. B.B (1934-2025) : Brigitte Bardot, la liberté incarnée

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#webtube : Elle était bien plus qu’un visage, bien plus qu’un mythe médiatique. Avec la disparition de Brigitte Bardot, c’est une certaine idée de la liberté française qui s’éteint : une liberté indisciplinée, charnelle, dérangeante, toujours assumée.

Une actrice instinctive, hors des cadres

Brigitte Bardot n’a jamais été une comédienne académique. Elle jouait comme elle respirait, avec une vérité presque animale, loin des postures apprises. Dès Et Dieu… créa la femme, elle impose un choc esthétique et culturel mondial : une femme qui n’obéit pas, qui désire, qui choisit, qui échappe. Bardot n’interprète pas la liberté : elle l’incarne.

Son talent n’était pas celui de la démonstration technique, mais celui, plus rare, de la présence. Devant la caméra de Vadim, de Clouzot ou de Godard, elle impose une intensité brute, parfois fragile, souvent bouleversante. La Vérité restera son sommet dramatique : une performance à vif, sans fard, où elle affronte la société, le tribunal, les hommes et leurs jugements.

Une icône mondiale, mais jamais docile

Star internationale, muse de cinéastes, incarnation de la France aux yeux du monde, Bardot aurait pu se contenter de ce statut. Elle a choisi l’inverse. En 1973, au faîte de sa gloire, elle quitte le cinéma sans retour. Geste radical, incompréhensible pour beaucoup : elle refuse d’être une marchandise, une image exploitée, un corps confisqué.

Ce renoncement n’est pas une fuite : c’est un basculement.

Le combat animal, sans compromis

Ce qui suit est sans doute la partie la plus cohérente et la plus courageuse de sa vie. Brigitte Bardot consacre tout ce qu’elle a – son temps, son argent, sa notoriété – à la cause animale. Bien avant que le sujet ne devienne à la mode, elle dénonce les abattoirs, la corrida, la chasse à courre, le trafic de fourrures, l’abandon.

Elle agit, concrètement. Elle crée sa fondation. Elle finance, elle interpelle, elle choque s’il le faut. Elle obtient des victoires réelles : l’interdiction des fourrures de phoques, l’amélioration des conditions d’abattage, une prise de conscience durable dans l’opinion. Peu importe le prix à payer en termes d’image : elle n’a jamais cherché l’approbation.

Le courage de dire ce qu’elle pensait

Brigitte Bardot n’a jamais été consensuelle. Elle ne l’a jamais voulu. Elle parlait comme elle vivait : frontalement. Ses prises de position politiques; notamment sur la question du halal ou de l’islamisation, lui ont valu condamnations, ostracisme, caricatures. Elle n’a jamais reculé. À une époque où tant se taisent pour préserver leur confort, elle a continué à parler, quitte à déranger.

Elle rejetait le féminisme idéologique, se méfiait des mouvements de masse, refusait les injonctions morales. Là encore, elle restait fidèle à une seule boussole : la liberté.

Retirée à Saint-Tropez, entourée d’animaux, loin du vacarme médiatique, Brigitte Bardot aura vécu selon ses règles, jusqu’au dernier jour. Elle n’a jamais cherché à plaire. Elle a cherché à être droite.

Actrice majeure, icône mondiale, militante infatigable : Brigitte Bardot laisse derrière elle une œuvre, un combat et une leçon rare : celle d’une femme qui n’a jamais cédé.

YV

Ci-dessous, une chanson écrite par le chanteur et artiste Italien, Sköll, il y a quelques années, en hommage.

https://www.bvoltaire.fr/point-de-vue-adieu-bb-1934-2025-icone-sensuelle-et-madone-de-la-tendresse

Breizh-info.com

. [MIEUX VAUT EN RIRE] Les dix meilleures perles de 2025

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#webtube : Dérapages, absurdités et perles politiques : savourez notre best of de l’année ! Déclarations lunaires, raisonnements absurdes et grand n’importe quoi idéologique : Boulevard Voltaire vous propose le best of 2025 des perles politiques. Une sélection sans filtre de ce que l’année a produit de plus consternant — ou de plus drôle — chez nos « élites », puisqu’il vaut mieux en rire…

Source : youtube – BV

. La Remaudière (44) : une salle polyvalente à 2,2 millions, inachevée mais rasée

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#webtube : Une affaire qui devrait faire réfléchir les électeurs, à moins de trois mois des élections municipales… La Remaudière est une commune de quelque 1.300 âmes située dans le département de la Loire-Atlantique. Une petite ville qui livre un merveilleux exemple de gaspillage d’argent public.

Le 16 janvier 2012, le maire de la commune, Alan Coraud, décide de construire sur ses terres une salle polyvalente. Elle doit contenir une médiathèque et une salle de spectacle ainsi que des espaces dédiés à des associations locales. Sur le papier, l’idée est séduisante ; dans les faits, elle est extravagante. La municipalité a la folie des grandeurs. Le conseil municipal approuve le projet,  la commune signe des marchés pour la construction d’un bâtiment de plus de 1.000 m2 et de 14 mètres de hauteur. Pour mener à bien ce projet à 2,2 millions d’euros, la commune contracte un prêt.

