. Pour Noël Trump offre un spectacle son et lumière aux djihadistes du Nigeria

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#webtube : Le jour de Noël, 12 missiles Tomahawk se sont abattus sur  Daech au Nigeria. En frappant les islamistes Trump montre qu’il est bien le seul défenseur des chrétiens d’Orient.

Notre impulsif milliardaire est souvent déroutant et n’a pas que des bons côtés, loin s’en faut, mais reconnaissons qu’il a le courage d’agir et de taper là où ça fait mal, alors que nos poules mouillées européennes ne sont même pas capables de protéger leur propre peuple, quotidiennement agressé par des fous d’Allah, farouches ennemis de l’Occident et de notre civilisation judéo-chrétienne.

Voilà des décennies que les chrétiens sont persécutés et massacrés aux quatre coins du monde, dans l’indifférence générale. Car au-delà des beaux discours de compassion, des constats impuissants et des éternelles lamentations papales, rien ne change et l’enfer de ces malheureux se poursuit, massacrés pour vouloir pratiquer leur foi.

Mais avec Trump, la musique vient de changer. Pour aider les chrétiens, il préfère une salve de Tomahawk à une messe papale sans lendemain, se limitant à déplorer une énième fois les souffrances des chrétiens. Car un missile, c’est un langage compris de tous.

En l’occurrence, c’est l’État islamique en Afrique de l’Ouest qui a reçu son cadeau de Noël en livraison express, un spectacle son et lumière inédit pour ces massacreurs de chrétiens au Nigeria, davantage habitués à égorger leurs victimes sans défense qu’à se faire pulvériser par un missile tombé du ciel à près de 1000 k/h.

On constate que les ex-colonisateurs de l’Afrique de l’Ouest, britanniques ou français, sont aux abonnés absents quand il faut protéger les populations locales de la barbarie islamiste.

Ces fins politiciens se montrent éminemment plus arrogants et belliqueux envers la Russie, nation blanche et chrétienne, qui a été notre alliée en 14-18 et en 39-45. Un pays ami de la France que Macron accuse des pires turpitudes, alors qu’il nous a sauvés du nazisme. Il parait que défendre l’Ukraine, pays mafieux, corrompu et nazifié jusqu’à l’os, c’est un combat existentiel que doit mener l’Europe.

Le plus renversant est qu’il y a des crétins hauts placés pour gober cette fable grotesque.

La frappe visant les djihadistes a été menée avec l’accord du gouvernement nigérian, depuis le Golfe de Guinée. Aucun bilan des dégâts n’a été fourni, mais le message est passé. Le terrorisme islamique reste l’ennemi juré de l’Amérique, qui est en mesure de frapper partout.

Et peu importent les états d’âme des Européens sur les effets incertains de ces frappes. L’essentiel pour Trump est de montrer que les terroristes et les barbares de tout poil ne sont à l’abri nulle part.

Cet épisode prouve une fois de plus que sans armée ni moyens offensifs conséquents, l’Europe reste un nain politique.

En ce qui concerne la France, il nous faudrait 20 ans pour reconstruire une armée de première catégorie avec un budget annuel de 5 % du PIB, donc 150 milliards. Mais comme nous sommes ruinés pour trois générations, cette armée de verra jamais le jour, malgré les belles promesses de Macron.

À ce jour, nos industriels entendent de beaux discours mais attendent encore les commandes de matériels. Toujours pas de budget tandis que le vice-Premier ministre Olivier Faure réclame encore 10 milliards d’impôts supplémentaires avec 10 milliards d’économies en moins. Autant dire que les intérêts de la dette vont exploser et engloutir davantage que le budget défense.

D’autant plus que les sommes totales qu’on aura données à Zelensky, avec le nouveau plan de 90 milliards d’aide décidé par l’UE, atteindront l’équivalent d’une année de budget défense. Nous sommes en faillite mais  Zelensky n’a qu’à demander, il sera comblé.

Cette manne, dont une partie part dans les paradis fiscaux, aurait pu sauver tous nos agriculteurs et redresser l’hôpital. Mais avec Macron, les Français seront toujours les derniers servis tant il méprise la France et son peuple.

Il lui est plus facile d’annoncer de façon aussi théâtrale que ridicule la commande virtuelle de 100 Rafale par Zelensky, que ni la France ni l’Ukraine n’ont les moyens de financer, que de s’atteler concrètement à la reconstruction de notre armée.

On a déjà connu cela avec les prisons. En 2017 Macron promettait 15 000 places de plus à la fin de son premier quinquennat. Son deuxième mandat s’achève et seulement 3 000 places sont sorties de terre. Avec le bonimenteur de l’Élysée, c’est Noël à chacun de ses discours. Mais sous le sapin, on ne voit jamais rien venir.

