseignements sur plusieurs semaines ou mois, l’identification et la sélection précise d’objectifs militaires stratégiques, l’étude des couloirs aériens et des couloirs de sécurité, la planification des opérations de ravitaillement en vol et l’intégration des systèmes de défense antimissile dans toute la région. Elle exige également une coordination politique et militaire extrêmement étroite.
La planification opérationnelle comporte également une dimension logistique essentielle. Les moyens navals et aériens doivent être déployés à l’avance, les bases avancées préparées, les munitions précises stockées et les réseaux de communication et de renseignement activés pour le commandement et le contrôle. Tout cela nécessite du temps, de la préparation et une coordination entre les différentes structures militaires.
Ce qui peut arriver – et arrive souvent en période de tensions internationales – c’est que la décision politique de mettre en œuvre un plan existant soit reportée ou différée par rapport au calendrier initial. D’un point de vue militaro-analytique, il est important de faire la distinction entre l’improvisation et la mise en œuvre anticipée. La mise en œuvre anticipée signifie simplement que la planification était déjà achevée et que des considérations politiques ou stratégiques ont conduit à la décision de mettre en œuvre le plan plus tôt ou plus tard que prévu initialement.
Il ne s’agissait donc pas d’une opération improvisée. Il est beaucoup plus probable qu’un plan militaire ait déjà été élaboré et que l’évolution de la situation stratégique, conjuguée à une opportunité perçue, ait conduit à la décision d’accélérer sa mise en œuvre afin d’assurer une réponse coordonnée et de garder le contrôle sur l’évolution du conflit.
La riposte iranienne a surpris les observateurs par son ampleur et ses cibles, notamment les attaques contre la Turquie et l’Azerbaïdjan. N’est-ce pas une erreur d’attaquer autant de pays ? Que cherche le régime avec cette stratégie ?
Carlos de Antonio Alcázar : L’extension des attaques iraniennes à plusieurs pays – voire à la Turquie, à Chypre et à l’Azerbaïdjan – peut sembler surprenante. Elle semble aller à l’encontre de la logique militaire classique de concentration des forces et des efforts. D’un point de vue stratégique, cependant, un tel comportement représente une combinaison de dissuasion, de signalisation politique et de compensation d’une faiblesse militaire conventionnelle.
L’Iran poursuit trois objectifs principaux : l’extension du conflit afin d’accroître le coût politique et militaire d’une offensive contre lui, la création d’une incertitude stratégique pour les États-Unis, Israël et leurs alliés, ainsi que le renforcement du discours interne du régime.
L’un des épisodes les plus sensibles a été le tir d’un missile balistique dirigé vers l’espace aérien turc et intercepté en Méditerranée par le système de défense antimissile de l’OTAN. Cet incident est extrêmement délicat, car la Turquie est membre de l’OTAN. L’Alliance a condamné cette attaque et réaffirmé son engagement en faveur de la défense collective, bien que l’article 5 n’ait pas été invoqué. La stratégie iranienne repose sur ce que de nombreux analystes décrivent comme une « guerre régionale saturée », dont l’objectif est de vaincre la défense de l’adversaire et de multiplier les fronts simultanés. Cette stratégie comporte toutefois de sérieux risques. Attaquer un trop grand nombre de pays pourrait avoir l’effet inverse : le renforcement d’une coalition élargie contre l’Iran. Sur le plan militaire, plus le conflit est étendu, plus il sera difficile pour l’Iran de le soutenir face à des forces disposant d’une immense supériorité technologique et aérienne. En fin de compte, la stratégie iranienne repose sur une guerre régionale asymétrique intégrée. Son objectif n’est pas de vaincre militairement les États-Unis ou Israël dans une guerre conventionnelle, mais de les empêcher de remporter une victoire rapide et d’augmenter les coûts politiques, militaires et économiques du conflit.
Les attaques iraniennes diminuent en intensité, bien que la République islamique parle d’armes que nous n’avons pas encore vues. Existe-t-il des preuves de l’existence de telles « armes miracles » ? De quelles options l’Iran dispose-t-il si ses missiles sont épuisés ?
