. USA/ Venezuela : géopolitique et retour aux réalités oubliées

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#webtube : « J’avais l’impression de regarder une série télévisée », aurait affirmé Donald Trump en regardant, en direct, l’équipée américaine au Venezuela. Passé l’effet de sidération médiatique, un état des lieux s’impose.

Le moins qu’on puisse prétendre est, qu’en France comme en Europe, les réactions demeurent de convenance, à l’exception de La France insoumise, résolument contre, et de Giorgia Meloni, présidente italienne du Conseil des ministres, résolument pour. Si les autres autorités, de l’Élysée au Rassemblement national, en passant par Les Républicains et le Parti socialiste, condamnent cette violation manifeste du droit international, le moins qu’on puisse dire est qu’elles ne s’indignent guère plus que ça. À quoi bon, d’ailleurs ? Certes, le discours de Dominique de Villepin à la tribune de l’ONU, en 2003, s’il avait sauvé l’honneur du Vieux continent, n’avait en rien empêché les USA de partir en guerre contre l’Irak avec le succès qu’on sait. Comme quoi le pouvoir de la parole ne compte que si sous-tendu par le pouvoir véritable, celui des armes. Si Villepin fut entendu ; Trump, lui, est écouté. La nuance est de taille.

Ne pas confondre Maduro et Chávez…

Autre nuance ayant manifestement échappée à nombre de nos confrères : Nicolás Maduro n’est pas Hugo Chávez. Le second fut un leader charismatique, populiste et nationaliste, doublé d’un bâtisseur, ayant été le premier chef d’État vénézuélien à vouloir sortir son pays du piège d’une rente pétrolière confisquée par les oligarchies locales en tentant de diversifier l’économie locale et en mettant tout en œuvre pour extirper le peuple d’une pauvreté structurelle. Une lutte qui s’inscrivait dans celle de son compatriote Simón Bolívar, l’homme qui, après avoir rompu avec la couronne espagnole, refusait la tutelle yankee sur l’Amérique latine. Une sorte de troisième voie d’alors, en quelque sorte.

Le parcours du premier est tout autre. Issu de la petite bourgeoisie de Caracas, il adhère tôt à La Ligue socialiste, un groupuscule marxiste, où il officie comme garde du corps avant d’être envoyé à Cuba, à l’école des cadres communistes. Un apparatchik sans réelle envergure donc, coupé des réalités d’un peuple qu’il ne connait finalement pas tant que ça. D’où cette dérive de plus en plus autoritaire qui répugnait à son auguste prédécesseur. Pour s’en convaincre, il suffit de relire Que la bête meure, l’un des meilleurs SAS consacrés au sujet, à l’occasion duquel Gérard de Villiers explique comment la CIA a protégé Hugo Chávez contre des tentatives d’assassinat ourdies par la haute société vénézuélienne, blanche il va de soi, contre celui qu’elle tenait pour un communiste à moitié Indien. La Maison-Blanche semblait alors tenir cet autocrate pour une personnalité respectable avec laquelle il fallait, bon an mal an, compter. Manifestement, cette époque n’est plus depuis longtemps.

La prégnance de la doctrine Monroe…

Après, comment dire, on s’étonne que nos confrères puissent faire mine de s’étonner devant un tel coup de force. Les plus érudits évoquent le retour de cette doctrine Monroe, développée dès 1823 par le président James Monroe qui annonçait que le Sud du continent américain avait vocation à être la chasse gardée de Washington. Depuis, les gouvernements ont pu changer d’étiquette, mais Démocrates et Républicains ont toujours appliqué la doctrine en question ; avec des gants, parfois, le plus souvent sans. Dès 1901, Cuba est occupé par les USA, alors que l’île vient tout juste de s’émanciper de Madrid, passant, de fait, d’une tutelle à une autre. Inutile de rappeler l’épisode tragicomique de la Baie des cochons, en 1961, quand la CIA tente de débarquer Fidel Castro, qui avait préalablement lui-même débarqué Fulgencio Batista, son prédécesseur installé au pouvoir par la Maison-Blanche. Hormis les putschs à répétition organisés en Amérique latine par les services secrets américains, on se souviendra de deux autres expéditions préfigurant celle qui vient d’avoir lieu au Venezuela.

En 1983, sous le premier mandat de Ronald Reagan, les forces spéciales américaines sont parachutées sur l’île de la Grenade, dont le gouvernement, mené par un Conseil militaire révolutionnaire, tend à se rapprocher du régime castriste. Si l’heure n’est pas encore aux séries télévisées, la dimension hollywoodienne de l’événement pousse Clint Eastwood à réaliser l’un de ses films les plus crétins, Le Maître de guerre (1986). En 1989, c’est au tour de George Bush d’envahir le Panama et d’y kidnapper son président, Manuel Noriega, pourtant agent quasi-officiel de la CIA, mais narcotrafiquant officieux. En 1992, il est condamné à quarante ans de prison par le tribunal de Miami.

Bref, et tel que plus haut rappelé, rien de bien neuf sous le soleil. Les nations fortes imposent leur loi aux pays faibles. D’ailleurs, que fut la Françafrique ? Des coups d’état à l’occasion desquels l’Élysée se débarrassait de potentats devenus encombrants pour les remplacer par d’autres, plus accommodants. Mais, autrefois, on y mettait les formes, de façon plus ou moins hypocrite. Le véritable changement, c’est que Donald Trump n’a que faire de ces bonnes manières. Il dit ce qu’il va faire et fait ce qu’il a dit. Au contraire d’un Woodrow Wilson par exemple qui, président américain de 1913 à 1921, fut à l’origine de la Société des Nations, cette instance internationale censée mettre fin à toutes les guerres, sans parvenir à empêcher aucune. Un humanisme qui ne l’encombre pas, en 1914, quand il s’agit d’envahir le Mexique et de s’y installer trois ans. Dans le même temps, il intervient militairement à Haïti et en République dominicaine, au motif que les intérêts américains y étaient menacés. Pas mal pour un pacifiste ; même si par ailleurs il était grand admirateur du Ku-Klux-Klan et à l’origine de la Prohibition. À ta santé, Woodrow…

L’effacement diplomatique de la France…

Il y a deux sortes de satrapes. Ceux qui se comportent comme tels et qui l’assument. Et ceux qui font de même tout en administrant des leçons de morale à la terre entière. À tout prendre, il n’est pas interdit d’opter pour les premiers. Donald Trump correspond assez bien à cette définition. Tout comme ses homologues russes et chinois, Vladimir Poutine et Xi Jinping. Après, on est en droit de préférer Bernard Kouchner : tous les mauvais goûts sont dans la nature. Fortuitement, ce sont ceux des instances européennes, encore persuadées qu’une loi contre la guerre suffit à mettre la guerre hors la loi, alors la guerre a ses propres lois depuis que l’homme est homme ; celle du plus fort prévalant, généralement. En revanche, le génie de la diplomatie a longtemps consisté à les éviter, non point au nom d’un manichéisme infantile (défendre les gentils contre les méchants), mais en raison d’intérêts réciproques bien compris. Ainsi, la guerre d’Ukraine aurait pu être évitée si le Quai d’Orsay était devenu autre chose qu’une officine néoconservatrice sous influence américaine. Car ce sont bien les USA qui ont acculé la Russie à la guerre, tout comme ils l’avaient autrefois fait, en 1990, avec l’Irak, poussant Saddam Hussein à envahir le Koweït.