En attendant, notre immigration de basse qualité, sous-qualifiée et sous-diplômée, nous coûte 3,4 points de PIB. C’est en effet un déficit de PIB de 100 milliards chaque année que nous coûte cette immigration insuffisamment productive mais très largement assistée. Et tout s’aggrave au fil du temps puisque le flot de 500 000 arrivées annuelles ne se tarit pas.

https://observatoire-immigration.fr/limpact-de-limmigration-sur-leconomie-francaise

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

. Constater la hausse de la criminalité sans penser : la démission analytique de la presse bourgeoise

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#webtube : Sous le titre « En France, une année 2025 marquée par la violence et les homicides », Le Figaro a publié une enquête ample et minutieuse signée Jean-Marc Leclerc. Le travail impressionne par la rigueur de l’inventaire et la précision des séries statistiques mobilisées. Il dresse un tableau sombre de l’état sécuritaire du pays. Il révèle toutefois, par ses silences mêmes, l’incapacité persistante de la presse dite de référence à produire une analyse à la hauteur des faits qu’elle expose. [Polémia]

Les chiffres parlent avec une brutalité froide. 1 268 homicides sur douze mois glissants, soit un meurtre ou un assassinat toutes les huit heures, en hausse de 8 % sur un an et de plus de 43 % depuis 2017. Des pics mensuels inédits, 125 faits en mai, 123 en novembre. Les tentatives d’homicide suivent une trajectoire plus alarmante encore, 2 259 faits en 2016, 4 290 en 2024, soit près de 90 % d’augmentation en moins d’une décennie. À cette violence létale s’ajoute une violence diffuse devenue quotidienne, 250 000 violences intrafamiliales, 210 000 violences hors cadre familial, 130 000 violences sexuelles, toutes en progression. Dans le même temps, la capacité de l’État à répondre s’érode, les taux d’élucidation chutent de 80 à 65 % pour les homicides entre 2017 et 2023.

Tout est dit, ou presque. Lorsque l’article aborde des éléments plus sensibles, le ton se fait soudain feutré. La surreprésentation des étrangers parmi les mis en cause est mentionnée puis aussitôt enveloppée de précautions rhétoriques. 18 % des auteurs d’homicides sont de nationalité étrangère pour environ 8 % de la population. 9 % sont ressortissants de pays africains pour 4 % de la population résidente. Pour les tentatives d’homicide, la part des étrangers atteint 20 %. Ces chiffres apparaissent comme des anomalies statistiques, jamais comme des faits appelant une interprétation.

Cette retenue n’est pas fortuite. Elle procède d’un cadre idéologique intériorisé par la presse bourgeoise. Certaines hypothèses sont réputées illégitimes avant même d’être examinées. Le lien entre immigration massive, désorganisation territoriale et montée de la violence relève du non-dit. Le grand remplacement est disqualifié comme thèse raciste, donc exclu du champ du pensable. L’immigration est postulée comme intrinsèquement enrichissante, donc structurellement innocente.

Cette cécité est d’autant plus frappante que des travaux académiques solides ont depuis longtemps fissuré ce dogme. Le sociologue et criminologue Hugues Lagrange rappelait, dans Le déni des cultures, que « s’il y a bel et bien aujourd’hui, dans les quartiers d’immigration, un problème culturel, celui-ci résulte moins d’un irrédentisme des cultures d’origine que d’une déstructuration de ces cultures dans le contexte de l’immigration et de la relégation urbaine ». La violence n’est pas un simple effet de pauvreté abstraite. Elle s’enracine dans des normes familiales, éducatives et symboliques fragilisées par le déplacement des populations et leur concentration dans des territoires disloqués.

Lagrange souligne également que « l’immigration, c’est le déplacement de populations qui ont des modes de vie, des normes familiales et éducatives différentes, et que cela peut générer des conflits dans les sociétés d’accueil ». Cette évidence anthropologique éclaire la physionomie concrète des violences décrites par Le Figaro. Les rixes de masse, les homicides entre jeunes hommes, les guerres de quartiers traduisent la coexistence forcée de normes incompatibles sur un même territoire.

D’autres chercheurs convergent. Philippe Lemoine rappelle que si « les ressortissants de pays africains sont mis en cause dans les affaires de vols à un taux plus de six fois supérieur à celui des Français, ce n’est pas parce que les forces de police et de gendarmerie sont biaisées contre eux ». Cette remarque invalide l’explication commode par le soupçon systématique de racisme institutionnel et oblige à interroger les causes réelles.

Les économistes du CEPII constatent de leur côté que « les immigrés et les étrangers sont effectivement surreprésentés dans les statistiques de délinquance de nombreux pays d’accueil » et qu’en France « les étrangers représentent 17 % des personnes mises en cause alors qu’ils ne constituent que 8 % de la population ». Ils observent aussi une corrélation spatiale nette, les territoires les plus violents étant ceux où la population immigrée est la plus importante. La corrélation ne suffit pas à établir seule une causalité, elle interdit toutefois le déni.

Lemoine ajoute avec justesse que « le fait que beaucoup d’études ne trouvent aucun effet de l’immigration sur la délinquance n’est pas une raison de conclure que cet effet n’existe pas ». Cette phrase résume l’impasse actuelle. Une partie du monde académique et médiatique préfère l’absence de preuve définitive à l’examen honnête d’indices convergents. Le confort idéologique l’emporte sur le risque intellectuel.

Ce refus de penser la violence comme phénomène enraciné relève d’une anthropologie implicite. Pierre Manent a montré comment les sociétés modernes ont renoncé à se comprendre comme des communautés historiques pour se percevoir comme de simples espaces de coexistence procédurale. Dès lors, toute interrogation sur les mœurs, les normes ou les formes de vie est disqualifiée. La criminalité devient un dysfonctionnement technique, jamais l’indice d’une désagrégation du lien civique.