Carlos de Antonio Alcázar : En effet, les attaques iraniennes ont montré une tendance à la baisse en termes d’intensité. Il est peu probable que l’Iran dispose de systèmes miracles ou de technologies entièrement nouvelles qui n’auraient pas encore été documentées par les services de renseignement militaires occidentaux et les images satellites.
On sait que l’Iran dispose de vastes arsenaux qui ont été améliorés sur le plan technologique par rapport aux générations précédentes. Il s’agit notamment de missiles balistiques à moyenne et longue portée dotés de systèmes de guidage améliorés, d’ogives renforcées et de charges à fragmentation. Ces systèmes font l’objet d’études depuis des années par les agences de renseignement, les instituts d’analyse stratégique et la presse spécialisée dans les questions de défense. Du point de vue de l’analyse militaire occidentale, ils ne constituent pas une surprise. La rhétorique officielle du régime iranien, qui fait allusion à l’existence d’« armes secrètes », s’inscrit généralement dans un discours stratégique visant à créer de l’incertitude et à renforcer la cohésion interne.
Si l’Iran venait à manquer de missiles plus sophistiqués et de drones avancés, il pourrait intensifier le recours à des groupes intermédiaires. Ces forces peuvent mener des attaques indirectes, des sabotages ou des actions d’usure, étendant ainsi leur zone d’opérations au-delà du territoire iranien. L’Iran pourrait également réorienter ses efforts vers des cibles non strictement militaires, telles que les infrastructures énergétiques, les voies de communication maritimes, les systèmes de communication, les aéroports et les zones industrielles, afin d’exercer une pression politique et économique.
Dans ce contexte, les références à des armes invisibles ou «miraculeuses» doivent être interprétées davantage comme une tentative d’influencer la perception stratégique et psychologique du conflit que comme la preuve d’un arsenal caché susceptible de modifier de manière décisive le cours de la guerre. Néanmoins, l’Iran pourrait théoriquement utiliser environ 400 kilogrammes d’uranium enrichi pour fabriquer des « bombes sales » radiologiques, même si un tel acte serait extrêmement grave.
À quelles difficultés les États-Unis et Israël pourraient-ils être confrontés si la guerre durait plus de quatre semaines, comme l’a annoncé Donald Trump ?
Carlos de Antonio Alcázar : Une campagne militaire de longue durée implique une consommation constante de missiles de précision, de bombes guidées et de carburant pour les avions, les hélicoptères et les navires militaires. Les deux pays disposent de capacités industrielles et de réserves considérables pour soutenir des opérations de grande envergure pendant plus d’un mois ; cependant, l’épuisement logistique pourrait, à terme, les contraindre à adapter leur planification opérationnelle et limiter leur capacité à mener des frappes durables contre des cibles stratégiques.
En outre, cela augmenterait également la probabilité que d’autres acteurs régionaux s’impliquent directement ou indirectement dans le conflit. Cela pourrait inclure des attaques menées par des milices et des groupes intermédiaires liés à l’Iran, ainsi que la possibilité d’actes terroristes hybrides à l’échelle mondiale. Sur le plan intérieur, les États-Unis et Israël pourraient être confrontés à une pression interne croissante si la campagne militaire ne produisait pas de résultats rapides. Cela pourrait se traduire par des critiques de l’opinion publique et des partis d’opposition, des débats sur la nécessité d’envoyer des forces terrestres et, à terme, des doutes plus généraux quant à la stratégie et à la durée de la campagne.
Un conflit de longue durée pourrait également réduire la marge de manœuvre politique et influencer les décisions stratégiques futures. En outre, une guerre prolongée au Moyen-Orient pourrait avoir un impact significatif sur les marchés mondiaux de l’énergie et du commerce. D’éventuelles perturbations des livraisons de pétrole via le détroit d’Ormuz, la hausse des prix du pétrole brut et du gaz naturel, ainsi que la pression économique sur les pays dépendants des importations d’énergie ou des exportations industrielles, pourraient exercer une pression politique supplémentaire sur les gouvernements des États-Unis et d’Israël pour qu’ils s’efforcent de trouver une solution plus rapide.