Un projet démesuré

En juillet 2013, la première pierre est posée mais, très vite, La Remaudière est dépassée. En 2014, un nouveau conseil municipal est élu. Effaré par le coût du projet et le montant des emprunts levés, il met le holà à ce chantier pharaonique. Cet arrêt ne fait pas que des heureux, mais le nouveau maire, Anne Choblet, est conforté dans sa décision par le tribunal administratif qui annule, en 2015, les marchés de travaux car, comme indiqué dans un rapport de la chambre régionale des comptes daté de 2018, il estime « que le projet n’était pas en adéquation avec les capacités financières de la commune, que ses proportions n’étaient pas en rapport avec ses besoins réels, que la commune avait commis une erreur manifeste dans l’appréciation de ses besoins à l’occasion de la passation des marchés correspondants et, ainsi, méconnu les dispositions de l’article 5 du Code des marchés publics ». La salle n’est pas achevée, elle ne le sera jamais. En revanche, elle plombe les finances de la commune, d’autant plus que les entreprises retenues pour l’édifier se retournent contre la mairie et font des demandes d’indemnisation. Les contribuables de La Remaudière mettent la main à la poche via une augmentation d’impôts de 30 %.

À ce sujet — [STRICTEMENT PERSONNEL] C’est Nicolas qui paie

Petit à petit, de l’ordre est remis. Il reste néanmoins une décision à prendre : celle du sort de la salle polyvalente. Faut-il relancer le chantier ou l’abandonner ? Les élus choisissent la seconde option en février 2023. Au micro de France 3, Anne Choblet explique : « C’était soit 2 millions pour la finir, plus 300.000 euros de frais de fonctionnement, c’est-à-dire nécessairement une augmentation des impôts, ou une déconstruction pour 67.000 euros, avec revalorisation des matériaux. »

Ce retour en arrière pourrait permettre à la commune de retomber sur ses pattes puisque, comme l’a indiqué la mairie à BV, le terrain sur lequel est construite la salle polyvalente est un terrain communal « qui va être vendu à un promoteur ». Ce dernier doit y construire un lotissement de trente et un logements.

De l’argent public dilapidé

L’opération de démolition a démarré le lundi 15 décembre. Elle est présentée comme une solution du moindre mal et cela est sans doute le cas. Il n’en reste pas moins que, dans cette affaire, l’argent du contribuable part, non pas en fumée, mais en gravats. Aux coûts de la construction, des indemnités versées à droite et à gauche suite à l’arrêt du projet et aux frais engagés pour la démolition, il faut ajouter les frais de justice (tribunal administratif). Certains se demandent encore pourquoi la dette publique de la France est à hauteur de 3.482 milliards d’euros… En tout cas, cette histoire tombe à pic alors que la campagne pour les élections municipales va débuter et que les candidats vont redoubler d’imagination programmatique, avec parfois des projets d’investissements pour appâter l’électeur qui, accessoirement, est aussi un contribuable…

Sarah-Louise Guille, dans BV

. La crèche qui a sauvé une église aveyronnaise

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#webtube : Chaque année, la crèche revient au centre de cette maquette de village aveyronnais. À Villefranche-de-Rouergue, sous-préfecture de l’Aveyron, une petite église, bénie en 1708, a trouvé le moyen de sauver ses murs et son patrimoine avec la construction d’un village aveyronnais miniature qui, chaque année à Noël, se transforme pour accueillir une crèche.

Quand une crèche sauve une église…

C’est un projet qui est né en 2019, pour sauver l’église Saint-Joseph et « redonner vie à ce quartier de la bastide », indique la plaquette indicative, à l’entrée de l’église. À l’origine, raconte encore le prospectus, c’était une crèche en plâtre qui voyageait dans l’Aveyron depuis 1993. « […] À l’initiative de la Mission départementale de la culture, dépendant du conseil général, la crèche départementale voit le jour grâce à l’acquisition de ses premiers santons auprès de M. Wurfel » (créateur du musée des automates et des santons à Sauclières, dans le Sud-Aveyron), mais les décors, qui occupaient déjà 50 m2, étaient bien lourds, fragiles et mal commodes. Aussi, un décorateur de théâtre, M. Bese, en réalisa de nouveaux en polystyrène.

Le village, à force de s’agrandir chaque année, occupe jusqu’à 200 m2. Et, de crèche itinérante, le décor, ses santons et ses automates furent, grâce à l’instigation de l’adjointe à la culture du maire de Villefranche, installés à demeure dans l’église Saint-Joseph, dont il fallait à la fois sauver les murs et le quartier. La crèche devient village, pour être présentée tout au long de l’année et grâce à l’association Cap-Solidarité, à la paroisse Sainte-Émilie du Villefranchois et à la municipalité aidées de nombreux bénévoles, le village aveyronnais fut inauguré le 8 décembre 2019. L’église, toujours consacrée et accueillant deux messes (le 8 décembre pour l’Immaculée Conception et le 19 mars pour la Saint-Joseph), a ainsi été sauvée et une convention tripartite entre la mairie, la paroisse et l’association assure l’avenir du projet : « La paroisse assure la partie spirituelle. La commune veille à l’entretien et la sécurité du bâtiment et à sa rénovation progressive. Les bénévoles de l’association s’occupent de l’entretien de l’église et des santons, ainsi que des visites », précise la plaquette. Un travail en bonne intelligence qui a même permis à l’association Cap-solidarité d’être récompensée, en 2023, par la Fondation du patrimoine.