En ce sens, l’équipée américaine au Venezuela participe d’une toute autre logique, puisque, franchise trumpesque oblige, il affirme que ses armées sont là pour s’enrichir avec le pétrole local. Une telle honnêteté est proprement désarmante, si l’on peut dire en la circonstance. Idem pour ce Groenland qui pourrait bientôt connaître le même sort. Car malgré ses allures de brute inculte, Donald Trump semble avoir quelques lettres en matière historique. À ce titre, faut-il savoir qu’en 1867, les États-Unis proposaient déjà au Danemark de leur acheter ce fichu Groenland, offre renouvelée en 1946 par le président Harry Truman et, en 2019 par… Donald Trump, lors de son premier mandat. À croire que notre homme a de la suite dans les idées et que ce qui pourrait passer pour l’une de ses énièmes lubies, est de longue date ancrée dans la politique de la Maison-Blanche.

Après, objectent les derniers tenants de l’ordre international, ce qu’a fait Trump au Venezuela dédouane en quelques sorte ce que Poutine fait en Ukraine ou que Jinping pourrait faire à Taïwan. Ce n’est pas faux. Mais l’un ne ressent plus guère le besoin de se justifier, pas plus que l’autre n’aura éventuellement envie de faire de même, sachant qu’il estime que cette île fait partie intégrante de la Chine. Ce qui est d’ailleurs conforme au fameux “droit international”.

Mais, après la politique étrangère, quid de la politique intérieure ? Donald Trump a précisément été réélu pour pleinement s’y consacrer. D’où la colère d’une partie de son électorat MAGA à tendance isolationniste, qui voit mal l’intérêt qu’il y a à bombarder l’Iran pour le compte d’Israël et à maintenant envahir le Venezuela, en attendant que vienne le tour de Cuba ou de la Colombie. Ce d’autant plus que si ce raid éclair a été couronné de succès, avec sûrement des complicités intérieures au plus haut niveau, qui de la suite ? Il n’y a pas que les Arabes à savoir mener des guérillas, les Sud-Américains s’y connaissant plus qu’un peu. Soit un problème qui risque de bientôt se poser en termes électoraux, sachant que l’électorat hispanique, de plus en plus incontournable aux USA, a en partie fait sa victoire en 2025, pourrait le défaire à l’occasion des élections de mi-mandat qui s’annoncent. À force d’avoir trop de fers on feu, il peut arriver qu’on puisse se brûler. Une préoccupation qui, manifestement, n’encombre pas plus que ça les cervelles de nos technocrates bruxellois, incapable de comprendre que leur nouvel ordre international, ce chaos organisé, ne fut qu’une parenthèse hypocrite et que le réel reprend aujourd’hui ses droits. En admettant toutefois qu’il les ait un jour oubliés. Le passé a encore de l’avenir, dit-on.

Nicolas Gauthier, Revue Eléments

. À Berlin, l’extrême gauche attaque et sabote… dans l’impunité ?

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#webtube : Berlin, capitale d’un des pays les plus puissants du monde, a été frappée par un groupe d’extrême gauche le lundi 3 janvier 2026 vers 3 heures du matin. 45 000 ménages et 2 200 entreprises ont été privés d’électricité suite à un sabotage reconnu par un groupe d’extrême gauche, le Vulkangruppe.
Jean Hemera, officier de cavalerie

Un groupe violent de gauche

Déjà en 2024, ce groupe d’extrême gauche avait, suite à un autre sabotage visant l’usine Tesla, provoqué une coupure de courant de plusieurs jours qui avait impacté plusieurs milliers de ménages.

D’après l’Office fédéral de protection de la Constitution (Bundesverfassungsschutz), le groupe est actif depuis bien plus longtemps. « À Berlin et dans le Brandebourg, des groupes surnommés “groupes volcan” commettent des attentats incendiaires contre des infrastructures critiques à intervalles réguliers depuis 2011, souvent avec des conséquences importantes pour la population », indique le dernier rapport.

Il s’agit donc en 2026 de la poursuite d’une logique dévastatrice et les services de sécurité allemands ne citent aucune arrestation, aucune dissolution : rien. Les politiques ne parlent que d’augmenter le nombre de groupes électrogènes, de demander l’aide de l’État fédéral et l’aide de l’armée.

Comme d’habitude, quand on montre la lune à ces politiques en charge de la sécurité des populations, ils ne regardent que le doigt.

Un bilan lourd

Sur le terrain, des dizaines de milliers de foyers, ainsi que des supermarchés, des commerces, des restaurants et des entreprises du sud-ouest de Berlin, sont privés d’électricité depuis samedi matin. Une grande partie de Steglitz-Zehlendorf est touchée par la panne. Police, pompiers, protection civile et organisations humanitaires sont mobilisés en nombre. Mais avec quelle réelle efficacité ? Quelques gymnases ont été transformés en centre d’accueil, mais il ne s’agit que de quelques centaines de lits de camp face à 45 000 foyers sans chauffage. Ceux qui le peuvent ont quitté la ville et se sont réfugiés dans la famille ou chez des amis. Il neige à Berlin et la température descend jusqu’à – 10 degrés la nuit.

Les points clés lundi 05 janvier 2026

  • Le groupe d’extrême gauche Vulkan a revendiqué l’incendie criminel d’un pont à haubans de la centrale électrique de Lichterfelde. La police confirme l’authenticité de cette reconnaissance.
  • 30 000 foyers et 1 700 entreprises sont toujours privés d’électricité ce lundi, 3 jours après le sabotage. Le rétablissement complet du courant est prévu au plus tôt pour jeudi. Les pertes pour les entreprises se montent à plusieurs centaines de millions d’euros. Il est clair que de nombreuses personnes mourront du fait de ce sabotage.
  • Les communications téléphoniques et les appels d’urgence sont limités. Plusieurs centres d’hébergement d’urgence, centres d’accueil et points de contact sont ouverts pour alerter les pompiers et la police en cas d’urgence. Dix-sept écoles resteront fermées jusqu’à mercredi ; un service de garde d’urgence sera mis en place. Les crèches concernées seront également fermées lundi, avec un service de garde d’urgence dès mardi.

Les mesures

Le maire de Berlin, Kai Wegner, brille par sa compétence, ainsi que son conseil municipal (chrétiens-démocrates plus socialistes) : il a qualifié l’attaque contre le réseau électrique d’« acte terroriste », la candidate tête-de-liste du parti Die Linke, Elif Eralp, a exigé un renforcement de la préparation aux crises, la sénatrice chargée des Affaires économiques, Franziska Giffey (SPD), a demandé l’aide du gouvernement fédéral pour l’enquête.