Cette dépolitisation conduit à ce que Marcel Gauchet a décrit comme la sortie de la structure collective de la société. Lorsque l’autorité symbolique se dissout et que l’État n’incarne plus une norme commune reconnue, la violence cesse d’être une transgression. Elle devient un mode d’expression ordinaire, particulièrement dans les territoires où l’intégration s’est limitée à une juxtaposition administrative.

À cet égard, les chiffres livrés par Le Figaro ne décrivent pas seulement une hausse de la criminalité. Ils signalent une mutation de la conflictualité sociale. Ernst Jünger pressentait que lorsque les formes traditionnelles d’autorité s’effondrent, la violence ne disparaît pas, elle se diffuse et se banalise. Elle devient endémique, quotidienne, presque anonyme.

Ce que la presse dominante refuse encore de voir, c’est que cette violence est révélatrice. Elle dit l’échec d’un modèle d’intégration fondé sur le déni des différences culturelles réelles et sur l’illusion d’une neutralité axiologique de l’espace public. Les statistiques ne sont pas de simples indicateurs sécuritaires, elles sont des symptômes civilisationnels. Raymond Aron rappelait qu’une société qui se prive volontairement des catégories nécessaires pour se comprendre s’expose à subir les forces qu’elle refuse de nommer.

Comme l’a souvent souligné Alain de Benoist, une société qui interdit certaines questions se condamne à l’impuissance politique. L’enquête de Jean-Marc Leclerc documente une réalité alarmante tout en illustrant la démission intellectuelle de ceux qui devraient en tirer les conséquences. Constater n’est pas comprendre. Comprendre suppose aujourd’hui de briser les tabous que la presse bien comme il faut continue de sacraliser.

Balbino Katz, Polémia

. Labellisation des médias : la tentation autoritaire du macronisme

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#webtube : L’obsession du contrôle de l’information n’a jamais constitué une dérive accidentelle du pouvoir politique dans nos démocraties post-modernes ; elle en est l’horizon naturel dès lors qu’un régime ne parvient plus à convaincre par la seule force de son discours. La récente volonté d’Emmanuel Macron d’instaurer une « labellisation officielle » des médias s’inscrit précisément dans cette logique. Présentée comme une simple mesure technique, presque sanitaire (à laquelle nous a habitués le locataire de l’Élysée depuis 2020), destinée à protéger les citoyens contre la désinformation, elle constitue en réalité l’expression la plus aboutie de la tentation libérale-autorit aire du macronisme : une idéologie politique intimement persuadée que la vérité et la rationalité résident en elle, et que toute parole lui échappant ne peut relever que du complotisme, de la manipulation ou, pire encore, de la passion populaire. Polémia

La volonté de contrôle de l’information inhérente au macronisme

Rien n’est plus révélateur du logiciel idéologique macroniste que cette volonté de distinguer des discours vrais, scientifiquement fondés, de discours présentés comme irrationnels, jouant sur les peurs et sur le manque de compétence technique du peuple. Depuis 2017, le pouvoir macroniste oppose inlassablement un peuple livré à ses affects, prompt à la colère et aux tentations populistes, à un cercle de la raison, composé des élites urbaines, cosmopolites et correctement éduquées aux grands enjeux du XXIᵉ siècle. Dans cette dualité, le pluralisme n’apparaît plus comme une norme politique, mais comme une anomalie menaçant un pouvoir en place s’étant lui-même octroyé le droit de définir le vrai. Dès lors, ce ne sont plus seulement les idées qui doivent être combattues, mais les sources mêmes de la parole publique. Celui qui contrôle la légitimité des émetteurs se dispense de répondre sur le fond.

C’est là tout le problème de cette proposition, ou devrait-on dire de cette tentative de survie politique. Si l’ensemble des ministres est venu au secours du chef de l’État pour réaffirmer qu’il n’a jamais été question d’une labellisation à l’initiative de l’exécutif, la question qui persiste se révèle au moins tout aussi inquiétante : qui incarnera la figure du sage distribuant les bons points aux médias français ? La réponse n’en est pas plus rassurante, l’Élysée ayant déjà annoncé accorder cette prestigieuse tâche à un organisme parfaitement neutre, parfaitement indépendant et parfaitement fiable : Reporters sans frontières…

Cette tentation du contrôle de l’information n’est pas une donnée nouvelle. Elle constitue un élément consubstantiel au macronisme et, plus globalement, à la pensée euro-mondialiste. Cette proposition de labellisation s’inscrit dans une tendance globale que l’on retrouve à l’échelle occidentale.

Depuis une décennie, les institutions européennes, les géants du numérique, les réseaux d’ONG transnationales et les gouvernements libéraux-progressistes convergent dans une même direction : administrer le réel en filtrant les discours autorisés au nom d’une « sécurité de l’information » érigée comme nouveau dogme d’État. Dans cette configuration, les opinions critiques de l’intégration européenne, du multiculturalisme, de la politique migratoire ou du progressisme sociétal ne sont plus présentées comme de simples divergences politiques, mais comme des pathologies de la pensée menaçant la stabilité démocratique. La labellisation française ne constitue qu’une déclinaison nationale de cette volonté globale de contrôle, volonté visant moins à comprendre les sociétés qu’à en policer les dissidences.