…et un morceau de l’histoire locale

Il faut bien reconnaître que l’immense maquette attire les regards : de nombreuses petites saynètes racontent la vie quotidienne dans un village aveyronnais typique. On peut y voir le facteur chutant de son vélo devant une oie et des villageois qui se moquent de lui, le cuisinier tournant l’aligot, le curé appelant ses paroissiens sur le parvis de son église devant laquelle des hommes préfèrent jouer aux quilles de huit, emblématiques de l’Aveyron. Évidemment, un berger garde ses brebis sur le relief typique du Larzac, on voit aussi les vignes de Marcillac et le chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Il y a aussi un pigeonnier typique du Quercy et, sous des toitures en lauze, la mairie, le lavoir, le moulin, l’école, la boulangerie et les PTT. Un village grouillant de vie autour de son église et de son monument aux morts, qui raconte l’histoire de l’Aveyron sur un fond musical de chants traditionnels locaux. Au centre du village, on voit aussi des religieuses portant l’habit de la congrégation de la Sainte Famille, un ordre fondé par sainte Émilie de Rodat, paroissienne de cette église et unique sainte aveyronnaise du XXe siècle, œuvrant à l’instruction des filles pauvres et au secours des malades. Les obsèques de la religieuse – canonisée en 1950 – furent célébrées dans cette église Saint-Joseph qui, grâce à sa crèche, a donc été sauvée de la désacralisation.

Auprès du Figaro, une Villefranchoise de 76 ans se réjouissait de la renaissance de cette église qui avait vu son baptême et sa première communion : « Cette formidable initiative m’a permis d’évoquer, avec mon petit-fils parisien, la vie d’autrefois et toutes ces choses qui ont disparu, confie-t-elle. Espérons que ça donnera des idées à d’autres petites églises ! Face à ce mouvement woke, qui veut déconstruire notre Histoire, déboulonner nos statues, qui nous culpabilise d’être ce que nous sommes depuis des siècles, il faut résister ! Sensibiliser les jeunes à l’amour de notre patrimoine, c’est prendre soin de notre identité culturelle. » À Villefranche-de-Rouergue, la crèche, grâce à l’entraide de la mairie, de la paroisse et d’habitants, a sauvé une église, un quartier, un morceau de patrimoine et un peu de culture locale : encore un clou dans le cercueil de ceux qui voudraient en faire le symbole de l’exclusion.

. On commence à reconnaître le Somaliland après 35 ans d’existence

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#webtube : Bien entendu, les dictatures, démocratures et euro-raclures qui ont approuvé un pseudo-État palestinien qui n’existe que dans leurs fantasmes s’insurgent contre cette légitimation. Pourtant, le Somaliland est un État musulman relativement homogène qui existe vraiment et constitue un facteur de stabilité dans la corne de l’Afrique.

Mais les nations corrompues lui préfèrent son frère ennemi, la Somalie, qui n’a plus de pays que le nom. Repaire de terroristes, de chefs de guerre et de pirates, où des bandes armées font la loi. Sans gouvernement ni services publics ni plus rien qui fonctionne. Un avant-goût de la France dans vingt ans ?

Aujourd’hui, le Somaliland est un vrai pays, où règne un fort sentiment national, même si les crapules de l’ONU font semblant de ne pas le voir pour ménager les djihadistes menaçants de Mogadiscio.

Mais il est possible que ça change avec les alliés de l’Amérique sous l’impulsion de Donald Trump qui n’utilise pas le langage ampoulé de la diplomatie pour traiter la Somalie de « pays pourri » ajoutant : « nous ne voulons pas chez nous de ces gens qui ne font que s’entre-tuer.»

Le POTUS rappelait au passage un scandale dans le Minnesota où, selon la justice d’État, plus d’un milliard de dollars ont été versés à des services sociaux inexistants, par le biais de fausses factures émises par des réfugiés somaliens ou des Américains d’origine somalienne. Et en Amérique, naturalisé ou pas, pour les voyous c’est direct la porte de sortie !

De son côté, même si personne ne veut le voir, le Somaliland est un vrai pays avec des frontières gardées, un gouvernement qui associe des élections démocratiques au vieux système clanique, et qui a maintenu la paix depuis 35 ans, ce qui est rare en Afrique. Et qui a aussi sa monnaie, sa police, son armée et ses services médicaux. Et entretient de bonnes relations avec les USA invités à s’installer militairement pour protéger l’indépendance de ce petit pays de 6,5 millions d’habitants, grand comme l’Uruguay.

L’économie sous-tend la géopolitique

Il est possible que la reconnaissance par Israël soit la première étape d’un processus de normalisation. Les USA ont fait savoir qu’ils l’envisageaient à leur tour. Rompant avec la politique frileuse et aveugle des prédécesseurs de Trump qui n’avaient pas compris que le nouvel État était très différent par son histoire, sa culture et ses coutumes des barbares de Mogadiscio, où les sbires de l’État islamique démembraient des prisonniers US à la machette ou les écartelaient entre deux 4X4.

De son côté l’Éthiopie a négocié un accès à la mer pour son commerce via le port de Berbera. Car elle a été privée de tout débouché maritime depuis la sécession de l’Érythrée en 1991. Une rupture très bien acceptée par le Concert des Nations, et reconnue par l’ONU en 1993 qui a oublié son principe d’intangibilité des frontières. Puisque son président au pouvoir depuis 33 ans est un maoïste à la mode nord-coréenne, c’est forcément un mec bien.

Le Somaliland est très pauvre mais ne devrait pas le rester longtemps. On y trouve des gisements d’émeraudes, de rubis et de saphirs mais aussi d’or, de platine et d’argent. Sans oublier des mines d’étain et de lithium et des gisements de pétrole. C’est mieux que les principales ressources actuelles, l’élevage de chèvres et de dromadaires et la culture de pommes de terre et de choux.

Le Président Abdirahman Mohamed Abdullahi qui connaît les mauvaises manières de ses coreligionnaires et voisins, a demandé aux Américains de protéger son pays. En attendant, les Israéliens sont les premiers à proposer leurs services.

Ce n’est pas sans raisons qu’Israël a été le premier à reconnaître le Somaliland, annonçant l’ouverture d’ambassades et l’échange d’ambassadeurs.