Le maire (CDU, chrétien-démocrate) souhaite consolider les infrastructures critiques. « Cela prouve une fois de plus qu’une sécurité à 100 % est impossible », a déclaré l’élu CDU. L’État reste vulnérable à des attaques de ce type.

« Nous devons éliminer cette vulnérabilité », a-t-il ajouté. Il a toutefois précisé que cela prendrait du temps et que des zones critiques demeurent pour l’instant à protéger. « Dois-je poster un policier à chaque endroit ? » Seule une petite partie du réseau électrique est aérienne. Cette portion nécessite une protection renforcée, par exemple par la vidéosurveillance et des services de sécurité.

Autant de logorrhées verbales qui aident efficacement les sinistrés. Il sera intéressant de constater ce que les urnes diront aux prochaines élections.

Facit

Ce sabotage est malheureusement encore une fois le résultat de l’incurie des politiques allemands de tous bords, qui ne connaissent qu’une cible dans leurs trahisons répétées : quelles mesures concrètes contre ces groupuscules connus des services, antifas et autres, mais profitant d’une impunité totale ?

Il serait bon que les politiques de notre pays en tirent un enseignement et prennent, eux aussi, des mesures de salut public contre les acteurs de la même mouvance qui pillent, brûlent, détruisent à intervalles réguliers dans nos villes et nos villages.

Comme le disait Einstein : « Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire ».

Jean Héméra, dans Polémia

. Polémique : un livre islamique controversé disparaît discrètement de la Fnac et d’Amazon

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#webtube : Si cet ouvrage a disparu des rayons, il n’est pas le seul en vente à diffuser des préceptes d’un islam rigoriste. Il aura fallu moins de 48 heures pour que la polémique enfle et produise ses premiers effets. Est-ce parce que plusieurs personnalités ont réclamé le retrait de la vente du livre islamique Péchés et Guérison qu’on ne le retrouve plus, depuis ce mardi 6 janvier, ni sur les plateformes de la Fnac ni sur Amazon ? Quoi qu’il en soit, à peine deux jours après que l’influenceur et fondateur du collectif Eros, Yoan Pawer, a révélé la présence dans les rayons de la Fnac de cet ouvrage contenant de violents préceptes à l’égard des femmes, des homosexuels, mais aussi des apostats, des juifs et des chrétiens, les plateformes mises en cause affichent une soudaine rupture de stock. Pourtant, selon nos vérifications, il était encore possible de se le procurer en ligne la veille. Même constat du côté du dispositif gouvernemental du pass Culture, qui permettait jusqu’alors l’achat de ce livre paru aux éditions Tawbah en 2018.

Polémique face à des appels explicites à la violence

Si aucune communication officielle n’a, pour l’heure, été faite par les sites de vente concernés ni par le ministère de la Culture, la polémique est remontée jusqu’à une partie de la classe politique. Du côté du RN, les députés Guillaume Bigot, Julien Odoul, Laurent Jacobelli et Philippe Ballard, ainsi qu’Anne Sicard, du mouvement Identité et Liberté, ont interpellé Rachida Dati afin d’obtenir le retrait de l’ouvrage du pass Culture. Le vice-président du parti et de l’Assemblée nationale, Sébastien Chenu, a par ailleurs saisi ce lundi le procureur de la République pour signaler le livre, dont les propos, estime-t-il, « constituent une atteinte majeure à nos lois ».

« L’homosexualité est pire que le meurtre », « on doit chercher la plus haute construction de la ville et en précipiter sur la tête l’homosexuel, puis le lapider », « il n’est pas permis de verser le sang du musulman sauf […] pour l’apostat qui quitte la Communauté », ou encore « la femme se présente et s’en va sous l’apparence d’un démon. Si l’un de vous voit une femme et qu’elle lui plaît, qu’il assouvisse son désir avec son épouse ». Tels sont quelques-uns des préceptes que le mufti du XIVᵉ siècle, Ibn al-Qayyim, propose au fidèle musulman. Des enseignements qui, près de 700 ans plus tard, semblent encore trouver un écho, à en croire le succès de l’ouvrage auprès d’une partie des croyants en France.

Un ouvrage en vogue dans le monde musulman français

Sur les réseaux sociaux, nombreux sont ceux qui vantent les mérites de ce livre que d’autres jugent incompatible avec les lois et les mœurs françaises. Sur Instagram notamment, plusieurs influenceuses adeptes d’un islam rigoriste mêlent la promotion d’un mode de vie islamique strict grâce à des conseils religieux, des recommandations de lectures, le port du voile intégral, à la mise en avant de Péchés et Guérison. Sur plusieurs de ces comptes, plus ou moins populaires, l’ouvrage est présenté comme un incontournable de la foi, à l’image de certains commentaires encore visibles sur le site de la Fnac : « Très enrichissant à lire absolument ». Ou encore : « J’ai acheté ce livre dans la quête du savoir et je le trouve instructif, il m’aide dans mon chemin spirituel ».

…loin d’être un cas isolé

Pour autant, la disparition de Péchés et Guérison des plateformes mises en cause ne signe pas la fin de la présence d’ouvrages relevant d’un islam rigoriste dans les rayons des librairies françaises. Ainsi, L’Essentiel des enseignements et des sagesses d’Ibn Rajab, publié aux éditions Albouraq en 2022, demeure disponible à la vente sur les sites de la Fnacd’Amazon, mais aussi Cultura, ainsi que via le pass Culture. L’ouvrage reprend des extraits issus d’un registre comparable, par leur teneur et leur violence, à ceux qui ont probablement valu à Péchés et Guérison d’être retiré.

À l’intérieur, le lecteur peut notamment trouver une liste des personnes qu’il serait licite de tuer selon certaines interprétations de la loi islamique, parmi lesquelles l’homosexuel, l’adultère, l’apostat ou encore celui qui « manque de respect à un exemplaire du Coran ou conteste un élément religieux notoire ». À l’inverse, le musulman qui tue un « mécréant » n’y est pas présenté comme passible de poursuites.

Faudra-t-il une nouvelle polémique pour que le ministère de la Culture s’interroge sur la présence de tels ouvrages dans les librairies françaises ?

Alienor de Pompignan, dans BV

. Rumeurs d’effondrement du régime iranien : l’hypothèse d’une restauration royale

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#webtube : Alors que le pouvoir semble vaciller, les slogans pro-Pahlavi se font entendre dans les rues de Téhéran. La capture de Nicolás Maduro par les États-Unis va-t-elle déclencher une réaction en chaîne, dont le régime islamiste iranien serait la première victime ?