La rationalité scientifique comme masque de l’idéologie

Le pouvoir prétend évidemment qu’il s’agit de protéger la démocratie. Le procédé est classique : en évoquant la montée des extrêmes, des fake news ou des ingérences étrangères, il devient possible d’assimiler toute critique structurelle du régime à une contestation dangereuse de l’ordre démocratique, ou à un ralliement à des forces de déstabilisation extérieures. En d’autres termes, contester la doxa officielle produite dans les lieux de pouvoir revient à menacer la stabilité même de la Patrie. Pourtant, ce glissement rhétorique masque une réalité plus simple : si le pouvoir macroniste cherche aujourd’hui à certifier la vérité, c’est parce qu’il ne la représente plus.

L’effondrement de l’autorité médiatique traditionnelle, la défiance croissante à l’égard des institutions et la montée des contestations souverainistes ou identitaires ont fissuré la légitimité du bloc central. Incapable de restaurer cette légitimité par le débat, le pouvoir tente désormais de la reconstituer par la labellisation. Ce qui n’est plus cru doit être imposé.

Ce dispositif, que l’on présente d’une manière presque comique comme une simple aide à la qualité de l’information, instituerait en réalité une hiérarchie entre médias responsables et médias déviants. Ceux qui bénéficieront du label — c’est-à-dire ceux qui s’alignent sur les dogmes officiels du progressisme institutionnel — verront leur statut consolidé ; ceux qui s’en éloigneront seront discrètement renvoyés dans les marges et présentés comme des parias de l’information. Ce pouvoir de dire qui est un média et qui ne l’est pas revient implicitement à déterminer qui a droit à la parole et qui ne l’a pas, ouvrant la voie à une sorte de pluralisme sous tutelle, où la liberté d’expression demeure théoriquement garantie tout en étant concrètement confinée.

Il ne s’agit pas ici d’un fantasme de persécution, mais de la conséquence logique d’une idéologie qui ne supporte plus la contradiction. Le macronisme, prolongement institutionnel du mondialisme progressiste, repose sur la certitude d’incarner la seule voie rationnelle de gouvernement. Dès lors, toute remise en cause de ses fondements — qu’il s’agisse de la souveraineté nationale, de la continuité historique des nations européennes, de la critique du modèle économique ou de la défense des identités culturelles — apparaît comme une menace devant être neutralisée. Le label sera l’outil de cette neutralisation, utilisé au nom de la rationalité scientifique pour masquer le radicalisme idéologique.

Un signe de mauvaise santé démocratique

L’ironie de l’histoire est que ceux qui invoquent sans cesse la démocratie pour justifier leurs restrictions en sont devenus, à force de méfiance, les principaux adversaires. Une démocratie saine ne craint jamais le pluralisme ; elle le désire, parce qu’elle sait que la vérité émerge du débat contradictoire. Une démocratie malade, en revanche, cherche à fixer politiquement les cadres du débat en le conformant à des normes soi-disant scientifiques. Saint-Simon avait annoncé que la modernité serait marquée par « la substitution du gouvernement des hommes à l’administration des choses ». Avec la macronie finissante, la pluralité de l’information et la vitalité du débat intellectuel deviennent à leur tour des « choses » qu’il convient d’administrer, de catégoriser et de labelliser, de peur que leur liberté ne participe à un élan démocratique précipitant sa chute. La raison mondialiste-progressiste aime la démocratie, sauf lorsque celle-ci va à l’encontre de ses dogmes. On peut imaginer le désarroi moral qu’auraient exprimé les experts de plateaux télé de l’audiovisuel de service public si une telle proposition avait été formulée par Donald Trump, Viktor Orbán ou tout autre dirigeant labellisé comme « populiste ». Heureusement pour nous, il s’agit d’Emmanuel Macron…

Damien de Coene, dans Polémia

. Ancien Patron de la DGSE sans filtres ? Interview d’Alain Juillet sur la chaine Thinkerview.

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#webtube : Alain Juillet : Ancien directeur du renseignement à la DGSE et haut fonctionnaire chargé du renseignement économique auprès du Premier ministre.

Source : Youtube – Thinkerview

. [LIVRE] La République, c’est lui

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#webtube : Un réquisitoire jubilatoire sur les contradictions, toute honte bue, de Jean-Luc Mélenchon. Avec un tel titre, on aurait pu légitimement s’attendre à une diatribe contre le Président Macron. Peut-être une autre fois, car pour l’heure, c’est bien Jean-Luc Mélenchon qui est au centre de ses préoccupations, et pour cause, écrit Éric Naulleau : « Les vieux fantasmes d’une gauche confite dans le souvenir idéalisé, ou pour mieux dire arrangé, de la Révolution française, la fascination pour la violence, la haine de la République et la logique de boutique – tel est le cocktail explosif du mélenchonisme. Le chaos, tel est le programme. »

Sa gauche et la « gôche »

Écrivain et éditorialiste au franc-parler toujours apprécié, Éric Naulleau se réclame de la gauche certes, mais ne se reconnaît en aucun cas en cette nouvelle gauche dogmatique qu’il rebaptise, pour l’occasion, la « gôche » et qui, selon lui, « place son énergie au service du nihilisme, d’une démolition de la France, dont il ne restera pas ici pierre sur pierre ». Partageant donc, avec ses amis de droite, le souci du combat culturel au service de la défense de la France, fidèle à son idéal républicain revendiqué, ce dernier prend à nouveau sa plume, l’affûte et signe là une charge implacable et un réquisitoire jubilatoire à l’encontre des Insoumis en général et de Jean-Luc Mélenchon en particulier, « cet apostat de la laïcité » dont il dénonce les reniements, toute honte bue, à des fins purement électoralistes.

