. Affaire Maduro : la civilisation s’efface, le temps des pirates est là

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#webtube : L’intervention militaire américaine au Venezuela a frappé les esprits à travers le monde. En partie parce que l’opération a été réussie de manière a priori impressionnante. Mais aussi, et surtout, parce que l’enlèvement de Nicolas Maduro marque un tournant dans la manière dont la souveraineté des États sera envisagée à l’avenir. Pour analyser, cet événement majeur, voici un texte d’Éric Delcroix, juriste, essayiste et écrivain, auteur de Droit, conscience et sentiments.
Polémia

Ambiguïtés journalistiques

Le rapt du président en exercice du Venezuela, à Caracas, ainsi dans son propre pays, pour être livré à la justice de droit commun d’un autre pays est un précédent très grave. Que ce dictateur ait été une fripouille castriste évidemment peu recommandable est une chose, mais le traitement qui lui a été infligé indépendamment de sa qualité est un précédent qui revêt une importance universelle majeure.
D’abord, entendons-nous bien et nommons les choses pour sortir de l’ambiguïté et de l’à-peu-près journalistique. Non, Nicolas Maduro n’a pas été capturé, il a été enlevé ; non, il n’a pas été exfiltré du Venezuela, comme on le fait pour sauver son agent, il a été extradé illégalement. Non plus, il n’est pas un président déchu comme le présentent les médias : seul le Venezuela pourrait le déchoir de son titre selon les institutions de ce pays ou par un coup d’État.
Et son procès, en violation de son immunité de chef d’État, dans un pays tiers et sous la loi de ce pays étranger est le signe de la généralisation du désordre et de la dissolution ultime de la différence que l’on avait coutume de faire entre la raison d’État et la simple piraterie.

Régime des États et lois de ceux-ci

Depuis le traité de Westphalie (Münster et Osnabrück, 1648), les États étaient reconnus comme des entités souveraines, ne dépendant que d’elles-mêmes. Les responsables des États ne devant rendre de comptes, en tant que tels, qu’à leur propre ordre intérieur. Il est vrai que ces règles, pour dominantes qu’elles fussent, étaient des règles européennes, devenues universelles de par l’influence européenne sur le monde, influence qui n’est plus…
Déjà, sous le poids des Américains, lors du grand procès de Nuremberg (1945-1946), ces règles avaient été transgressées et des voix s’étaient élevées, y compris aux États-Unis, telles celles du sénateur Taft ou du juge de la Cour suprême Harlan Fiske Stone.
À une plus petite échelle, les Américains avaient déjà procédé à l’arrestation de Manuel Noriega après l’invasion du Panama par l’armée américaine (1989), mais le statut effectif de l’« homme fort », qui régnait alors plus ou moins officiellement sur le Panama, en fait un cas probablement marginal.
Ces dernières décennies ont vu, à l’initiative des Américains mais non sans la complicité de leurs vassaux européens, l’application barbare de la liquidation des chefs vaincus, tels l’Irakien Saddam Hussein, exécuté sous supervision américaine (2006), ou le Libyen Mouammar Kadhafi, odieusement lynché sous supervision franco-américaine (2011).
Aujourd’hui Napoléon serait pendu par les Anglais et je ne crois pas que cela aurait été souhaitable, ni pour notre histoire ni pour celle de la civilisation.

Fin des souverainetés et immunités : Vae victis !

