#webtube : Le Forum de Davos 2026 : oraison funèbre du mondialisme ? 🔷 Modeste Schwartz Essayiste, ancien élève à l’ENS, diplômé de la Sorbonne, auteur du Substack Modeste’s Substack. 🔷Pierre heBookEditions), fondateur de la lettre confidentielle “Polemos”
#webtube : Pour l’« humoriste », « on a été trop gentils avec l’extrême droite ». Les auditions de Radio France se poursuivent à l’Assemblée nationale. Le président de la commission d’enquête, Jérémie Patrier-Leitus, peu suspect de fascisme, a levé ce lundi un sacré lièvre : en l’occurrence, la chronique de Merwane Benlazar, le 7 janvier, sur France Inter.
Ni « gentleman » ni ouvert d’esprit
Merwane Benlazar, vous vous souvenez ? Allons, un petit effort. C’est ce fameux « humoriste » pas drôle qui, il y a un an, le 31 janvier 2025, avait été invité sur France 5 pour y délivrer, dans l’émission C à vous, la première chronique de ce que l’on imaginait être une longue série. Vêtu d’un pull ample et d’un petit bonnet, qui ressemblaient furieusement à une tenue d’islamiste (sans compter sa longue barbe, presque sans moustache), il avait raconté des trucs sans intérêt, d’autant plus que les gens n’avaient retenu – tu m’étonnes ! – que sa tenue. On avait alors retrouvé des tweets de lui, particulièrement misogynes et évoquant un islam radical. Rachida Dati l’avait viré : il en avait profité pour renvoyer à sa condition d’« Arabe » le maire du VIIe habillé par Chanel. On n’est pas plus gentleman, pas plus ouvert d’esprit non plus.
Évidemment, parce que la culture subventionnée est bonne fille, Merwane Benlazar n’a pas perdu sa chronique sur France Inter. Plus précisément, il officie dans l’émission Zoom Zoom Zen – un titre qui, pour les plus anciens de nos lecteurs, fait allusion au refrain d’un (excellent) titre de NTM déjà un peu vintage, Ma Benz. Ce 7 janvier, donc, il répondait à Philippe Geluck, dessinateur belge du Chat, au sujet du prétendu « cordon sanitaire » que les médias d’outre-Quiévrain ont dressé contre les gens d’« extrême droite », sans bien sûr préciser ce que cela recouvre. « On a été trop gentils avec l’extrême droite. Mettre un facho au micro, c’est légitimer ses idées », a commencé l’hilarant humoriste. Et d’enchaîner avec un petit tacle envers le podcast YouTube Legend, puisque son animateur, Guillaume Pley, a eu le front de recevoir… Nicolas Sarkozy. Un facho, lui aussi, probablement : « On vit dans une époque où si le diable sort un livre, Guillaume Pley le reçoit. »
❗️Monsieur Merwane Benlazar, votre appel à la censure politique et au cordon sanitaire médiatique, sous couvert d’humour, dans l’émission Zoom Zoom Zen sur @franceinter est grave et inacceptable. pic.twitter.com/yk0xjCka0D
« Un appel à la censure politique grave et inacceptable »
Merwane Benlazar n’en était pourtant pas, on l’a dit, à son coup d’essai. « À quel moment c’est devenu un bon argument, une bonne chose, de « recevoir tout le monde » ? », a-t-il demandé, en forme de question rhétorique. On peut peut-être lui répondre : à tout moment, c’est un bon argument. En tout cas, ça devrait l’être dans ce que l’on appelle une démocratie. Il reste à savoir si nous le sommes encore, puisque la parole est systématiquement donnée à la gauche sur les antennes du service public, et beaucoup moins à la droite, sans même parler de l’« extrême droite ».
Par un étonnant paradoxe qui a déjà été plusieurs fois dénoncé, dans ces colonnes et ailleurs, le Rassemblement national est le premier parti de France, ses dirigeants sont les seuls responsables politiques à figurer parmi les personnalités préférées des Français. Et pourtant, ses braves contribuables, perclus d’impôts, sont priés de raquer sans rien dire pour se faire cracher dessus par des « humoristes » qui, si la manne publique n’existait pas, mendieraient leur pain sur les routes ou feraient voltiger des diabolos, en sarouel, sur les ronds-points. Un peu de gratitude envers leurs involontaires mécènes, à défaut de talent, ne serait pas trop demander.
#webtube : La commission mixte paritaire a confirmé l’abrogation des ZFE. Les ZFE sont sur le point d’être un ancien souvenir après un accord trouvé en commission mixte paritaire, réunissant députés et sénateurs, dans le cadre du projet de loi de simplification. Une étape décisive après le vote à l’Assemblée, qui ouvre la voie à un dernier passage en séance publique.
Contacté par Boulevard Voltaire après cette décision, Alexandre Jardin, fondateur des « Gueux », revendique une victoire politique et populaire. « C’est la grande victoire pour les gueux, pour notre combat et pour tous les Français qui n’ont pas les moyens de changer leur véhicule pour complaire aux écologistes », lance-t-il. Pour l’écrivain, le combat dépasse les étiquettes : « Et ça n’a rien à voir avec quelque chose de partisan. Ça a à voir avec des convictions de gens qui, à un moment, se disent : ça ne peut pas être ça, la France. »
Alexandre Jardin estime désormais le scénario quasi verrouillé : « Cela crée une situation qui fait qu’en plénière, l’Assemblée nationale ne pourra plus reculer. Il y a un accord avec le Sénat. » Et il prévient ceux qui voudraient relancer la bataille : « Si les partis décidaient de déclarer la guerre à la France, je leur souhaite bien le bonjour maintenant. »
🔴 ALERTE INFO : la Commission mixte paritaire confirme l'abrogation des ZFE.