Et le chroniqueur de nous expliquer comment et pourquoi le chef de LFI a changé de stratégie, suivant à la lettre les recommandations de Terra Nova, dont le but est de « produire et diffuser des solutions politiques innovantes ». Aussi le laboratoire d’idées proposait-il, en 2012, de substituer au traditionnel électorat populaire de la gauche, « salauds de pauvres » accusés de mal voter, cette improbable coalition « de populations issues de l’immigration, des progressistes et des minorités sexuelles ». Sauf que « l’homme de gauche à l’ancienne se gratte la tête sous sa casquette en constatant que parmi les symboles de son camp idéologique, les faucilles ont cédé place aux faux cils », note Naulleau, perplexe, décrivant ces idiots utiles « dont les homophobes rabiques de l’islamisme se débarrasseront selon les méthodes en vigueur à Gaza ».

D’un ton incisif et mordant, Éric Naulleau décrit notre « société post-littéraire et une population dégringolée au trente-sixième dessous de l’abêtissement par suite de l’effondrement du niveau scolaire et intellectuel ». L’essayiste rappelle les valeurs de sa gauche, cet idéal républicain qui consistait, à l’inverse, à émanciper par la culture et l’instruction grâce aux fameux « hussards noirs ».

Cerner son adversaire

« Carburant idéologique à un antisémitisme »« créolisation théorisée »« complicité entre une partie des élites et les banlieues islamisées »… Un livre d’une actualité brûlante, extrêmement détaillé en anecdotes personnelles et déclarations politiques, en petites formules bien ciselées à l’instar de ses « soldes d’hiver de la pensée, tout doit disparaître ». Le compère médiatique d’Éric Zemmour, cet autre Éric, a puisé dans sa mémoire et fouillé méticuleusement dans les archives pour nous livrer sur un plateau de vrais et savoureux « dossiers » assortis d’une réflexion sans concession. En découle une mine d’informations qui permet de mieux connaître et cerner son adversaire politique. Nos militaires le savent bien : « Qui connaît son ennemi comme il se connaît, en cent combats ne sera jamais défait. »

Publié dans la collection Pensée libre dirigée par Sonia Mabrouk, aux Éditions Fayard, cet ouvrage percutant et rapide à lire (124 pages) fait figure d’outil idéal pour se former solidement et se préparer aux futurs débats d’idées en ces années électorales à venir… Et surtout, il s’offre finalement comme un vibrant plaidoyer pour cette France et ces Français qui refusent de « se laisser mourir sans réagir ». À lire d’urgence !

Iris Bridier, dans BV

. Châteauneuf-Grasse : le centre pour mineurs isolés n’est pas près d’être fermé

Articles : Dec. 2025Nov. 2025Oct. 2025Sept 2025
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#webtube : La mairie souhaitait racheter l’hôtel et en faire une maison de santé ; le préfet a décidé de réquisitionner le centre. Était-ce « une promesse en l’air » ? Fin octobre 2025, la mairie de Châteauneuf-Grasse (Alpes-Maritimes) annonce son intention de racheter l’unique hôtel de la ville, transformé en centre d’accueil pour mineurs non accompagnés, afin d’en faire une maison de santé.

L’objectif de la commune : faire fermer ce centre qui depuis près de trois ans dérange la tranquillité de cette petite cité de la Côte d’Azur et offrir un meilleur accès aux soins. La promesse d’achat est signée, la vente définitive est prévue pour janvier 2026. Les habitants respirent à nouveau, certains de voir les mineurs isolés quitter prochainement la commune.

Une réquisition du centre par l’État

Seulement, mi-décembre, c’est la douche froide… Les habitants de Châteauneuf-Grasse apprennent que le préfet des Alpes-Maritimes demande la « réquisition » du bâtiment pour « au moins six mois » pour la même occupation. Et ce, alors que le bail avec l’association Entraide Pierre Valdo, qui gère actuellement le centre, arrivait bientôt à échéance. Quelques jours plus tard, le 19 décembre, en début de soirée, une délibération du département envenime la situation. Le conseil départemental a, en effet, voté l’attribution de la gestion de la prise en charge des mineurs non accompagnés à un nouvel opérateur, l’association PAJE (Pasteur Avenir JEunesse), en remplacement d’Entraide Pierre Valdo. Le tout pour une durée de… trois ans.