Un pouvoir de plus en plus fragile

Si l’incapacité de ce dernier à faire face aux graves difficultés économiques auxquelles il est confronté a fourni à ses opposants un prétexte supplémentaire pour profiter d’une grève des commerçants d’un bazar de Téhéran pour descendre dans les rues, réduire les récentes manifestations à une simple protestation « contre la vie chère », comme l’ont fait de nombreux médias français, n’est guère sérieux. L’accentuation des tensions dans le pays suffit d’ailleurs à montrer que les Iraniens ne réclament pas tant des « soldes » que la fin du régime des mollahs. Après deux soulèvements importants en 2019 et 2022, le pouvoir iranien avait engagé un bras de fer armé avec Israël, lequel avait alors fini par décider Washington à intervenir pour bombarder et détruire en grande partie les sites nucléaires iraniens. Téhéran perdait ensuite, coup sur coup, ses deux alliés au Proche-Orient : le Hamas, neutralisé pour un temps au moins à Gaza, et le Hezbollah, écrasé par les Israéliens au Liban. Autant de secousses, sur les fronts intérieurs et extérieurs, qui ont fragilisé les positions du pouvoir iranien et enhardi ses oppositions.

Le régime en mode « survie »

Depuis une semaine, de nouvelles manifestations ont eu lieu, occasionnant des affrontements qui auraient fait entre 12 et 16 morts à Téhéran et dans quelques autres villes, selon l’AFP, mais Iran International, média qui serait proche de l’Arabie saoudite, avance de son côté un bilan de 20 morts et des troubles dans plus de 220 localités. Le pouvoir iranien semble par ailleurs divisé sur la conduite à tenir face aux émeutiers. Si le président Masoud Pezeshkian a admis n’avoir « aucune idée » pour résoudre la crise en cours et dit faire la distinction entre les appels au soulèvement et des revendications économiques « légitimes », le Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, s’est montré beaucoup moins conciliant : « Les manifestants doivent être remis à leur place », a-t-il déclaré, accusant des forces étrangères d’avoir provoqué un effondrement du cours du rial. Le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Aragchi, évoquant la situation du pays devant la presse, a quant à lui parlé de « lutte pour la survie du régime ».

À ce sujet — Vénézuéliens, Iraniens : ces peuples qui n’intéressent pas la gauche française

À Londres, on voit Khamenei bientôt à Moscou

Et pour ajouter à la confusion générale, après la capture de Nicolás Maduro par les Américains et la menace d’intervention adressée par Donald Trump au pouvoir iranien si ce dernier tuait d’autres « manifestants pacifiques », les services de renseignement britanniques ont déclaré que l’ayatollah Ali Khamenei envisagerait de fuir en Russie. Une information à prendre évidemment avec prudence, mais pour le prince Davoud Pahlavi (cousin du prince héritier Reza Pahlavi), qui a accepté de répondre à BV« à 86 ans, ce dernier disposerait d’un plan d’urgence pour fuir vers Moscou, accompagné d’un cercle restreint de proches, afin de rejoindre Bachar el-Assad en cas d’effondrement du régime. Ces informations, fondées sur des sources de renseignement, paraissent tout à fait plausibles et logiques. » La situation actuelle, qui pourrait évoluer très vite, fait évidemment penser à celle de 1979, qui avait vu la chute du régime impérial, mais « contrairement à 1979, où deux forces idéologiques structurées s’affrontaient et dominaient la scène », explique le prince Davoud Pahlavi, « les soulèvements récents révèlent une réalité bien différente : le changement, s’il doit advenir, naîtra probablement de la rue iranienne elle-même ».

Une « monarchie constitutionnelle, modernisée » ?

La révolution khomeiniste avait été brutale et sanglante, la contre-révolution pourrait-elle l’être aussi ? « Contrairement à ce que certains imaginent, le passage d’un régime autoritaire à une démocratie durable ne saurait s’accomplir dans le chaos ou par des ruptures brutales. Il nécessite au contraire une période de stabilité, un temps de respiration collective, afin de poser les fondations solides d’un avenir libre et apaisé », juge Davoud Pahlavi. « C’est précisément pourquoi je considère qu’un gouvernement de transition, représente la voie la plus sage », plaide le prince, pour qui « une telle instance aurait pour mission essentielle de garantir la sécurité du pays, de restaurer l’ordre public sans répression, de protéger les institutions vitales et, surtout, de préparer le terrain pour des élections libres et transparentes. » De même considère-t-il que le retour des Pahlavi ne constituerait pas une restauration pure et simple de « l’ancien régime » : « Il est temps de réinventer notre monarchie, de l’adapter aux exigences de l’ère contemporaine, en puisant avec sagesse dans les meilleures pratiques des autres monarchies du globe, tout en préservant jalousement notre identité iranienne et notre riche héritage culturel. » Partisan d’une « monarchie constitutionnelle, dans sa forme modernisée », le prince confirme qu’il se tiendrait à disposition de son cousin si celui-ci faisait appel à lui.

Reste à savoir si le régime des mollahs tombera. Si oui, quand il tombera. Et si l’Iran choisirait, alors, la voie républicaine ou une nouvelle voie royale.

Etienne Lombard, dans BV

. LFI : ne parlez pas de dérapages, c’est une stratégie pour les municipales !

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#webtube : Selon Rima Hassan, les Pieds-Noirs sont partis car ils trouvaient insupportable de vivre à égalité avec les Algériens ! LFI multiplie les déclarations provocatrices qui, si elles étaient, en miroir inversé, proférées par des gens de droite, seraient immédiatement taxées de racistes. Boulevard Voltaire, ou encore le compte X French Caracan en ont mis en lumière, ces derniers jours. Neige et verglas obligent, on serait tenté de les qualifier de dérapages. Grave erreur. Il s’agit là d’une stratégie assumée et décomplexée pour faire sortir de sa coquille un électorat issu de l’immigration qui ne votera, pensent ces LFI, que s’il peut s’identifier.

Décolonialisme 

Dans ce nouveau piège à électeurs, plusieurs ingrédients : le premier, le décolonialisme. Mettre d’abord en avant l’Algérie, dont la guerre d’indépendance a été mythifiée et qui tient la dragée haute à la France. La Palestine, aussi. En mélangeant de préférence l’une à l’autre. Rima Hassan y excelle.

Le 13 décembre dernier, sur la chaîne YT Parole d’honneur, Rima Hassan, a expliqué que « l’Algérie proposait aux Pieds-noirs de rester mais qu’ils [étaient] partis car ils trouvaient insupportable de vivre à égalité avec les Algériens ». Mais bien sûr, ces gens-là ont tout quitté en quelques heures, laissant leur maison en l’état, avec encore sa vaisselle dans les placards et ses tableaux sur les murs, sans rien prendre d’autre qu’un baluchon et leurs enfants par la main, simplement parce qu’ils ne voulaient pas vivre à égalité avec les Algériens. Et les harkis non plus ne voulaient donc pas vivre à égalité avec les Algériens. Exit les exactions du FLN, les massacres d’Oran, les disparus dont seul, ou presque, le Mur des Disparus, à Perpignan, conserve la mémoire.