Selon la justice des États-Unis, Nicolas Maduro est accusé de trafic de drogue, mais même en éliminant l’obstacle dirimant de l’immunité précitée, et donc à titre subsidiaire, le point de savoir s’il est illégal de commercialiser telle ou telle drogue relève de la souveraineté des États. Lors de la prohibition de l’alcool aux États-Unis (1920-1933), le président américain n’allait pas envoyer des commandos pour enlever, et juger sous sa loi nationale, le chef de l’État canadien ou le président du Mexique, pays dont les productions d’alcool alimentaient la contrebande des vertueux Américains.
Et pendant que nous y sommes, pourquoi notre armée n’irait-elle pas maintenant enlever, pour le juger à Paris entre deux malandrins, le chef du gouvernement hollandais dans son pays à partir duquel le cannabis et ses dérivés sont légalement commercialisés, et alimentent pour finir le trafic de drogue en France…
Ceux qui se réjouissent du sort fait au sinistre Maduro ont tout simplement des têtes de colibri, comme Trump, sauf que ce dernier a pour lui le pouvoir et la puissance qu’il ne conjugue qu’au présent (au futur sera-ce la Chine ?). Le démantèlement de l’ordre mondialiste américano-centré instauré depuis 1945 est une chose positive, en revanche la dissolution des débris de la paix de Westphalie fait disparaître les distinctions entre actes de souveraineté et actes de piraterie et cela est effroyablement dangereux.
Une parenthèse de civilisation tri-centenaire vient de se refermer. C’était pourtant bien, la civilisation. Mais c’était avant…
Attention aux lendemains qui déchantent. Vae victis !

Éric Delcroix, Polémia

. Le déclin des médias de grand chemin

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#webtube : Le journaliste Édouard Chanot dirige l’émission Chocs du monde sur TVL après avoir été rédacteur en chef chez Sputnik Paris et RT France. Dans son dernier livre, Brèche dans le mainstream — L’âge des alternatives médiatiques (Éditions La Nouvelle Librairie, 96 pages, 9 euros), préfacé par le président de l’Observatoire du journalisme Claude Chollet, l’auteur s’intéresse à la révolution numérique en cours qui offre des opportunités certaines aux acteurs de la « réinformation » pour combattre la « pensée unique », malgré les censures diligentées par la caste médiatico-politique.

La Charte de Marseille

En avril 2025, à l’occasion des Assises méditerranéennes du journalisme, une trentaine de médias signent une charte déontologique inspirée par des journalistes et des chercheurs marqués à gauche. Outre le média de service public France Médias Monde, plusieurs d’entre eux sont subventionnés par l’État comme L’HumanitéPolitisLa Marseillaise ou Rue89Lyon. Les syndicats SNJSNJ-CGTCFDT-Journalistes et les écoles de journalisme de Lannion, Tours et Cergy sont également signataires [concernant ces établissements, nous recommandons l’essai de Xavier Eman, Formatage continu — Tour de France des quatorze principales écoles de journalisme (Éditions La Nouvelle Librairie)].

Cette Charte de Marseille a pour vocation « de répondre [avec rigueur et humanité] aux défis journalistiques liés aux migrations », en insistant sur la dignité des personnes migrantes, la lutte contre les stéréotypes et la nécessité de contextualiser les faits migratoires, notamment dans les affaires judiciaires impliquant des individus d’origine étrangère.

Comme le souligne le préfacier, « dans les faits, c’est une véritable liste à la Prévert de consignes visant à brider encore davantage l’information sur l’immigration », d’autant que les signataires s’engagent à cacher ou à ne pas insister sur la religion ou l’origine des étrangers incriminés. La Charte enjoint les journalistes à être « vigilants sur les termes employés » afin d’« éviter amalgames et approximations » et leur recommande, entre autres, de participer à des formations incluant des partenariats transfrontaliers et des collaborations avec des ONG tels que France Terre d’Asile ou SOS Méditerranée.

Une remise en cause de la caste

« Covid, guerre à Gaza, en Ukraine et, avant cela, Gilets jaunes : durant ces crises — qui sont celles d’un monde qui se redessine —, le besoin d’entendre une voix dissidente s’est fait sentir et n’a été comblé par aucun média dominant. »

La pensée unique « libérale-libertaire » — caractérisée par la fusion de l’extrême centre et de l’ultragauche (dans sa dimension sociétale plutôt que sociale) — répond de moins en moins aux attentes de la population en matière d’information.

En janvier 2025, le baromètre La Croix/Verian/La Poste évalue à 62 % le nombre de Français qui expriment une défiance quant à « ce que disent les médias sur les grands sujets d’actualité », un chiffre en augmentation de cinq points par rapport à 2023.