Certes, la délibération « porte sur la prise en charge de mineurs non accompagnés, peu importe le site de prise en charge ». Il n’y est donc pas stipulé que le centre pour mineurs isolés géré par l’association PAJE sera reconduit dans les murs de l’ancien hôtel Campanile de Châteauneuf-Grasse. Seulement, « la réquisition, opérée dans le cadre de ses prérogatives par la préfecture pour accompagner le département et trouver des sites d’accueil de mineurs non accompagnés mis à l’abri et confiés, s’est portée sur le site déjà en fonctionnement à Châteauneuf-Grasse […] en l’absence de tout autre lieu identifié », explique le département, dans les colonnes de Nice-Matin.

À ce sujet — La fin de « l’enfer » ? À Châteauneuf-Grasse, vers une fermeture du centre pour mineurs isolés

Nuisances, incivilités et insécurité

À Châteauneuf-Grasse, la stupeur laisse place à la colère. Emmanuel Delmotte, le maire sans étiquette de cette ville de 3.700 habitants, promet de ne « pas lâcher »« Ce n’est pas parce que c’est légal que c’est normal », s’indigne ainsi l’édile, sur le plateau de France 3 Côte d’Azur. L’élu local dénonce notamment les nombreuses « incivilités » et « l’insécurité » subie par les habitants de sa commune depuis l’installation du centre pour mineurs isolés.

En effet, ces derniers mois, BV a pu se procurer plusieurs vidéos tournées par des riverains du centre. « Plusieurs habitants ont leur jardin qui donne directement sur les fenêtres de l’hôtel. Ils subissent des nuisances sonores, jour et nuit. Ils sont dérangés en pleine nuit par l’alarme incendie ! […] Et ces jeunes traînent [dans la rue] et font des réflexions agressives aux passants »résumait, pour BV, Cyril Malbert, l’un des principaux opposants au centre. En juin, Le Figaro affirmait que « quatre jeunes résidents avaient tiré des billes de plastique et de plomb dans la cour d’une crèche située à proximité » du centre. La mairie a alors été contrainte de barricader la crèche, faute de pouvoir fermer ce centre. Et encore, début octobre, « des tirs de pistolets à billes ont [à nouveau] visé la cour de la crèche municipale », rapporte le conseil municipal, alors que les enfants se trouvaient à l’intérieur de l’établissement. Une plainte contre X a été déposée par la municipalité. Une fronde avait également éclaté au sein du centre, conduisant à l’intervention des forces de l’ordre

La commune de Châteauneuf-Grasse, qui a engagé plusieurs procédures contre l’État et le département, ne désespère pas de se faire entendre. Pour l’heure, Emmanuel Delmotte déclare vouloir « poursuivre l’acquisition du site, car c’est la seule solution pour pouvoir maîtriser ce foncier afin de réaliser notre maison de santé ». Cyril Malbert, de son côté, promet de « continuer le combat ».

. Municipales 2026 : LFI et le vote révolutionnaire

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#webtube : Il faut bien se rendre à l’évidence : les deux seuls partis à faire encore de la politique sont le Rassemblement national et La France Insoumise. Ce dernier serait sur le point de prôner le « vote révolutionnaire » à l’occasion des élections municipales de mars prochain. Tout comme son prédécesseur fit de même au siècle dernier. Explications.

Aujourd’hui, tous les regards sont braqués sur l’élection présidentielle de 2027, au risque de négliger l’échéance des municipales. Certes, chaque scrutin du genre est un cas particulier à lui seul et, de la dimension locale à celle, nationale, il peut y avoir un pas. Lequel vient d’être pourtant allègrement franchi par Jean-Luc Mélenchon. D’où la une du Figaro magazine de ce 12 décembre, consacrée à ces villes qui pourraient bien tomber du côté obscur de la force, comme on dit dans La Guerre des étoiles, dont Marseille. On peut donc y lire l’inquiétude du bloc central, sur son versant gauche : « La plupart veulent croire que le candidat de La France insoumise, Sébastien Delogu, ne jouera pas la carte de la terre brûlée au second tour, au risque de faire élire Franck Allisio [ancien de l’UMP passé au RN, ndlr] Est-ce si sûr ? Pour un élu non marseillais, “Jean-Luc Mélenchon est dans une stratégie révolutionnaire.” Dans ce cas, il laissera Delogu face à Allisio, même si le RN peut l’emporter. » Sur le versant droit de la Macronie, Martine Vassal qui, à l’instar de Benoît Payan, le maire sortant écolo-socialiste, « mise sur une campagne strictement locale. La nationalisation des enjeux aiderait à l’inverse Sébastien Delogu et Franck Allisio. » Vote révolutionnaire, tel que plus haut évoqué ? Nous y sommes.

Jean-Luc Mélenchon dans les pas de Jean-Marie Le Pen…

Cette stratégie mélenchoniste semble de plus en plus inéluctable, tant il est vrai que les débris du défunt Nouveau front populaire sont en passe de se liguer contre son mouvement fondateur, La France insoumise, censée incarner la « vraie gauche », au contraire de la volaille sociale-démocrate, toute juste bonne à être plumée dans les urnes.