C’est l’exact narratif du régime algérien. Rima Hassan a appris par cœur, à la virgule près, la propagande de Salah Guemriche, intellectuel algérien proche de Simone de Beauvoir qui selon Wikipédia vit depuis 1976… en France. Et le média algérien El Moudjahid, après avoir cité ces propos, de se lamenter : « Un exode de près d’un million de personnes, dont une large partie constituait les cadres techniques, administratifs et économiques. Ce fut une hémorragie de compétences qui a fragilisé l’État naissant ». Salauds de Pieds Noirs auxquels on donnait le choix entre la valise ou le cercueil, et qui à tout prendre, ont préféré la première option, « fragilisant l’État naissant ». Si l’Algérie est à l’arrêt depuis 60 ans, c’est leur faute, pardi !

Dégagisme 

Deuxième ingrédient, le dégagisme… Afuera les gauchistes de souche : la nouvelle génération LFI qui se qualifie elle-même de « racisée » ne veut plus être une marionnette infantilisée par des néo-colonialistes prétendant parler en son nom.

C’est du reste Rima Hassan, toujours elle, qui a presque sifflé le coup de départ du baltrap, s’exclamant, sans crainte d’humilier Mathilde Panot à ses côtés, que « l’ère du porte parolat [était] révolue », que « l’anti racisme [avait] besoin de voix et de visage incarnés » ?

Mais avant elle, il y avait eu Aly Dioura, dans un débat sur StreetPress face à Raquel Garrido, qu’il a d’ailleurs fini d’évincer de son poste de député.

Sur la chaîne Nouvel élan 93, ces derniers jours, Aly Dioura va encore plus loin : « Moi, mon sujet, c’est les gens de chez nous, c’est les Noirs et les Arabes qui ne votent pas » : c’est « sa mission », « son combat ». Et de fustiger au passage les « gens de gauche » : « Très souvent, si on ne leur met pas le couteau sous la gorge, entre guillemets, ils ne te prennent pas, car tu es un grand risque, t’es le plus grand risque qui existe pour eux, t’es un rebeu t’es un un renoi, t’habites les cités tout le monde te connaît ».

Mais Sébastien Delogu, venu soutenir en meeting Bally Bagayoko, tête de liste commune LFI/PC pour la mairie de Saint-Denis-Pierrefitte, n’est pas pas en reste non plus vantant, récemment lui aussi, l’« opportunité en or » d’ « enfin » élire « un racisé » afin que « le réel peuple de France reprenne le pouvoir ici ». Rappelons qu’en 2017, Éric Coquerel disait déjà qu’« il fallait que les maires du 93 aient la couleur de peau du 93 »…message entendu 5 sur 5. Rappelons que de l’arroseur à l’arrosé, il y a à peu près la même distance que du Capitole à la roche Tarpéienne. Il suffit d’être patiente.

Il y a enfin la petite vidéo de Danièle Obono à la fête de l’Humanité. Pour elle, « l’un des problèmes de la fête de L’Huma c’est que c’est la fête de la gauche blanche ». Elle ne « s’y sent pas chez elle ». Ça lui « fait honte »« comme les amphis de LFI » d’ailleurs, car « c’est cette image de la gauche qui est renvoyée à des millions de gens. » Imagine-t-on une demi-seconde, au Maghreb, une personne publique se lever pour se plaindre, lors d’une fête populaire,  de voir trop d’Arabes ? On nous répondra, bien sûr, que cela n’a rien à voir.

Fête de l’Oumma

Au cours de cette même table ronde, une jeune femme voilée, Sarah Bennani – présidente de Jeunesse populaire, une association créée pendant les élections législatives de 2024 – intervient pour dire son indignation : « La fête de l’Huma, je n’ai jamais vu plus blanc que blanc, j’ai vu un cochon qui était en train d’être rôti ce matin, enfin c’est pour vous dire le niveau de… » Elle cherche le mot : « …d’écologie décoloniale ». Danièle Obono la couve d’un sourire bienveillant. C’est vrai qu’en France, voir des Blancs consommer du cochon, il y a vraiment de quoi se scandaliser. La fête de l’Huma doit d’urgence se muer en fête de l’Oumma.

À ce sujet — [POINT DE VUE] Quand Obono qualifie la fête de l’Huma de « fête de la gauche blanche »

C’est la rhétorique du eux contre nous, avec en arrière-plan une revanche à prendre sur « eux » qui « nous » ont colonisés, sachant que « nous » sommes nettement mieux qu’« eux ». C’est ce qu’exprime Carlos Bilongo, sur la chaîne « La Librairie africaine » sur YT : « Nous sommes plus intelligents qu’eux, plus résilients, et nous faisons plus d’enfants », fustigeant la « pauvreté intellectuelle dans les territoires, dans le nord de la France ».

Sauf que cette alliance des quartiers populaires interroge : factice, elle ne vit que par cohésion négative conte la France. Aly Dioura, dans sa vidéo, se dit « DZ » – c’est à dire algérien -,  mais il est franco-gambien… rien à voir ! Et quel est le vrai ciment ? Carnation ou religion ? Les Tchétchènes sont-ils considérés, par exemple, parmi « nous » parce que musulmans ou parmi « eux » parce que dotés d’une peau claire ?

Sans compter que même L’Humanité et  Le Monde en conviennent  le  « racisme anti-Noirs  » est une réalité au Maghreb. Combien de temps, donc, va durer ce mariage bancal ?

Mais surtout que  vont devenir nos chers amis de LFI canal historique ? Jean-Luc Mélenchon n’est-il pas un Pied-Noir du Maroc ? La boucle est bouclée. L’appellera-t-on bientôt Jean-Luc Baluchon ? Allez ouste !

Gabrielle Cluzel, dans BV

. Dans le Rhône, les agriculteurs luttent pour leur survie

Articles : Jan 2026Dec. 2025Nov. 2025Oct. 2025
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#webtube : « Je vous écris que nous sommes rentrés dans Paris » : un refrain entendu sur les barrages des agriculteurs.  L’interprétation de Pelot d’Hennebont par Tri Yann semble fort à propos, puisque c’est bien vers la capitale que désirent converger agriculteurs de France et de Navarre.

Pour l’heure, ici, aux portes sud de Lyon, une centaine de paysans ont érigé une base vie. Depuis ce lundi 5 janvier, quarante tracteurs de Savoie, d’Isère et du Rhône sont regroupés pour marquer l’opposition des agriculteurs aux abattages totaux face à l’épidémie de DNC et au traité de libre échange avec le Mercosur. Une scène devenue récurrente ces dernières semaines. Ainsi, à Carbonne, à une quarantaine de kilomètres au sud de Toulouse, BV a pu assister à l’occupation de l’A64, puis à celle de l’A41 dans le Genevois en Savoie, avant de finir cette semaine par celle de l’A7. BV a pu rencontrer sur ce barrage dans le Rhône la députée Rassemblement national Tiffany Joncour, venue apporter son soutien à ces agriculteurs.

Reportage.

Jean Bexon, dans BV

. Lancement de la 9e édition « Swiss Stop Islamization » : Sarah Knafo ou Némésis ?