Dans le même temps, les journaux télévisés des grandes chaînes perdent régulièrement des parts d’audience en raison de la concurrence des chaînes d’information continue et des réseaux sociaux et des médias alternatifs (notamment les vidéos) très populaires chez les jeunes.

La revue de presse d’un youtubeur comme Hugo Décrypte est consultée au moins une fois par semaine par 40 % des moins de 35 ans. « Les influenceurs sont les figures incontournables de la décennie 2020, et leurs méthodes ont infusé jusque dans les médias. Ainsi, les nouveaux codes informationnels mêlent l’objectivité — théorique — du journalisme et la subjectivité — totalement assumée — des influenceurs. »

La nomenklatura défend ses positions

« De nouvelles figures et de nouveaux médias sont apparus, oxygénant l’atmosphère ambiante » et conduisant de nombreux journalistes en place à déplorer l’infiltration de l’extrême droite dans le paysage médiatique, bien que ce renouvellement concerne également la gauche avec des médias comme Blast (qui bénéficie de financements publics), QG ou Off Investigation.

Comme l’illustre la Charte de Marseille, les médias de grand chemin persistent et signent dans l’expression de leur idéologie libérale-libertaire, tout en cherchant à censurer ou à discréditer leurs opposants en les désignant comme des adeptes du fascisme, du populisme, du complotisme, etc.

Certaines banques accompagnent volontiers ces mesures liberticides en fermant des comptes sans justification, comme l’ont été ceux de TVL en 2025.

« Bien entendu, l’Arcom n’est pas en reste. L’affaire C8 de février 2025 a rappelé que la censure est un procédé toujours d’actualité, appliqué dans ce cas précis par des juges non élus qui ont expulsé du champ de l’acceptable un média pour de mauvaises plaisanteries et une supposée absence de pluralisme — ce dernier n’étant, évidemment, pas exigé sur une radio comme France Inter. »

« À l’été 2025, Aurore Bergé, la ministre chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, a annoncé la mise en place d’une coalition d’une dizaine d’associations LGBT et/ou dites “antiracistes” chargée de faire remonter à l’Arcom les “contenus haineux”. » (Pour mémoire, le président de cette autorité publique indépendante est nommé par le Président de la République.)

L’arrivée de l’IA

Édouard Chanot est persuadé que toutes ces réactions révèlent une perte d’influence des médias de grand chemin, comme le confirme le peu de crédibilité accordée à des fact-checkers qui prétendent rétablir les faits tout en cachant maladroitement une volonté de contrôle des opinions politiquement divergentes.

« Cette pression a commencé à diminuer avec la libéralisation de la parole due au rachat de Twitter/X par Elon Musk, ce qui a permis, par la même occasion, l’essor d’une vérification de l’information plus neutre exercée par l’IA. »

Plus neutre ne veut bien sûr pas dire infaillible, comme le confie un journaliste dans le livre : « Un jour, j’écrivais un papier sur les réactions françaises à une annonce de Zelensky. J’ai demandé à l’IA de me les lister… elle a tout inventé. Tout était cohérent, reflétant parfaitement ce que Marine Le Pen ou Mélenchon aurait pu en dire, mais elle a eu tout faux, pour la simple et bonne raison qu’ils n’avaient pas encore réagi ! »

[L’IA va pourtant devenir indispensable et c’est la raison pour laquelle Polémia vient de lancer Polém’IA, entraînée uniquement avec des sources identitaires et appelée à monter en puissance durant les prochains mois.]

Enfin, comme le souligne Édouard Chanot, l’indépendance des médias alternatifs réside dans les contributions généreuses de « plusieurs milliers de donateurs [qui] offrent quotidiennement à leurs rédaction leur liberté de ton, […] créant par là même une troisième voie, aux côtés du modèle de médias publics et de celui des grandes fortunes »…

Johan Hardoy, Polémia

. Un médecin persécuté par le système brise l’omerta sur la médecine naturelle !