Cette antienne fut longtemps celle du Front national, dont certains dirigeants assuraient qu’il représentait la « vraie droite », alors que le RPR et l’UDF d’alors étaient qualifiés de « fausse droite », parce que « courbe » alors que la leur, de droite, était justement « droite ». Néanmoins, il n’est pas forcément besoin d’avoir fait Sciences-Po pour savoir qu’il n’existe pas plus de « vraie » droite que de « fausse droite », de « vraie » gauche que de « fausse » gauche, puisque cohabitent plusieurs droites, légitimiste, orléaniste et bonapartiste, et plusieurs gauches, marxiste, sociale-démocrate et proudhonienne, histoire de résumer la chose à grands traits.

En 1995, sous l’impulsion de Samuel Maréchal, patron du Front national de la jeunesse, auteur de l’essai Ni droite, ni gauche : Français !, Jean-Marie Le Pen change illico de braquet et de vocabulaire. Le FN sera donc populiste ou ne sera pas. Déjà hostile à la fantasmatique « union des droites », le Menhir déclare alors se battre pour la survie de la France et non point celle de la droite. Ce sera d’ailleurs l’une des raisons inavouées de la dissidence de Bruno Mégret persistant à vouloir poursuivre cette chimère. À l’approche de l’élection présidentielle de 2002, il va même jusqu’à affirmer que « Jacques Chirac, c’est Lionel Jospin en pire ».

Cette stratégie du vote révolutionnaire avait déjà été discrètement mise en œuvre par Jean-Pierre Stirbois, son défunt bras droit d’antan, en 1988, consistant à voter pour François Mitterrand contre Jacques Chirac au second tour de l’élection présidentielle, histoire de faire place nette et de clarifier une bonne fois la situation.

En position de force, LFI entend atomiser la gauche…

Aujourd’hui, les rapports de force se sont inversés. Au siècle dernier, le FN aurait pu servir de béquille à cette droite donnée pour être « de gouvernement » : c’est désormais l’inverse. Et, pour reprendre les propos d’un Philippe de Villiers, décidément en pleine crise d’audace, accordés à Valeurs actuelles, ce 19 novembre, à propos de LR : « Ce parti ne franchira jamais le Rubicon qu’Éric Ciotti a eu le courage d’enjamber. Les LR resteront les supplétifs de la force centrale, macronisée jusqu’à l’os. Ils seront emportés par le coup de torchon qui se prépare. » De fait, Jean-Luc Mélenchon fait le même calcul, étant lui aussi en position de force vis-à-vis de ses anciens partenaires du NFP. Comme Jean-Marie Le Pen avant lui, il entend à son tour clarifier cette même situation. Et, tel son illustre prédécesseur, il sait n’être pas en position de gagner, pas plus les municipales que la future présidentielle. Peu lui importe : en véritable trotskiste, c’est l’affrontement dans la rue qu’il cherche, au contraire d’un Le Pen, indécrottable légaliste. C’est un révolutionnaire, malgré son passé de sénateur socialiste, pas un réformiste. La différence est de taille et n’a pas laissé indifférents nos confrères de Politis qui, ce 3 décembre, titrent : Municipales, entre LFI et le PS, la guerre totale est lancée ! » Rien de moins.

Faire gagner le RN, pourquoi pas…

Et les mêmes d’ajouter : « Depuis des semaines, les attaques fusent. Les stratèges des deux camps égrènent les villes dans lesquelles les insoumis font pression sur un maire rose. (…) Partout, les insoumis se délectent de ces sondages qui les placent en situation de déstabiliser les majorités sortantes ou, en cas de surprise, d’arracher quelques villes. (…) Le duel entre insoumis et socialistes est de plus en plus assumé. Le premier des roses, Olivier Faure, se retrouve obligé de hausser le ton. “Quel est leur objectif dans la vie ? Être les idiots utiles de la droite ? Où sont-ils prêts, au contraire, à être les renforts de la gauche ?” (…) Paul Vannier, le “monsieur élections” de LFI, affirme : “Partout où nous serons en tête au soir du premier tour, nous proposerons aux autres listes de gauche prêtes à défendre avec nous un programme de rupture, de nous retrouver pour battre la droite, pour battre l’extrême droite, pour changer la vie, vraiment.” » Inutile de préciser qu’en cas de refus de tels arrangements d’entre-deux tours, les candidats mélenchonistes se maintiendraient. Au risque de faire gagner le RN ? Leur révolution a manifestement un prix : celui-là. Rien que de très logique, finalement.

Nicolas Gauthier, Revue Eléments

. Le loup et les bisounours

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#webtube : Ces derniers temps, une publicité pour le groupe « Intermarché », sous la forme d’un bref conte de Noël mettant en scène un loup esseulé et rejeté du fait de son alimentation carnassière, connaît un succès fulgurant et considérable sur les réseaux mondiaux. Ce film d’animation réalisé par un studio français n’a cependant pas convaincu Eric Grolier qui en dénonce la niaiserie « vivre-ensembliste »… Même si techniquement et graphiquement le résultat est magnifique !

Et l’Occident tout entier de s’extasier devant la dernière pub d’Intermarché, petit film d’animation prônant le « mieux manger » dans l’optique, toujours, d’un « vivre-ensemble » à la sauce bobo – cuisine woke bien entendu – et aux finalités évidemment commerciales…

De quoi s’agit-il ?