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#webtube : La neuvième édition du « Swiss Stop Islamization Award » vient d’être lancée. Un Prix que j’ai créé pour récompenser moralement et financièrement (2000 francs pour chacun) les personnalités qui, en Suisse et dans les pays voisins, luttent courageusement contre l’islamisation de l’Europe et contre les fanatiques islamistes qui, dans le but de remplacer la démocratie par la charia (la loi religieuse islamique), entravent par tous les moyens l’intégration des musulmans dans notre société et tentent de les réislamiser et de les radicaliser. À ce jour, 26 lauréats ont été honorés et 24 ont accepté leur récompense, pour un total de 48 000 francs.

Voici les 8 nominés pour 2026 : Hamed Abdel-Samad (Allemagne), Amine Abdelmajide (Suisse-Lausanne), Anna Maria Cisint (Italie), Collectif Némésis (France), Sarah Knafo (France), Dr Dominique Schwander (Suisse-Valais), Hamid Zanaz (France), Alain Wagner (France).

Ce prix international a démontré qu’en Europe, des centaines de personnes tentent depuis des décennies, en vain, d’ouvrir les yeux des politiciens, des journalistes et des citoyens sur les dangers que représente pour notre société l’invasion de millions d’immigrants de confession musulmane. L’une d’entre elles est le célèbre écrivain franco-algérien Boualem Sansal (81 ans), déjà lauréat de ce prix en 2024, qui a été arrêté par le régime algérien en novembre 2024 et condamné à 5 ans de prison sous prétexte d’atteinte à l’unité nationale suite à certaines de ses déclarations, et libéré après un an pour des raisons humanitaires.

L’année précédente, Boualem Sansal avait rédigé la préface du livre « La douce conquête : l’Europe capitule devant l’islam », du journaliste italien Giulio Meotti (lauréat du prix en 2025). Dans cette préface, l’écrivain franco-algérien avait exprimé son découragement – auquel je m’associe – de ne pas avoir réussi à convaincre les Européens du triste destin qui les attendait. « Nous, les « lanceurs d’alerte », qui depuis des décennies mettons en garde contre les dangers de l’islam politique non seulement nos compatriotes, mais tous les peuples de la Terre, écrit-il, devrions enfin prendre acte de notre incapacité à réveiller les consciences, cesser de sonner le tocsin et arrêter de les importuner. Le citoyen moyen ne s’en rend pas compte, mais la réalité sous-jacente est la suivante : l’islamisme colonise le monde, progresse à grands pas de la périphérie vers le centre, imposant ses rythmes, ses voiles et son halal, dans l’attente d’une grande capitulation mondiale pour ensuite promulguer sa loi de fer sur Terre, au nom d’Allah (…). L’abolition du califat ottoman en 1924 a marqué la fin de la domination musulmane et le déclin de sa civilisation. Mais, loin de disparaître, l’islam a immédiatement repris l’initiative, a libéré ses terres de la colonisation et a entamé une nouvelle conquête de l’Europe ».

Dans son livre « Au nom d’Allah : origine et histoire du totalitarisme islamiste », publié en France en 2013, Boualem Sansal avait accusé les médias européens d’être lâches, car, pour éviter les accusations d’islamophobie et de racisme, ou par crainte d’exacerber les tensions entre les communautés, ils préféraient éviter d’aborder le thème de l’islam. « En Europe, terre de liberté par excellence, on peut tout critiquer et recourir à toutes les formes de critique, jusqu’à la satire et la parodie, écrit-il, mais on ne peut critiquer l’islam et son prophète, même avec les mots les plus formels et les meilleures intentions (…). Aux yeux des radicaux, cette prudence apparaît comme la preuve que la société est prête à capituler, qu’il suffit d’une poussée pour la faire voler en éclats (…). Ainsi, dans tous les pays, le débat s’est éteint, à force d’intimidations, de censures, d’autocensures et de précautions rhétoriques. Le débat sur l’islam a déjà disparu des instances institutionnelles. Or l’islam doit être étudié, discuté, interrogé, voire critiqué. Par exemple : « Comment faire évoluer la condition féminine, comment concilier islam et modernité, islam et démocratie, droits et devoirs du croyant et du citoyen, etc. Ce sont là des questions qui attendent des réponses depuis des siècles. C’est dans ce débat ouvert et franc, sur ces questions précises, que nous trouverons les arguments pour dénoncer la fausseté de l’islamisme et le vaincre » ».
 TOC TOC : médias européens, vous écoutez ?

Giorgio Ghiringhelli 
(Fondateur et coordinateur du mouvement politique « Il Guastafeste »)
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Voici, pour conclure, les raisons de la candidature de Sarah Knafo et du Collectif Némésis :

Sarah Knafo (FRANCE) – Née le 24 avril 1993 à Pavillons-sous-Bois (banlieue parisienne) dans une famille juive du Maroc, cette jeune représentante du parti de droite Reconquête est de plus en plus présente dans les médias français et dans les débats sur les chaînes privées (à la radio ou à la télé), où elle brille par sa culture, son intelligence, sa compétence, son art oratoire et… son charme. Diplômée en sciences économiques et politiques de l’université Panthéon-Sorbonne, Sarah Knafo a poursuivi ses études à l’ENA (École nationale d’administration), et travaillé entre autres à l’ambassade de France en Libye, s’intéressant aux routes migratoires. Engagée ensuite à la Direction générale des étrangers, elle a rédigé un « guide pratique » pour permettre les procédures d’expulsion des immigrés clandestins. En 2020, elle est magistrate à la Cour des comptes, chargée de contrôler les comptes annuels de l’Élysée. L’année suivante, elle prend congé pour travailler sur la campagne électorale d’Éric Zemmour (dont elle est la compagne), candidat à la Présidence en 2022 avec le nouveau parti Reconquête. En 2024, elle est élue au Parlement européen en tant que candidate de Reconquête, puis devient vice-présidente du groupe  « Europe des nations souveraines ». En janvier 2025 elle était présente à la cérémonie d’investiture de Donald Trump à Washington. En vue des élections présidentielles françaises de 2027, Sarah Knafo prône l’union de la droite.

Depuis ses débuts en politique, elle milite contre l’islamisation de la France et pour un gel des naturalisations et de l’immigration. “Chaque année, nous accueillons un demi-million d’immigrés, pour la plupart originaires de pays musulmans », a-t-elle déclaré sur les plateaux qui daignent l’inviter. “Nous devons comprendre qu’il existe aujourd’hui un antisémitisme systématique et culturel dans le monde musulman, donc si nous voulons lutter contre l’antisémitisme et contre l’islamisation, qui est également la cause d’un racisme anti-Blanc de plus en plus répandu en France, nous devons lutter contre le carburant qui alimente ce phénomène, c’est-à-dire l’immigration. En effet, nous ne pouvons pas accueillir des centaines de milliers de musulmans chaque année et leur dire ensuite qu’ils n’ont pas le droit d’appliquer leur religion ». Sarah Knafo ne veut pas empêcher les musulmans de pratiquer leur religion en privé, mais elle s’oppose à leurs prétentions à la visibilité dans l’espace public, par exemple avec les prières rituelles dans la rue et la prolifération de vêtements à connotation religieuse, comme le voile islamique. Elle estime notamment qu’il est urgent de lutter contre l’organisation islamiste des Frères musulmans en fermant leurs écoles de formation (par exemple l’institut situé à Château-Chinon, qui a en fait été fermé par décret présidentiel en septembre dernier), en expulsant les prédicateurs étrangers, en bloquant les financements en provenance de l’étranger, en empêchant la constitution de listes communautaires et en luttant contre la corruption. La belle et combative représentante de Reconquête estime également qu’il faut expulser les criminels étrangers et, en ce qui concerne les criminels mineurs, affirme “qu’un jeune qui tue comme un adulte doit être jugé comme un adulte ». Une nouvelle étoile est-elle née dans le firmament politique français ?