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#webtube : La médecine naturelle de retour en force 🔷 Vincent Reliquet Ancien médecin urgentiste, aujourd’hui médecin généraliste dans le nord de la France. Auteur de “chronique d’ une médecine contestataire”, tome 1, 2 et 3 (éditions Marco Pietteur)

Source : Youtube – Tocsin

. Venezuela : Trump vs Maduro, impérialisme ou chaos mondial ? F. Asselineau dans Le Samedi Politique

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#webtube : Un an après son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a sidéré la planète ! Dans une opération spectaculaire, les Etats-Unis ont enlevé le président vénézuélien Nicolas Maduro et son épouse, annonçant dans la foulée leur intention de prendre le contrôle du pays… et de ses ressources pétrolières.

Assiste-t-on à une rupture historique avec le droit international ? Donald Trump inaugure-t-il une nouvelle phase de domination américaine, assumée et décomplexée ? Qui sera le prochain sur la liste ? Quelle place l’Europe occupe-t-elle ? Emmanuel Macron a-t-il définitivement fait disparaître la France de la diplomatie mondiale ? Pour cette analyse géopolitique, « Le Samedi Politique » reçoit François Asselineau, président de l’UPR. Au programme de cette émission : – L’enlèvement de Nicolas Maduro – Les véritables objectifs de Donald Trump au Venezuela – Une nouvelle épreuve pour le droit international et l’ONU – Le retour de la doctrine Monroe et la stratégie de l’hémisphère occidental – Groenland, Canada, Iran : jusqu’où Trump est-il prêt à aller ? – Face à l’opération de Trump, quelles réactions de la Russie et de la Chine ? – Quelles seront les conséquences sur la guerre (et la paix) en Ukraine – L’effacement diplomatique de l’Europe et l’isolement croissant d’Emmanuel Macron – Mercosur, affaiblissement français et perte de souveraineté Une émission pour comprendre le basculement stratégique en cours et les dangers d’un monde désormais régi par le rapport de force.

Source : Youtube – TVL

. CNews : Christine Kelly entame 2026 sur une progression d’audience record

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#webtube : Depuis septembre, Face à l’info a gagné en moyenne, chaque jour, 66.000 téléspectateurs ! Une belle assemblée de 658.000 téléspectateurs et 3,9 % de part d’audience sur les Français de 4 ans et plus : ce jeudi 8 janvier, Christine Kelly est une fois de plus en tête des chaînes d’information avec son émission Face à l’info, diffusée tous les jours de 19 à 20 heures sur CNews.

La reine Christine tient solidement le créneau stratégique et ultra-concurrentiel de l’avant soirée (l’access prime time, pour les spécialistes), celui où se battent les poids lourds de l’audience avec un feuilleton ultra-politiquement correct pour TF1 (Demain nous appartient), le jeu du fameux Nagui pour France 2, le plateau de la très gauchiste C à vous sur France 5 ou encore, sur TMC, l’émission Quotidien de Yann Barthès, rescapée de la grande époque du Canal+ bobo de gauche.

Avec ses « mousquetaires » Mathieu Bock-Coté, Charlotte d’Ornellas, Marc Menant et, bien sûr, Gabrielle Cluzel, Christine Kelly signe une rentrée tonitruante. Sur les quatre derniers mois de 2025, elle affiche 66.000 téléspectateurs de plus, en moyenne, chaque jour, par rapport à la même période de 2024, soit presque la même hausse que L’Heure des pros 2 de Pascal Praud (+68.000 téléspectateurs) et un peu moins que la hausse canon de Gauthier Le Bret (100 % politique), le soir tard, entre 21 et 23h30 (+74.000 téléspectateurs). Tous trois signent de loin les plus grosses progressions de la chaîne en nombre de téléspectateurs. À cet horaire, Face à l’info réussit l’exploit de passer de 4 % à 4,7 % de part de marché, toutes chaînes confondues, soit davantage que L’Heure des pros 2 (4,6 %) et 100 % politique (2 %).

Face à l’info : prochaine cible à abattre C’est à vous

Un solide pilier de la grille renforcé par les grands invités de Face à l’info. Le record d’audience de l’émission est tenu par Marine Le Pen, invitée de Christine Kelly le 5 décembre 2024 (1.128.000 téléspectateurs), devant Éric Zemmour le 4 novembre 2021 (1.114.000 téléspectateurs).