Une présence sur les côtes proches du Bab el Mandeb (la porte des larmes) à l’entrée de la mer Rouge par où passe 15 % du commerce maritime mondial et 75 % du négoce européen permet d’assurer le contrôle d’un secteur stratégique et d’exercer une pression sur les Houthis qui devraient finir par comprendre qu’ils ont intérêt à se calmer s’ils ne veulent pas que les villes et ports du Yémen, qu’ils occupent, ressemblent à la bande de Gaza.

Des bases au Somaliland, de Tsahal et de l’US Army, réduiraient notablement la distance pour les avions et les missiles s’il faut frapper à nouveau les terroristes du Yémen. Il suffit de regarder la carte.

Tandis que l’État-voyou de Somalie a sombré dans le chaos après la chute du régime militaire de l’autocrate Siad Barré, les Russes et les Chinois ont le cul entre deux chaises. Ils ne reconnaîtront pas le Somaliland sans de grosses contreparties. Mais ils ne se privent pas d’envoyer des expéditions armées sur des cargos banalisés servant de leurres pour éradiquer les pirates qui sévissent dans la région.

À la différence des écouillés du Gouvernement français qui ne veulent pas qu’on leur fasse du mal et qui, occasionnellement, lorsque deux ou trois sont capturés, exigent qu’on leur trouve toutes les circonstances atténuantes. Au nom de l’État de droit et de passe-droits.

Les Israéliens naviguent à vue en Afrique.

Depuis des décennies, ils apportent leurs concours à la création d’infrastructures d’équipement, d’énergie et de santé et fournissent des armes aux leaders africains afin de contrebalancer l’influence islamique de plus en plus agressive. Afin de continuer à disposer de points d’observation et de bases pour des opérations éventuelles.

Pour Israël cette reconnaissance s’inscrit dans l’esprit des accords d’Abraham qui ont permis de normaliser les relations de Jérusalem avec plusieurs pays arabes, dont le Bahreïn, les Émirats arabes unis et le Maroc. Des pays réalistes qui ont compris que laisser faire le terrorisme au nom de l’oumma était contraire à leurs intérêts.

La Turquie et l’Égypte (de quoi se mêlent leurs dictateurs ?) ont désapprouvé l’initiative israélienne. Comme s’il fallait leur demander la permission ! Ces deux pays ont lourdement insisté sur le fait que le Somaliland connaît l’inflation, le chômage et la pauvreté. Qui n’existent pas chez eux, peut-être ? Et se délectent à rappeler que des troubles tribaux secouent la région de Sool dans l’Est, comme partout en Afrique.

La minute de culture : un peu d’histoire avant de faire des tas d’histoires

Le Somaliland est l’ancien pays de Pount dont l’existence est attestée par des éléments écrits et iconographiques figurant sur les fresques du Deir el Bahari (maison des marins) temple tombeau de la reine Hatchepsout qui régna sur l’Égypte il y a 3500 ans. Une pharaonne qui, comme fera Isabelle de Castille trois mille ans plus tard, organisait des expéditions maritimes de découverte et de commerce vers des terres inconnues.

Ce temple situé à Louxor (ancienne Thèbes) constitue par ses fresques réalistes le premier traité d’architecture navale montrant comment les Égyptiens construisaient des navires à bordés couturés, démontables et transportables, dotés de mâts bipodes portant une voile trapézoïdale ou triangulaire enverguée qu’on trouve encore sur des felouques de transport sur le Nil.

C’est aussi le premier reportage illustré sur un pays lointain où des gens à la peau foncée vivaient dans des cases sur pilotis au milieu des baobabs et tenaient l’obésité pour la quintessence de la beauté. Les Pountites faisaient le commerce de la myrrhe, des épices, de l’or, de l’ébène, du bétail à cornes courtes, de l’ivoire et de l’encens avec les Égyptiens, les Phéniciens, Babyloniens, Indiens et Chinois par leurs ports naturels creusés par la nature. On leur attribue la domestication du dromadaire il y a plus de 4 000 ans.

Alors autant dire que je fais la grimace lorsque j’entends les soi-disant bac + 15 de la télé, payés 30 000 euros/mois, pontifier en affirmant que le Somaliland serait une création artificielle qui n’existerait que depuis 1991 lorsqu’il s’est détaché de la Somalie qui le ravageait.

Christian Navis, Riposte Laïque

. Pour Noël Trump offre un spectacle son et lumière aux djihadistes du Nigeria

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#webtube : Le jour de Noël, 12 missiles Tomahawk se sont abattus sur  Daech au Nigeria. En frappant les islamistes Trump montre qu’il est bien le seul défenseur des chrétiens d’Orient.

Notre impulsif milliardaire est souvent déroutant et n’a pas que des bons côtés, loin s’en faut, mais reconnaissons qu’il a le courage d’agir et de taper là où ça fait mal, alors que nos poules mouillées européennes ne sont même pas capables de protéger leur propre peuple, quotidiennement agressé par des fous d’Allah, farouches ennemis de l’Occident et de notre civilisation judéo-chrétienne.

Voilà des décennies que les chrétiens sont persécutés et massacrés aux quatre coins du monde, dans l’indifférence générale. Car au-delà des beaux discours de compassion, des constats impuissants et des éternelles lamentations papales, rien ne change et l’enfer de ces malheureux se poursuit, massacrés pour vouloir pratiquer leur foi.

Mais avec Trump, la musique vient de changer. Pour aider les chrétiens, il préfère une salve de Tomahawk à une messe papale sans lendemain, se limitant à déplorer une énième fois les souffrances des chrétiens. Car un missile, c’est un langage compris de tous.