Les verrous vers la fin de ces zones sautent tour à tour ! C'est une nouvelle étape décisive vers la suppression des Zones de Forte Exclusion ! ✊ #ZFEpic.twitter.com/jI8XZBknaV
#webtube : Les travaux de la commission reprennent. « Les Français peuvent compter sur moi », affiche, déterminé, Charles Alloncle. Après un long mois d’interruption, la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public reprend ses travaux. Au menu de ce 20 janvier, le comité d’éthique de Radio France. Sa présidente, Françoise Benhamou, était auditionnée avec Emmanuelle Daviet, médiatrice des antennes de Radio France.
Parce que la question est au centre des débats : un humoriste peut-il tout dire à l’antenne, tout exprimer sur ses réseaux sociaux avec le logo officiel de la radio à laquelle il appartient ? Ils sont encore légion, les exemples que nous donne l’actualité, sans compter le talent du rapporteur Charles Alloncle pour dénicher les propos les plus scandaleux tenus à l’antenne de France Inter notamment, sous couvert d’humour.
Le député de l’Hérault est revenu sur la chronique de Merwane Benlazar qui affirmait, sur France Inter, le 7 janvier : « Mettre un facho au micro, c’est légitimer ses idées » (lire l’article d’Arnaud Florac à ce sujet). Ne doutons pas qu’avec ce même raisonnement, l’humoriste en herbe a dû s’indigner de ce que la radio publique accorde un long entretien à l’ambassadeur du régime islamique iranien qui affirmait tranquillement à l’antenne, il y a deux jours, que « le régime iranien n’a pas de sang sur les mains ».
« Est-ce que les Français doivent payer pour ce genre d’humour ? »
Le rapporteur de la désormais très suivie commission prend au mot la médiatrice : « Vous nous expliquez que l’humour fait partie de la politique éditoriale de France Inter », et revient sur une chronique de l’humoriste Aymeric Lompret qui, le 15 octobre 2021, se tapait sur les cuisses ainsi : « Merci, les gens d’extrême droite, d’avoir payé pour qu’on dise que vous êtes des gros cons. Si j’étais à votre place, comment je serais dégoûté de me faire insulter toute la journée et, en plus, de devoir payer pour ça. » Puis le même Lompret ajoutait : « Est-ce que ça t’excite, Jordan Bardella, de faire un gros chèque à Guillaume Meurice ? ». Ou encore cette chronique, sur France Inter toujours, de Charline Vanhoenacker dont les propos du lundi 19 janvier, taxés d’antisémitisme, créent la polémique : « Ça n’a jamais encore été fait, une version à colorier de Mein Kampf ? », s’interroge la journaliste.
Pour Charles Alloncle, les questions sont simples. « Est-ce acceptable sur une antenne payée par l’impôt des contribuables ? »« Est-ce que les Français doivent payer pour ce genre d’humour ? » Est-ce cela, l’audiovisuel public français ?
Tout au long de l’audition, la présidente et la médiatrice de Radio France n’apporteront aucune réponse. Elle se retranchent derrière les saisies qui ne sont faites que par les Français eux-mêmes. Un comité d’éthique non rémunéré, qui se réunis deux fois l’an et ne dispose d’aucun moyen réel selon sa présidente, Françoise Benhamou.
« Un médiateur ne peut pas s’autosaisir », explique quant à elle Emmanuelle Daviet, « je n’ai pas à réécrire mon statut à radio France ». Avec toujours la même rengaine de l’humour, encadré par la loi, au nom de quoi on pourrait tout dire. La députée RN Caroline Parmentier pointe du doigt le militantisme politique de ces humoristes qui s’expriment à la radio ou sur les réseaux avec le logo de leur radio publique. Comme cette même Charline Vanhoenacker, rapporte la parlementaire, en citant l’humoriste qui s’exprime ainsi dans Le Monde : « France Inter, parce qu’elle est la première radio de France, est aujourd’hui un lieu de pouvoir. J’ai décidé de résister de l’intérieur au moment où l’Assemblée nationale compte plus de 140 députés RN. »
À ces questions, nous n’aurons pas de réponse, ou toujours les mêmes hésitations sur une incapacité à condamner des propos – « je ne suis pas dans mon rôle » – ou en faisant référence à des « chartes » ou des comités qui surveillent le comité.
« Je ne cèderai à aucun pression »
« Les français peuvent compter sur moi, j’irai jusqu’au bout de ma mission. » Avant le début de cette audition, le député Charles Alloncle a tenu une conférence de presse pour réaffirmer sa « détermination ». Remis en cause par la présidente de l’Assemblée nationale et le président de la commission qui a instauré de nouvelles règles de travaux, le député ciottiste déplore le mois d’interruption qui a fait perdre un temps précieux à une commission dont les travaux sont limités dans le temps. Il charge aussi France Télévisions qui a fait « deux mois de rétention d’information » avant d’accepter de transmettre les documents réclamés. Le député ciottiste qui « ne s’attendai[t] pas à une telle levée de boucliers »« constate que [s]es questions dérangent » et dénonce une « tentative de discréditer les travaux de la commission ».
« Je ne cèderai à aucun pression ou tentative d’intimidation, ça ne me fera pas plier. » Tête haute, Charles Alloncle repart de plus belle pour la seconde partie des auditions qui s’annonce très chargée. Dernière victoire en date, l’audition de l’animateur Patrick Sébastien qui, finalement, sera auditionné, a indiqué le président de la commission qui, jusqu’ici, y était formellement hostile.