À ce sujet — [MÉDIAS] CNews, cette « dissidence audiovisuelle » que l’Élysée rêve de mater

Des scores ponctuels mais qui dévoilent un potentiel très élevé. Ils font tousser la concurrence et inquiètent crescendo le paysage audiovisuel français. La chaîne de Pascal Praud, Sonia Mabrouk ou Christine Kelly s’est installée pour la première fois, fin 2025, en tête des chaînes d’information de France, loin devant la numéro deux, l’ancienne leader du secteur BFM TV, qui se tasse à 2,8 %.

La progression de CNews suscite les attaques farouches de la gauche, de l’extrême gauche et aussi… de la télévision publique : « Depuis son lancement en 2017, l’audience de CNews a été multipliée par 5,7, avec une progression enregistrée chaque année, sans exception », constatait récemment Gérald-Brice Viret, le directeur général de la maison mère de CNews Canal+, en charge des programmes et des antennes, évoquant « une trajectoire unique dans le paysage audiovisuel français ».

De fait, Christine Kelly n’est plus si loin de C à vous, fréquemment mise en cause pour ses partis pris éditoriaux très à gauche et vitrine de la chaîne publique « de la connaissance » : France 5. Ce 8 janvier, l’émission d’avant soirée de France 5 sur le créneau horaire de Face à l’info a rassemblé 1,13 million de téléspectateurs entre 20h49-21h03 (5,6 %), puis 750.000 entre 20h04 et 20h49 (3,7 %). Il y a bien péril en la demeure, au sein de la cinquième chaîne française en audience.

Marc Baudriller, dans BV

. Groenland : une éternelle histoire de conquêtes et de convoitises

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#webtube : Bien avant Donald Trump, cette terre glacée a attisé bien des désirs. Le Groenland, ce vaste territoire du Grand Nord, évoque d’abord un paysage presque lunaire, une immensité de glace scintillante, des fjords creusés par les glaciations et des montagnes abruptes battues par les vents polaires. Cependant, derrière cette description spectaculaire se cache une histoire complexe, reliant les premiers explorateurs européens aux grands enjeux géopolitiques du XXIe siècle. 

L’épopée du Groenland est celle d’une terre peuplée depuis des millénaires par les peuples inuit, redécouverte par des Scandinaves à la fin du premier millénaire, intégrée progressivement à la monarchie danoise avant de devenir un territoire largement autonome. Aujourd’hui, alors que ses ressources naturelles et sa position stratégique dans l’Arctique attisent les convoitises, les déclarations de Donald Trump relancent le débat sur sa souveraineté et son devenir.

Les origines et la découverte européenne

Les premiers habitants du Groenland sont les Inuit, descendants de populations venues d’Asie il y a plusieurs millénaires, après avoir franchi le détroit de Béring alors immergé durant les périodes glaciaires. Ces peuples développèrent une culture parfaitement adaptée aux conditions extrêmes de l’Arctique, fondée sur la chasse, la pêche et une connaissance fine de l’environnement polaire.

Vinrent ensuite les Vikings, ces marins et explorateurs scandinaves, qui furent les premiers Européens à atteindre le Groenland. En effet, vers l’an 985, Erik le Rouge, banni d’Islande, navigua vers l’ouest et explora les côtes sud de l’île. Afin d’inviter des colons à le suivre, il baptisa ce territoire la « terre verte », « greenland », et ceci, malgré le climat rude qui y régnait. Des colonies norroises s’établirent ainsi peu à peu sur e territoire. Toutefois, ces communautés disparurent au début du XVe siècle, pour des raisons encore débattues par les historiens.

L’intérêt des Européens pour le Groenland se raviva à l’époque des grandes explorations. À partir de 1721, le missionnaire luthérien Hans Egede entreprit la recolonisation danoise de l’île. Le Groenland devint alors une colonie du royaume uni du Danemark et de la Norvège. Après la séparation des deux royaumes en 1814, le Danemark conserva la souveraineté sur le territoire. Toutefois, au cours du XIXe et du début du XXe siècle, des tensions persistèrent entre la Norvège et le Danemark au sujet de la possession de l’île. Ce différend fut tranché en 1933 par la Cour permanente de justice internationale, qui reconnut officiellement la souveraineté danoise sur l’ensemble du Groenland. Le territoire conserva néanmoins son statut colonial.