En l’occurrence, c’est l’État islamique en Afrique de l’Ouest qui a reçu son cadeau de Noël en livraison express, un spectacle son et lumière inédit pour ces massacreurs de chrétiens au Nigeria, davantage habitués à égorger leurs victimes sans défense qu’à se faire pulvériser par un missile tombé du ciel à près de 1000 k/h.

On constate que les ex-colonisateurs de l’Afrique de l’Ouest, britanniques ou français, sont aux abonnés absents quand il faut protéger les populations locales de la barbarie islamiste.

Ces fins politiciens se montrent éminemment plus arrogants et belliqueux envers la Russie, nation blanche et chrétienne, qui a été notre alliée en 14-18 et en 39-45. Un pays ami de la France que Macron accuse des pires turpitudes, alors qu’il nous a sauvés du nazisme. Il parait que défendre l’Ukraine, pays mafieux, corrompu et nazifié jusqu’à l’os, c’est un combat existentiel que doit mener l’Europe.

Le plus renversant est qu’il y a des crétins hauts placés pour gober cette fable grotesque.

La frappe visant les djihadistes a été menée avec l’accord du gouvernement nigérian, depuis le Golfe de Guinée. Aucun bilan des dégâts n’a été fourni, mais le message est passé. Le terrorisme islamique reste l’ennemi juré de l’Amérique, qui est en mesure de frapper partout.

Et peu importent les états d’âme des Européens sur les effets incertains de ces frappes. L’essentiel pour Trump est de montrer que les terroristes et les barbares de tout poil ne sont à l’abri nulle part.

Cet épisode prouve une fois de plus que sans armée ni moyens offensifs conséquents, l’Europe reste un nain politique.

En ce qui concerne la France, il nous faudrait 20 ans pour reconstruire une armée de première catégorie avec un budget annuel de 5 % du PIB, donc 150 milliards. Mais comme nous sommes ruinés pour trois générations, cette armée de verra jamais le jour, malgré les belles promesses de Macron.

À ce jour, nos industriels entendent de beaux discours mais attendent encore les commandes de matériels. Toujours pas de budget tandis que le vice-Premier ministre Olivier Faure réclame encore 10 milliards d’impôts supplémentaires avec 10 milliards d’économies en moins. Autant dire que les intérêts de la dette vont exploser et engloutir davantage que le budget défense.

D’autant plus que les sommes totales qu’on aura données à Zelensky, avec le nouveau plan de 90 milliards d’aide décidé par l’UE, atteindront l’équivalent d’une année de budget défense. Nous sommes en faillite mais  Zelensky n’a qu’à demander, il sera comblé.

Cette manne, dont une partie part dans les paradis fiscaux, aurait pu sauver tous nos agriculteurs et redresser l’hôpital. Mais avec Macron, les Français seront toujours les derniers servis tant il méprise la France et son peuple.

Il lui est plus facile d’annoncer de façon aussi théâtrale que ridicule la commande virtuelle de 100 Rafale par Zelensky, que ni la France ni l’Ukraine n’ont les moyens de financer, que de s’atteler concrètement à la reconstruction de notre armée.

On a déjà connu cela avec les prisons. En 2017 Macron promettait 15 000 places de plus à la fin de son premier quinquennat. Son deuxième mandat s’achève et seulement 3 000 places sont sorties de terre. Avec le bonimenteur de l’Élysée, c’est Noël à chacun de ses discours. Mais sous le sapin, on ne voit jamais rien venir.

En attendant, notre immigration de basse qualité, sous-qualifiée et sous-diplômée, nous coûte 3,4 points de PIB. C’est en effet un déficit de PIB de 100 milliards chaque année que nous coûte cette immigration insuffisamment productive mais très largement assistée. Et tout s’aggrave au fil du temps puisque le flot de 500 000 arrivées annuelles ne se tarit pas.

https://observatoire-immigration.fr/limpact-de-limmigration-sur-leconomie-francaise

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

. Constater la hausse de la criminalité sans penser : la démission analytique de la presse bourgeoise

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#webtube : Sous le titre « En France, une année 2025 marquée par la violence et les homicides », Le Figaro a publié une enquête ample et minutieuse signée Jean-Marc Leclerc. Le travail impressionne par la rigueur de l’inventaire et la précision des séries statistiques mobilisées. Il dresse un tableau sombre de l’état sécuritaire du pays. Il révèle toutefois, par ses silences mêmes, l’incapacité persistante de la presse dite de référence à produire une analyse à la hauteur des faits qu’elle expose. [Polémia]

Les chiffres parlent avec une brutalité froide. 1 268 homicides sur douze mois glissants, soit un meurtre ou un assassinat toutes les huit heures, en hausse de 8 % sur un an et de plus de 43 % depuis 2017. Des pics mensuels inédits, 125 faits en mai, 123 en novembre. Les tentatives d’homicide suivent une trajectoire plus alarmante encore, 2 259 faits en 2016, 4 290 en 2024, soit près de 90 % d’augmentation en moins d’une décennie. À cette violence létale s’ajoute une violence diffuse devenue quotidienne, 250 000 violences intrafamiliales, 210 000 violences hors cadre familial, 130 000 violences sexuelles, toutes en progression. Dans le même temps, la capacité de l’État à répondre s’érode, les taux d’élucidation chutent de 80 à 65 % pour les homicides entre 2017 et 2023.

Tout est dit, ou presque. Lorsque l’article aborde des éléments plus sensibles, le ton se fait soudain feutré. La surreprésentation des étrangers parmi les mis en cause est mentionnée puis aussitôt enveloppée de précautions rhétoriques. 18 % des auteurs d’homicides sont de nationalité étrangère pour environ 8 % de la population. 9 % sont ressortissants de pays africains pour 4 % de la population résidente. Pour les tentatives d’homicide, la part des étrangers atteint 20 %. Ces chiffres apparaissent comme des anomalies statistiques, jamais comme des faits appelant une interprétation.