D’un loup en peluche offert à Noël à un enfant qui en a peur. Pour le rasséréner, le père ou l’oncle ou un ami de la famille (on ne sait pas bien) lui raconte une histoire : celle d’un loup qui voudrait bien avoir des amis mais qui effraye tout le monde avec ses habitudes carnivores. Pour briser sa solitude et sur les conseils d’un hérisson (pourtant pas le plus végétarien de la bande), il décide de cuisiner des légumes (et du poisson, on n’est pas à une contradiction près au royaume des bonnes intentions) pour se faire accepter par les autres animaux lors du grand banquet de Noël. Du coup, l’enfant du début s’endort en serrant la peluche contre lui, et le conteur s’attire le regard admiratif de tous les convives en plus de celui énamouré de sa compagne ou de sa sœur (on ne sait pas non plus).

Reconnaissons que ce petit film, vraie-fausse pub garantie sans IA mais pas sans bons sentiments, parfaitement servi par la chanson le « Mal-aimé » de Cloclo, est très bien fait. Il instrumentalise l’univers de l’enfance pour s’adresser aux adultes (ce sont eux qui font leurs courses à Intermarché), plus particulièrement aux bobos mis en scène, laissant le champ libre à leurs fantasmes et leurs préoccupations : une alimentation sans viande et une nature apprivoisée où il est possible de choisir celui que l’on veut être ; un monde indifférencié, apaisé, où prévalent les désirs de chacun.

L’engouement excessif que cette pub suscite est révélateur de la bisounoursisation de l’Occident, qui se cache sous la couverture en espérant que le monde réel, qui se révèle chaque jour plus brutal, le laisse tranquille.

Il existe pour les (véritables) enfants une autre histoire de loup, plus belle et plus vraie. Racontée dans un album paru chez Flammarion-Père Castor en 1952 : Marlaguette, écrit par Marie Colmont et illustré par Gerda Muller.

Marlaguette est une fillette qui cueille des champignons dans les bois. Une grosse bête l’attrape et l’emporte : c’est un loup. Mais elle se débat tellement qu’il se cogne la tête et se blesse. Oubliant sa peur et sa colère, Marlaguette décide de le soigner. Le loup, reconnaissant, n’ose plus la toucher. La fillette en profite pour lui interdire de manger des animaux. Seulement voilà, le loup s’affaiblit et tombe gravement malade. Un sympathique chasseur lui explique que le loup a besoin de viande pour vivre. Pour Marlaguette, c’est une terrible révélation : la nature du loup l’oblige à manger les autres animaux. « Je te dédis de ta promesse, lui dit-elle alors. Va vivre au fond des bois comme vivent tous les loups. » Marlaguette vient d’apprendre que la plus belle preuve d’amitié, c’est d’accepter l’autre tel qu’il est. L’album s’achève sur cette phrase superbe, qui il y a soixante-dix ans s’adressait aux enfants entre trois et six ans :

« En peu de temps, le loup redevint fort et beau. Mais il ne tuait maintenant que lorsqu’il avait faim et jamais plus il ne mangea de petit enfant. Parfois, de loin, entre les branches, il voyait passer la robe claire de Marlaguette et cela lui faisait à la fois plaisir et tristesse. Et Marlaguette regardait souvent vers le fond des bois, avec son doux sourire, songeant à cette grande bête de loup qui, pour l’amour d’elle, avait accepté pendant des jours de mourir de faim… »

Je vais peut-être, en critiquant le clip du loup végétarien, faire figure de vieux grincheux insensible à la magie de Noël. Mais je suis persuadé que les adultes devraient relire Marlaguette, regarder à nouveau le monde tel qu’il est, et cesser de maltraiter l’imaginaire des enfants qui méritent, quelle que soit l’histoire, qu’on leur dise la vérité.

Éric Grolier, Revue Eléments

© Illustration de Gerda Muller, couverture de Marlaguette, écrit par Marie Colmont.

. La chanson du jour, Year Of The Knife – Tears For Fears

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#webtube : « Hallelujah… the king is dead. Il a dit : « Love was the knife »
Et depuis, on répète en boucle : This is the year of the knife Tears For Fears qui lâche une bombe épique et sombre sur The Seeds of Love (1989). Ce refrain obsédant, cette montée progressive, cette ambiance fin du monde romantique… un des titres les plus sous-cotés du duo. Too late for the young gun.
Too late… much too late. Vous l’écouterez encore en boucle même en 2025
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#webtube : “Hallelujah… the king is dead. He said, ‘Love was the knife.’” And ever since, we’ve been repeating it endlessly: This is the year of the knife. Tears For Fears dropped an epic and dark bombshell on The Seeds of Love (1989). That haunting chorus, that gradual build-up, that romantic end-of-the-world vibe… one of the duo’s most underrated tracks. Too late for the young gun.
Too late… much too late. You’ll still be listening to it on repeat even in 2025.

Source : Youtube – Ters for Fears

. Charles Alloncle : l’ennemi public numéro 1 de France Télé s’exprime sur Tocsin !

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#webtube : Commission d’enquête, les auditions entre le CSA et Delphine Ernotte disparaissent comme par magie 🔷 Charles Alloncle Député de l’Hérault Porte-parole du groupe UDR Rapporteur de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public Entrepreneur

source : Youtube – Tocsin