À ce sujet — Macron tacle Trump au Groenland : « Ce n’est pas ce qui se fait entre alliés »

De colonie danoise à l’autonomie

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le Groenland devint un enjeu stratégique majeur et marqua le début de l’ingérence américaine sur l’île. En effet, avec l’occupation du Danemark par l’Allemagne nazie en 1940, le Groenland se retrouva isolé de sa métropole. Les autorités danoises locales refusèrent toute allégeance au régime nazi et autorisèrent les États-Unis à installer des bases militaires sur l’île. Ces installations jouèrent ensuite un rôle clef durant la guerre froide, notamment la base de Thulé, toujours utilisée par les États-Unis.

En 1953, le Groenland perdit officiellement son statut de colonie et fut intégré comme territoire à part entière du royaume du Danemark, ses habitants devenant citoyens danois. Dans les décennies suivantes, les Groenlandais réclamèrent davantage de contrôle sur leurs affaires internes. En 1979, le Danemark accorda au territoire une autonomie territoriale, instaurant un Parlement local. Puis, en 2009, une loi d’autonomie renforcée reconnut le droit aux Groenlandais de réclamer, s’ils le veulent, leur indépendance par référendum. Le Danemark conserve néanmoins la responsabilité de la défense, de la politique étrangère et de la monnaie.

Les États-Unis et le Groenland : une convoitise ancienne

En parallèle de cette histoire singulière, marquée par la volonté du Groenland d’acquérir progressivement une forme d’indépendance sans pour autant rompre avec ses racines danoises, le territoire dut également composer avec les ambitions des États-Unis. En effet, l’intérêt américain pour l’île ne date pas de Donald Trump. Dès 1867, dans la foulée de l’achat de l’Alaska à la Russie, le secrétaire d’État William Seward envisagea déjà l’acquisition du Groenland et de l’Islande – sans succès. Plus tard, en 1946, en plein contexte de guerre froide, le président Harry Truman proposa officiellement au Danemark d’acheter le Groenland pour la somme de 100 millions de dollars en or. Copenhague refusa catégoriquement, réaffirmant avec fermeté que l’île n’était pas à vendre.

Cette volonté persistante de Washington de contrôler le Groenland s’explique par sa position géostratégique exceptionnelle, située à la croisée de l’Amérique du Nord et de l’Europe, indispensable pour la surveillance militaire et les systèmes de défense antimissile. À cela s’ajoutent les immenses ressources minières et énergétiques que recèle son sous-sol. Ainsi, le Groenland continue encore aujourd’hui son histoire de territoire convoité par les grandes puissances du monde.

Eric de Mascureau, dans BV

. Les foyers de l’ASE : « un vivier de recrutement pour les réseaux pédophiles »

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#webtube : « Il faudra aller chercher les responsabilités ». Me Michel Amas, avocat pénaliste marseillais depuis plus de 30 ans, est spécialisé dans la défense d’enfants placés par l’aide sociale à l’enfance (ASE). 

Véritable lanceur d’alerte, il dénonce ces 18.000 mineurs placés par l’ASE précipités dans les réseaux de prostitution, les graves dysfonctionnement d’un système qu’il considère comme abusif (80 % des placements de mineurs sont, selon lui, injustifiés) et l’incurie des pouvoirs publics qui ne cherchent pas à lutter contre les réseaux pédophiles. Il a publié un ouvrage, Chroniques du mépris ordinaire – Placements abusifs : ce que j’ai vu (aux Éditions du Panthéon) en cours de réédition et réactualisation. Sa parole, un temps considérée comme complotiste, son combat acharné devant les tribunaux, enfin médiatisé, et son acharnement finissent, semble-t-il, par payer : depuis quelques semaines, des responsables politiques s’emparent du sujet. Un témoignage choc.

Source : Sabine de Villeroché dans BV