Cette retenue n’est pas fortuite. Elle procède d’un cadre idéologique intériorisé par la presse bourgeoise. Certaines hypothèses sont réputées illégitimes avant même d’être examinées. Le lien entre immigration massive, désorganisation territoriale et montée de la violence relève du non-dit. Le grand remplacement est disqualifié comme thèse raciste, donc exclu du champ du pensable. L’immigration est postulée comme intrinsèquement enrichissante, donc structurellement innocente.

Cette cécité est d’autant plus frappante que des travaux académiques solides ont depuis longtemps fissuré ce dogme. Le sociologue et criminologue Hugues Lagrange rappelait, dans Le déni des cultures, que « s’il y a bel et bien aujourd’hui, dans les quartiers d’immigration, un problème culturel, celui-ci résulte moins d’un irrédentisme des cultures d’origine que d’une déstructuration de ces cultures dans le contexte de l’immigration et de la relégation urbaine ». La violence n’est pas un simple effet de pauvreté abstraite. Elle s’enracine dans des normes familiales, éducatives et symboliques fragilisées par le déplacement des populations et leur concentration dans des territoires disloqués.

Lagrange souligne également que « l’immigration, c’est le déplacement de populations qui ont des modes de vie, des normes familiales et éducatives différentes, et que cela peut générer des conflits dans les sociétés d’accueil ». Cette évidence anthropologique éclaire la physionomie concrète des violences décrites par Le Figaro. Les rixes de masse, les homicides entre jeunes hommes, les guerres de quartiers traduisent la coexistence forcée de normes incompatibles sur un même territoire.

D’autres chercheurs convergent. Philippe Lemoine rappelle que si « les ressortissants de pays africains sont mis en cause dans les affaires de vols à un taux plus de six fois supérieur à celui des Français, ce n’est pas parce que les forces de police et de gendarmerie sont biaisées contre eux ». Cette remarque invalide l’explication commode par le soupçon systématique de racisme institutionnel et oblige à interroger les causes réelles.

Les économistes du CEPII constatent de leur côté que « les immigrés et les étrangers sont effectivement surreprésentés dans les statistiques de délinquance de nombreux pays d’accueil » et qu’en France « les étrangers représentent 17 % des personnes mises en cause alors qu’ils ne constituent que 8 % de la population ». Ils observent aussi une corrélation spatiale nette, les territoires les plus violents étant ceux où la population immigrée est la plus importante. La corrélation ne suffit pas à établir seule une causalité, elle interdit toutefois le déni.

Lemoine ajoute avec justesse que « le fait que beaucoup d’études ne trouvent aucun effet de l’immigration sur la délinquance n’est pas une raison de conclure que cet effet n’existe pas ». Cette phrase résume l’impasse actuelle. Une partie du monde académique et médiatique préfère l’absence de preuve définitive à l’examen honnête d’indices convergents. Le confort idéologique l’emporte sur le risque intellectuel.

Ce refus de penser la violence comme phénomène enraciné relève d’une anthropologie implicite. Pierre Manent a montré comment les sociétés modernes ont renoncé à se comprendre comme des communautés historiques pour se percevoir comme de simples espaces de coexistence procédurale. Dès lors, toute interrogation sur les mœurs, les normes ou les formes de vie est disqualifiée. La criminalité devient un dysfonctionnement technique, jamais l’indice d’une désagrégation du lien civique.

Cette dépolitisation conduit à ce que Marcel Gauchet a décrit comme la sortie de la structure collective de la société. Lorsque l’autorité symbolique se dissout et que l’État n’incarne plus une norme commune reconnue, la violence cesse d’être une transgression. Elle devient un mode d’expression ordinaire, particulièrement dans les territoires où l’intégration s’est limitée à une juxtaposition administrative.

À cet égard, les chiffres livrés par Le Figaro ne décrivent pas seulement une hausse de la criminalité. Ils signalent une mutation de la conflictualité sociale. Ernst Jünger pressentait que lorsque les formes traditionnelles d’autorité s’effondrent, la violence ne disparaît pas, elle se diffuse et se banalise. Elle devient endémique, quotidienne, presque anonyme.

Ce que la presse dominante refuse encore de voir, c’est que cette violence est révélatrice. Elle dit l’échec d’un modèle d’intégration fondé sur le déni des différences culturelles réelles et sur l’illusion d’une neutralité axiologique de l’espace public. Les statistiques ne sont pas de simples indicateurs sécuritaires, elles sont des symptômes civilisationnels. Raymond Aron rappelait qu’une société qui se prive volontairement des catégories nécessaires pour se comprendre s’expose à subir les forces qu’elle refuse de nommer.

Comme l’a souvent souligné Alain de Benoist, une société qui interdit certaines questions se condamne à l’impuissance politique. L’enquête de Jean-Marc Leclerc documente une réalité alarmante tout en illustrant la démission intellectuelle de ceux qui devraient en tirer les conséquences. Constater n’est pas comprendre. Comprendre suppose aujourd’hui de briser les tabous que la presse bien comme il faut continue de sacraliser.