Collectif Némésis (FRANCE) – En octobre 2019, un groupe de jeunes femmes décide de fonder à Paris un mouvement féministe et identitaire de droite en opposition au féminisme de gauche, qu’elles jugent trop complaisant à l’égard des islamistes et de l’immigration de masse considérée comme un danger pour les femmes occidentales. Le mouvement prend le nom de Némésis, déesse grecque de la justice distributive (qui vise à attribuer à chacun ce qu’il mérite selon ses actes : elle punit les excès, corrige les injustices et rétablit l’ordre moral) et de la vengeance. Parmi les fondatrices, Alice Cordier, qui dirige le mouvement depuis lors. Les principaux objectifs du Collectif Némésis sont de dénoncer les violences sexuelles perpétrées à l’encontre des femmes par des hommes majoritairement des immigrés et demander l’expulsion de tous les étrangers coupables de viols. À ceux qui leur font remarquer que les étrangers ne sont pas les seuls à exercer des violences sur les femmes, elles répondent « nous avons déjà assez de violeurs français pour en importer d’autres » et scandent le slogan « violeurs français en prison, violeurs étrangers dans l’avion ».

Comme l’indique Le Monde du 22 novembre 2024, le mouvement « rend les immigrés et les musulmans responsables des violences sexuelles. Ses membres ont pris l’habitude de s’infiltrer dans les manifestations de gauche pour y clamer ses slogans ». En effet, ces jeunes femmes mènent leur combat avec beaucoup de courage et de détermination, participant à leurs risques et périls à des manifestations dans différentes villes de France. Ce n’est pas un hasard si Alice Cordier, 28 ans, a déjà reçu des menaces de mort. À Lille, par exemple, le 2 septembre 2023, les membres de Némésis avaient mené une série d’actions pour dénoncer l’insécurité et l’islamisation de la ville. À Marseille, le 1er octobre 2022, elles avaient manifesté contre le rapatriement en France de dizaines d’épouses de djihadistes. À Paris, le 13 février 2022, elles avaient dénoncé le clientélisme islamiste de Valérie Pécresse (présidente de la région Île-de-France), lors d’un de ses meetings électoraux en tant que candidate à la présidence de la France.

Le site Internet du mouvement (www.collectif-nemesis.com) se déclare contre le voile islamique, considéré comme « un symbole de l’oppression des femmes et du patriarcat islamiste », et cite des statistiques étayant l’impact de l’immigration massive, en particulier d’origine africaine, sur la sécurité des femmes. Par exemple, en Île-de-France, 63 % des agressions sexuelles dans les transports en commun sont commises par des étrangers. Elles dénoncent en particulier l’inaction de l’État français, qui n’expulse pas (ou trop rarement) les étrangers sous OQTF (concernés par la mesure administrative leur intimant une obligation de quitter le territoire français) parce qu’ils représentent une menace pour l’ordre public.

Giorgio Ghiringhelli, Riposte Laïque

. Enseignante agressée : le prénom qu’on n’a pas le droit de connaître

Articles : Jan 2026Dec. 2025Nov. 2025Oct. 2025
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#webtube : Une enseignante agressée par une élève exclue de son établissement, dans le XVe arrondissement de Paris. Les faits sont établis, documentés, rapportés sans contestation possible. Une adulte chargée de transmettre, frappée par une mineure que l’institution venait précisément de sanctionner. Le symbole est total.

Ce qui frappe immédiatement, au-delà de la violence elle-même, c’est le traitement narratif du fait divers. Tout est dit sur la victime, sa fonction, son exposition, sa peur, le climat de tension permanent dans les conseils de discipline. Et presque rien sur l’agresseuse. Pas de prénom. Pas de contexte personnel. Pas de trajectoire. Un effacement méthodique.

Ce silence n’est ni un oubli, ni une précaution neutre. Il est une décision. Administrative, politique, idéologique. Dans d’autres affaires, parfois bien moins graves, les prénoms circulent immédiatement, deviennent un élément central du récit médiatique, un marqueur moral. Ici, non. Ici, le non-dit est organisé.

Comme si l’identité de l’agresseur devait être protégée plus soigneusement que l’intégrité de celle qui enseigne. Comme si nommer devenait une faute plus grave que frapper. Ce choix éditorial n’est pas isolé. Il s’inscrit dans une logique désormais bien rodée où l’institution préfère neutraliser l’information plutôt que d’assumer ses conséquences.

L’anonymat n’est plus un principe juridique appliqué avec cohérence. Il est devenu un outil de gestion idéologique du réel. On anonymise quand le réel dérange, on précise quand il conforte le récit dominant. Ce n’est pas la protection de la mineure qui est en jeu ici, car celle-ci aurait pu être assurée sans cette opacité totale. C’est la protection d’un système qui ne veut plus regarder certaines réalités en face.

Le prénom absent n’est pas une donnée manquante. C’est une information en soi. Il dit la peur de nommer, donc la peur d’expliquer, donc la peur de tirer les conséquences politiques, éducatives et sécuritaires de ce qui se passe aujourd’hui dans certains établissements scolaires. Pendant que l’institution se tait, ce sont les enseignants qui encaissent, seuls, sans pouvoir même décrire complètement la violence qu’ils subissent.

Ce mécanisme du non-dit n’est pas une dérive marginale. Il est devenu une méthode de gouvernement de l’école. L’Éducation nationale ne gère plus des conflits, elle gère des narratifs. Les conseils de discipline, censés être des espaces de régulation et d’autorité, sont aujourd’hui décrits par les personnels eux-mêmes comme des moments de tension extrême, parfois de peur physique.

Ce renversement est fondamental. L’institution qui devait protéger ceux qui incarnent l’autorité s’est progressivement mise à protéger l’autorité abstraite de son propre discours. Il ne faut pas faire de vagues. Il ne faut pas créer de polémique. Il ne faut surtout pas produire d’informations qui pourraient nourrir un débat interdit.

Alors on édulcore. On anonymise. On décontextualise. On transforme un acte de violence en incident administratif. On dépolitise par le silence ce qui est pourtant éminemment politique. L’agression de cette enseignante n’est pas un fait isolé. Elle est le produit d’un empilement de renoncements.

Renoncement à sanctionner clairement en amont. Renoncement à assumer l’exclusion comme une mesure de protection collective. Renoncement enfin à dire les choses une fois que la violence éclate. Dans ce schéma, l’élève agresseuse devient paradoxalement l’objet principal de la sollicitude institutionnelle, tandis que l’enseignante agressée est sommée de faire preuve de résilience, de compréhension, parfois même de discrétion.