Balbino Katz, Polémia

. Labellisation des médias : la tentation autoritaire du macronisme

Articles : Dec. 2025Nov. 2025Oct. 2025Sept 2025
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#webtube : L’obsession du contrôle de l’information n’a jamais constitué une dérive accidentelle du pouvoir politique dans nos démocraties post-modernes ; elle en est l’horizon naturel dès lors qu’un régime ne parvient plus à convaincre par la seule force de son discours. La récente volonté d’Emmanuel Macron d’instaurer une « labellisation officielle » des médias s’inscrit précisément dans cette logique. Présentée comme une simple mesure technique, presque sanitaire (à laquelle nous a habitués le locataire de l’Élysée depuis 2020), destinée à protéger les citoyens contre la désinformation, elle constitue en réalité l’expression la plus aboutie de la tentation libérale-autorit aire du macronisme : une idéologie politique intimement persuadée que la vérité et la rationalité résident en elle, et que toute parole lui échappant ne peut relever que du complotisme, de la manipulation ou, pire encore, de la passion populaire. Polémia

La volonté de contrôle de l’information inhérente au macronisme

Rien n’est plus révélateur du logiciel idéologique macroniste que cette volonté de distinguer des discours vrais, scientifiquement fondés, de discours présentés comme irrationnels, jouant sur les peurs et sur le manque de compétence technique du peuple. Depuis 2017, le pouvoir macroniste oppose inlassablement un peuple livré à ses affects, prompt à la colère et aux tentations populistes, à un cercle de la raison, composé des élites urbaines, cosmopolites et correctement éduquées aux grands enjeux du XXIᵉ siècle. Dans cette dualité, le pluralisme n’apparaît plus comme une norme politique, mais comme une anomalie menaçant un pouvoir en place s’étant lui-même octroyé le droit de définir le vrai. Dès lors, ce ne sont plus seulement les idées qui doivent être combattues, mais les sources mêmes de la parole publique. Celui qui contrôle la légitimité des émetteurs se dispense de répondre sur le fond.

C’est là tout le problème de cette proposition, ou devrait-on dire de cette tentative de survie politique. Si l’ensemble des ministres est venu au secours du chef de l’État pour réaffirmer qu’il n’a jamais été question d’une labellisation à l’initiative de l’exécutif, la question qui persiste se révèle au moins tout aussi inquiétante : qui incarnera la figure du sage distribuant les bons points aux médias français ? La réponse n’en est pas plus rassurante, l’Élysée ayant déjà annoncé accorder cette prestigieuse tâche à un organisme parfaitement neutre, parfaitement indépendant et parfaitement fiable : Reporters sans frontières…

Cette tentation du contrôle de l’information n’est pas une donnée nouvelle. Elle constitue un élément consubstantiel au macronisme et, plus globalement, à la pensée euro-mondialiste. Cette proposition de labellisation s’inscrit dans une tendance globale que l’on retrouve à l’échelle occidentale.

Depuis une décennie, les institutions européennes, les géants du numérique, les réseaux d’ONG transnationales et les gouvernements libéraux-progressistes convergent dans une même direction : administrer le réel en filtrant les discours autorisés au nom d’une « sécurité de l’information » érigée comme nouveau dogme d’État. Dans cette configuration, les opinions critiques de l’intégration européenne, du multiculturalisme, de la politique migratoire ou du progressisme sociétal ne sont plus présentées comme de simples divergences politiques, mais comme des pathologies de la pensée menaçant la stabilité démocratique. La labellisation française ne constitue qu’une déclinaison nationale de cette volonté globale de contrôle, volonté visant moins à comprendre les sociétés qu’à en policer les dissidences.

La rationalité scientifique comme masque de l’idéologie

Le pouvoir prétend évidemment qu’il s’agit de protéger la démocratie. Le procédé est classique : en évoquant la montée des extrêmes, des fake news ou des ingérences étrangères, il devient possible d’assimiler toute critique structurelle du régime à une contestation dangereuse de l’ordre démocratique, ou à un ralliement à des forces de déstabilisation extérieures. En d’autres termes, contester la doxa officielle produite dans les lieux de pouvoir revient à menacer la stabilité même de la Patrie. Pourtant, ce glissement rhétorique masque une réalité plus simple : si le pouvoir macroniste cherche aujourd’hui à certifier la vérité, c’est parce qu’il ne la représente plus.

L’effondrement de l’autorité médiatique traditionnelle, la défiance croissante à l’égard des institutions et la montée des contestations souverainistes ou identitaires ont fissuré la légitimité du bloc central. Incapable de restaurer cette légitimité par le débat, le pouvoir tente désormais de la reconstituer par la labellisation. Ce qui n’est plus cru doit être imposé.

Ce dispositif, que l’on présente d’une manière presque comique comme une simple aide à la qualité de l’information, instituerait en réalité une hiérarchie entre médias responsables et médias déviants. Ceux qui bénéficieront du label — c’est-à-dire ceux qui s’alignent sur les dogmes officiels du progressisme institutionnel — verront leur statut consolidé ; ceux qui s’en éloigneront seront discrètement renvoyés dans les marges et présentés comme des parias de l’information. Ce pouvoir de dire qui est un média et qui ne l’est pas revient implicitement à déterminer qui a droit à la parole et qui ne l’a pas, ouvrant la voie à une sorte de pluralisme sous tutelle, où la liberté d’expression demeure théoriquement garantie tout en étant concrètement confinée.

Il ne s’agit pas ici d’un fantasme de persécution, mais de la conséquence logique d’une idéologie qui ne supporte plus la contradiction. Le macronisme, prolongement institutionnel du mondialisme progressiste, repose sur la certitude d’incarner la seule voie rationnelle de gouvernement. Dès lors, toute remise en cause de ses fondements — qu’il s’agisse de la souveraineté nationale, de la continuité historique des nations européennes, de la critique du modèle économique ou de la défense des identités culturelles — apparaît comme une menace devant être neutralisée. Le label sera l’outil de cette neutralisation, utilisé au nom de la rationalité scientifique pour masquer le radicalisme idéologique.

Un signe de mauvaise santé démocratique

L’ironie de l’histoire est que ceux qui invoquent sans cesse la démocratie pour justifier leurs restrictions en sont devenus, à force de méfiance, les principaux adversaires. Une démocratie saine ne craint jamais le pluralisme ; elle le désire, parce qu’elle sait que la vérité émerge du débat contradictoire. Une démocratie malade, en revanche, cherche à fixer politiquement les cadres du débat en le conformant à des normes soi-disant scientifiques. Saint-Simon avait annoncé que la modernité serait marquée par « la substitution du gouvernement des hommes à l’administration des choses ». Avec la macronie finissante, la pluralité de l’information et la vitalité du débat intellectuel deviennent à leur tour des « choses » qu’il convient d’administrer, de catégoriser et de labelliser, de peur que leur liberté ne participe à un élan démocratique précipitant sa chute. La raison mondialiste-progressiste aime la démocratie, sauf lorsque celle-ci va à l’encontre de ses dogmes. On peut imaginer le désarroi moral qu’auraient exprimé les experts de plateaux télé de l’audiovisuel de service public si une telle proposition avait été formulée par Donald Trump, Viktor Orbán ou tout autre dirigeant labellisé comme « populiste ». Heureusement pour nous, il s’agit d’Emmanuel Macron…

Damien de Coene, dans Polémia

. Ancien Patron de la DGSE sans filtres ? Interview d’Alain Juillet sur la chaine Thinkerview.

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#webtube : Alain Juillet : Ancien directeur du renseignement à la DGSE et haut fonctionnaire chargé du renseignement économique auprès du Premier ministre.

Source : Youtube – Thinkerview

. [LIVRE] La République, c’est lui

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#webtube : Un réquisitoire jubilatoire sur les contradictions, toute honte bue, de Jean-Luc Mélenchon. Avec un tel titre, on aurait pu légitimement s’attendre à une diatribe contre le Président Macron. Peut-être une autre fois, car pour l’heure, c’est bien Jean-Luc Mélenchon qui est au centre de ses préoccupations, et pour cause, écrit Éric Naulleau : « Les vieux fantasmes d’une gauche confite dans le souvenir idéalisé, ou pour mieux dire arrangé, de la Révolution française, la fascination pour la violence, la haine de la République et la logique de boutique – tel est le cocktail explosif du mélenchonisme. Le chaos, tel est le programme. »

Sa gauche et la « gôche »

Écrivain et éditorialiste au franc-parler toujours apprécié, Éric Naulleau se réclame de la gauche certes, mais ne se reconnaît en aucun cas en cette nouvelle gauche dogmatique qu’il rebaptise, pour l’occasion, la « gôche » et qui, selon lui, « place son énergie au service du nihilisme, d’une démolition de la France, dont il ne restera pas ici pierre sur pierre ». Partageant donc, avec ses amis de droite, le souci du combat culturel au service de la défense de la France, fidèle à son idéal républicain revendiqué, ce dernier prend à nouveau sa plume, l’affûte et signe là une charge implacable et un réquisitoire jubilatoire à l’encontre des Insoumis en général et de Jean-Luc Mélenchon en particulier, « cet apostat de la laïcité » dont il dénonce les reniements, toute honte bue, à des fins purement électoralistes.

Et le chroniqueur de nous expliquer comment et pourquoi le chef de LFI a changé de stratégie, suivant à la lettre les recommandations de Terra Nova, dont le but est de « produire et diffuser des solutions politiques innovantes ». Aussi le laboratoire d’idées proposait-il, en 2012, de substituer au traditionnel électorat populaire de la gauche, « salauds de pauvres » accusés de mal voter, cette improbable coalition « de populations issues de l’immigration, des progressistes et des minorités sexuelles ». Sauf que « l’homme de gauche à l’ancienne se gratte la tête sous sa casquette en constatant que parmi les symboles de son camp idéologique, les faucilles ont cédé place aux faux cils », note Naulleau, perplexe, décrivant ces idiots utiles « dont les homophobes rabiques de l’islamisme se débarrasseront selon les méthodes en vigueur à Gaza ».

D’un ton incisif et mordant, Éric Naulleau décrit notre « société post-littéraire et une population dégringolée au trente-sixième dessous de l’abêtissement par suite de l’effondrement du niveau scolaire et intellectuel ». L’essayiste rappelle les valeurs de sa gauche, cet idéal républicain qui consistait, à l’inverse, à émanciper par la culture et l’instruction grâce aux fameux « hussards noirs ».

Cerner son adversaire

« Carburant idéologique à un antisémitisme »« créolisation théorisée »« complicité entre une partie des élites et les banlieues islamisées »… Un livre d’une actualité brûlante, extrêmement détaillé en anecdotes personnelles et déclarations politiques, en petites formules bien ciselées à l’instar de ses « soldes d’hiver de la pensée, tout doit disparaître ». Le compère médiatique d’Éric Zemmour, cet autre Éric, a puisé dans sa mémoire et fouillé méticuleusement dans les archives pour nous livrer sur un plateau de vrais et savoureux « dossiers » assortis d’une réflexion sans concession. En découle une mine d’informations qui permet de mieux connaître et cerner son adversaire politique. Nos militaires le savent bien : « Qui connaît son ennemi comme il se connaît, en cent combats ne sera jamais défait. »

Publié dans la collection Pensée libre dirigée par Sonia Mabrouk, aux Éditions Fayard, cet ouvrage percutant et rapide à lire (124 pages) fait figure d’outil idéal pour se former solidement et se préparer aux futurs débats d’idées en ces années électorales à venir… Et surtout, il s’offre finalement comme un vibrant plaidoyer pour cette France et ces Français qui refusent de « se laisser mourir sans réagir ». À lire d’urgence !

Iris Bridier, dans BV