Le message implicite est limpide. L’ordre scolaire ne doit pas être défendu s’il risque de mettre en lumière ses propres échecs. Le non-dit protège toujours le même camp parce qu’il protège une idéologie qui refuse de reconnaître que certaines politiques éducatives produisent de l’insécurité concrète.

Il n’y a donc pas de prénom, et ce n’est pas une précaution. C’est une ligne politique. Quand une enseignante est agressée et que l’institution choisit d’effacer l’agresseur du récit, elle fait un choix clair : celui de protéger un discours plutôt que des corps.

Ce silence n’apaise rien. Il organise l’impunité symbolique. Il dit aux enseignants qu’ils peuvent être frappés, mais ne pas nommer. Il dit aux élèves violents que l’acte sera dilué, relativisé, absorbé par l’administration.

À ce stade, l’absence de prénom n’est plus un détail journalistique. C’est la preuve d’une faillite morale et institutionnelle. Une école qui ne nomme plus ce qui la frappe est une école qui a déjà renoncé à se défendre.

Jérôme Viguès, Riposte Laïque

. Le Groenland était danois avant la naissance des Etats-Unis : il n’est pas à vendre

Articles : Jan 2026Dec. 2025Nov. 2025Oct. 2025
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#webtube : Cette carte de l’Arctique explique à elle seule pourquoi Trump veut le Canada et le Groenland. Car l’avenir énergétique de la planète se situe sous les glaces du pôle, qui sont en train de disparaître et vont libérer l’accès aux plus vastes gisements miniers de tous les temps.

Il semblerait que les Européens ouvrent les yeux avec 72 heures de retard et réalisent enfin que ce qui est arrivé au Venezuela pourrait bien arriver à un pays européen.

Le raid de la Delta force que Macron saluait pour avoir libéré un peuple opprimé par un dictateur aux mains rouges de sang devient soudain une agression en totale violation du droit international, depuis que Trump a de nouveau manifesté son intention de s’emparer du Groenland.

Personne n’y croyait en Europe, mais depuis le coup de force de Caracas, la fable d’une annexion pure et simple du Groenland par l’imprévisible Trump devient une menace potentielle prise très au sérieux, aussi bien à Copenhague qu’à Bruxelles.

Le Groenland est colonie danoise depuis 1721, donc bien avant la naissance des États-Unis. Il bénéficie d’une très large autonomie en dehors des domaines de la défense et de la politique étrangère qui incombent au Royaume danois. Le peuple possède son propre gouvernement et sa prochaine accession à l’indépendance est à sa seule discrétion, Copenhague n’ayant aucune intention de s’y opposer. Son statut complexe est proche de celui de nos territoires d’outre-mer.

Vaste comme quatre fois la France, il est pratiquement inhabité, avec seulement 56 000 habitants qui pour l’instant n’exploitent pas les immenses ressources géologiques que convoite Donald Trump, notamment les terres rares. Sur les 50 minéraux critiques indispensables aux industries de pointe, l’île continent en détient 80 %.

Le Groenland a un évident intérêt stratégique pour les États-Unis qui y possèdent la base spatiale de Pitiffik (ex-Thulé) depuis les années cinquante. Cette base construite du temps de la guerre froide surveille les missiles balistiques russes, puisque les routes polaires sont les plus courtes pour jouer avec le feu nucléaire. Une détection avancée des tirs ennemis est donc essentielle pour Washington. Mais possédant déjà une base à cet effet, l’intérêt de Trump est ailleurs.

Hanté par la coopération entre Moscou et Pékin qui ambitionnent d’exploiter conjointement l’Eldorado qui dort sous les glaces de l’Arctique, l’obsédé de la grande Amérique rêve d’une annexion du Canada et du Groenland, ce qui donnerait aux États-Unis un territoire encore plus vaste que les 17 millions de km2 de la fédération de Russie. Et surtout, l’arc polaire Alaska, Canada, Groenland passerait sous contrôle américain. Un pactole géologique gigantesque qui propulserait Donald Trump au sommet du podium des bienfaiteurs de l’Amérique.

Cette obsession de la grandeur et de la supériorité de son pays est extrêmement dangereuse.

Après les propos de Trump annonçant vouloir « s’occuper du Groenland dans deux mois », le Premier ministre groenlandais, exaspéré, a répondu « Ça suffit maintenant ! »

Réaction qui laisse Trump de marbre, sachant que ni le Danemark ni l’Europe n’ont les moyens militaires, économiques ou politiques de s’opposer à sa volonté.

Le seul moyen radical qui stopperait net la charge de l’éléphant Trump serait un virage à 180° de la politique de l’Europe, une rupture totale avec une sortie de l’Otan immédiate et une solide paix avec la Russie. Impensable aujourd’hui alors que c’eût été la bonne solution en 1991, quand l’URSS s’est effondrée. Mais le malheur de l’Europe a été de suivre aveuglément les diktats de Washington qui craignait par-dessus tout une vaste Europe de Gibraltar à Vladivostok, laquelle aurait constitué le plus puissant ensemble militaro-économique du moment. Aveuglée par son américanisme infantile et n’ayant pas su saisir cette chance inespérée après des décennies de guerre froide, l’Europe n’est plus qu’un nain politique et militaire, en plein déclin économique qui plus est. Un désastre amplifié par une mondialisation dévastatrice, qui la mène à la perte irréversible de son identité et de sa culture.

Quel que soit le domaine considéré, l’Europe a tout faux. 

Il est donc trop tard. L’Europe a fait le choix suicidaire de la soumission à Washington. Elle préfère acheter des F-35 que Trump peut clouer au sol à distance, alors que l’industrie de l’armement européenne a les moyens de rivaliser avec les meilleurs matériels US. 

Airbus et Boeing en sont la preuve. Quand on veut on peut. Mais totalement divisés, les Européens ne cessent de se savonner mutuellement la planche. Ce dont Trump est parfaitement conscient.

Avant de conclure, rappelons que si Trump décide un coup de force pour s’emparer de l’île, il s’agira cette fois d’une agression contre un pays de l’Otan, ce qui signera automatiquement la fin de l’article 5 de l’Alliance ! Il faut quand même oser !

Cela dit, ceux qui s’imaginent encore que Trump va voler au secours des pays baltes et se frotter aux 6 200 têtes nucléaires de Poutine sont de doux rêveurs. Mais c’est un autre sujet.

Pour terminer, rappelons que 80 % des Groenlandais sont favorables à l’indépendance, mais que 85 % d’entre eux rejettent l’idée de devenir américains. Seulement 6 % sont prêts à adopter la bannière étoilée comme emblème national.

Par conséquent, on ne peut qu’espérer que l’avenir du Groenland continue d’appartenir au seul peuple groenlandais, sans agression, ni chantage, ni menace, ni pression, ni sanction d’aucune sorte. Autrement dit, tout le contraire de la méthode Trump.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque