#webtube : En deux ans, la facture électrique a augmenté de 35 %, rappelle Fabien Bouglé. Avec le nucléaire et l’hydro-électricité, la France disposait d’une énergie abondante pour un prix record, en Europe. Une période bénie lancée sous Pompidou et, désormais, révolue sous l’influence d’écologistes militants. En deux ans la facture électrique a augmenté de 35 %, rappelle Fabien Bouglé, pour qui « il y a donc bien une accélération de l’augmentation de la facture ».
#webtube : « La France Insoumise n’acceptera jamais l’entrisme religieux » a affirmé samedi 6 décembre 2025 Jean-Luc Mélenchon lors de son audition devant la commission d’enquête parlementaire sur les liens entre mouvements politiques et réseaux islamistes.
Pourtant, le vendredi 5 décembre, ses députés LFI ont saisi la Justice pour faire condamner l’IFOP. Car cet institut réputé neutre s’est permis de produire un sondage ne présentant l’islam pas sous un jour favorable. Alors soit Mélenchon pratique la taqîya, soit il ne tient plus ses troupes.
Ce rapport que vous pouvez lire ici n’a fait qu’énoncer des faits documentés. Comme le haut degré de religiosité et des pratiques cultuelles en progression constante depuis les années 2000, en particulier chez les jeunes. Ou l’activisme de l’islam visant à fixer aux « croyants » des règles de vie conformes à la volonté de vivre dans une société française appliquant les principes de la loi coranique. Avec entre autres la séparation des sexes et le voile des femmes.
Néanmoins, dans le même temps, 52 % des musulmans se sont éloignés de la religion, et c’était peut-être la seule chose qu’il ne fallait pas dire. Les prêcheurs craindraient-ils un début d’épidémie d’apostasie ? Après qu’un autre sondage IFOP du 26 mars a révélé que 42 % des Français se préparaient à une guerre civile.
Les LFI jettent de l’huile sur le feu qu’ils prétendent éteindre
Les députés de La France Insoumise ont saisi la justice au prétexte que, selon eux, la publication d’un sondage sans complaisance sur l’islam en France servirait de support à des discours incitant à la discrimination, à la haine ou à la violence. De purs procès d’intention car ils n’apportent aucune preuve de faits précis selon lesquels des musulmans auraient été discriminés ou agressés à la suite de cette publication.
L’IFOP dénonce une manœuvre dilatoire pour discréditer la fiabilité de son enquête et la probité de ses enquêteurs. Comme par hasard, deux députés insoumis parmi les plaignants font l’objet d’une plainte de l’IFOP pour avoir diffamé cet institut de sondage le 18 novembre.
Plus étonnant, pour ne pas dire incohérent, les députés LFI dénoncent une alliance improbable entre la revue confidentielle Écran de veille et les services de renseignement desÉmirats arabes unis. Comme si un magazine qui a consacré sa « une » fin novembre à l’implantation des Frères musulmans en France pouvait s’associer à un pays régi par la charia et très actif dans la propagation internationale du wahhabisme.
Sans souci de la plus élémentaire logique, les LFI reprochent aux Émirati de participer à une « opération d’influence d’une puissance étrangère sur notre sol » dans le courrier adressé à la procureure de Paris. Ainsi les LFI aiment les mahométans de France susceptibles de voter pour eux, mais pas ceux des Émirats, sans doute trop capitalistes à leur goût ?
La dénonciation du sondage IFOP repose sur des arguments spécieux avancés avec une outrecuidance incroyable.
Les LFI considèrent du haut de leur magistère moral autoproclamé que ce gallup est fondé sur une méthodologie contestable « faisant l’objet de nombreuses remises en cause scientifiques. »
De quelle science et de quels experts s’agit-il ? Ils ne le disent pas ! Et pour cause, car dans le domaine des sciences sociales on peut démontrer, à partir des mêmes données, tout et son contraire. Cela fait le bonheur des économistes, des sociologues et des politologues. Retombant sur leurs pattes comme les chats, ils ont toujours raison, et encore plus quand ils se contredisent ou changent d’avis.
Le reste de l’argumentaire reprend une antienne sans cesse rabâchée selon laquelle la critique des mahométans et de leurs pratiques religieuses contribuerait à des amalgames et à une confusion entre islam et islamisme d’une part, musulmans et terroristes de l’autre. C’est un point de vue qui peut décrire diverses réalités, mais aucune démonstration n’a été faite d’une relation causale entre ce sondage et des faits susceptibles de nuire à des mahométans vivant sur notre sol.
Il n’y a que Mediapart et Le Monde pour y croire tandis que quatre conseils départementaux du culte musulman (CDCM) joignaient leurs plaintes auprès du tribunal judiciaire de Paris.
Tout ça a l’air ficelé selon des recettes trotskistes éprouvées. Victimisation, inversion accusatoire, culpabilisation de l’adversaire et verrouillage des débats.
Semer le doute et la pagaille pour nourrir une guerre ethno-religieuse comme au Liban pourrait être une tactique en vue de détruire notre société postindustrielle et néolibérale qu’ils abhorrent. Avec les encouragements du Nouvel Ordre Mondial qui exulte dans les décombres des nations.
Certes il y a eu une mosquée vandalisée en Haute-Loire et une autre profanée à Lyon. Mais rendre l’IFOP responsable des dégradations est un summum de mauvaise foi (sans jeu de mots). Et puis combien d’églises incendiées, de croix abattues et de crèches détruites que les médias mainstream ont ordre d’occulter ?
Ce procès va-t-il marquer une nouvelle avancée dans l’islamisation de la France ?
Va-t-on vous faire admettre le bien-fondé de condamnations prononcées contre des islamophobes scandalisés par la nuit de noces du prophète avec Aïcha son épouse de 9 ans ? Devra-t-on augmenter les amendes frappant les incroyants qui prétendent que l’islam n’est pas une religion d’amour, de tolérance et de paix ? Pour faire taire ces impies, les députés LFI se sont érigés en muttawa, la police religieuse qui sévit dans tous les pays mahométans.
En France, leur cheval de bataille est l’aggravation du délit de blasphème, réclamée à cor et à cri depuis des années par de pieuses associations. Pour ces gens, la vraie religion n’est pas assez protégée par l’article 625-7 du code pénal sous l’intitulé « discrimination contre une personne ou un groupe de personnes en raison de leur appartenance vraie ou supposée à une religion déterminée ».
Si la critique est publique par discours, écrits, médias ou internet, cet article renvoie au 225-2 pour le tarif applicable : cinq ans de cachot et 75.000 euros d’amende. C’est vraiment trop magnanime. En Iran, au Yémen, en Afghanistan, au Pakistan, on vous pend pour moins que ça.
Sans préjuger le verdict des juges, il y a de quoi être doublement inquiets.
D’abord parce que, sans que la représentation nationale ait été consultée, la France est passée d’un système de droit écrit hérité des Romains à une common law d’inspiration anglo-saxonne où le juge crée la loi. Soit en adaptant de façon très extensive les textes existants. Soit en comblant des vides juridiques en décidant par lui-même d’obligations et de sanctions que le législateur n’aurait peut-être pas votées.
Ensuite parce que des autorités locales encouragent l’action des médiateurs de quartier, des imams à la formation hasardeuse qui décident de l’interprétation et de l’application de la charia dans les enclaves qu’ils contrôlent. Pour le strict respect du ramadan et le voile des filles, mais aussi pour la résolution des conflits internes, pécuniaires ou inter-familiaux, où ces « arbitres » rendent des décisions sur la répudiation, la filiation, l’héritage, les contrats, qui ne reposent pas toujours sur le Code Civil ou de commerce.
La politique s’accommode des « vertus islamiques ». Ainsi en France, des élus ferment les yeux sur des dérives patriarcales afin de garder leurs électeurs. Tandis qu’en Arabie Saoudite, les femmes doivent toujours demander l’autorisation d’un référent mâle – père, mari ou frère – pour se marier, voyager à l’étranger, créer une entreprise ou ouvrir un compte en banque. De quoi inspirer certains vieux machos de LFI ?
#webtube : Comme vous l’a dit Cyrano, Riposte Laïque est en grand danger de disparition, victime de lois liberticides iniques qui ont tué la liberté d’expression et qui permettent à nos opposants de nous accabler de procès ruineux. Car même si la justice nous donne raison, ce qui est le plus souvent le cas, un procès coûte toujours très cher. Et quand vous en avez 15 qui vous attendent, vous supportez des sommes très lourdes pour un petit site de réinformation comme le nôtre.
Comme beaucoup d’entre vous, je viens de verser mon obole pour tenter de sauver RL du naufrage. Non pas par intérêt personnel car vous savez que tous les contributeurs du site sont des bénévoles, mais pour pouvoir continuer à défendre la liberté d’expression et le droit à la vérité qu’on attend de toute démocratie digne de ce nom.
Dans tous les domaines, nous essayons de dégager la vérité, de résister à la dictature du politiquement correct, d’analyser le plus objectivement possible les situations auxquelles la France et son peuple sont confrontés. Nous n’avons qu’une seule ligne de conduite, défendre les intérêts de notre France millénaire, son histoire, son patrimoine culturel hérité de la Grèce et de la Rome antiques, ses racines judéo-chrétiennes, son art de vivre et ses traditions séculaires.
En définitive, ce que nous voulons préserver, c’est l’avenir des générations futures héritières d’un fabuleux roman national, menacé par l’idéologie mondialiste qui veut la destruction des nations.
Bref, ceux qui nous combattent nous refusent le droit élémentaire de défendre notre identité et par conséquent notre civilisation. Ils nous taxent de racisme et d’islamophobie, en nous collant l’étiquette d’extrême droite pour mieux nous salir. Une ignominie absolue, car sur bien des sujets, les faits nous donnent raison.
– Est-il infamant de combattre l’antisémitisme et de rappeler qu’Israël se bat pour sa survie depuis 1947 ?
– Est-il infamant de dire que la guerre en Ukraine n’est pas notre guerre et que, de plus, elle est ingagnable compte tenu de la puissance de feu de l’armée russe ?
– Est-il infamant de rappeler que l’immigration de masse n’est plus une richesse dès lors qu’une partie des immigrés refusent de plus en plus de s’intégrer , ce qui menace la cohésion nationale ?
– Est-il infamant de dénoncer l’islamisme qui combat la République et veut imposer sa propre loi ?
– Est-il infamant de rappeler que les 7 % d’étrangers de la population française occupent 25 % de nos places de prison ?
– Est-il infamant de rappeler que l’insécurité a été multipliée par cinq depuis les années soixante ?
– Est-il infamant d’aimer son pays et de défendre l’héritage du Général, qui ne voyait la France que grande, belle et rayonnante ?
Le privilège de l’âge me donne le droit de dénoncer l’effondrement de mon propre pays, trahi par une clique d’incapables n’ayant aucun sens de l’État mais n’agissant que dans leur propre intérêt. J’ai connu la France première nation d’Europe, riche et prospère, respectée et enviée, havre de sécurité. Nous avions la meilleure école, la meilleure industrie, la meilleure agriculture, la meilleure médecine, la meilleure armée. De tout cela il ne reste rien. Mondialisme et multiculturalisme débridés sont en train d’achever notre France millénaire. Macron se révélant comme le pire fossoyeur de la nation.
Où est la justice quand des lois liberticides nous interdisent de tirer la sonnette d’alarme ?
Lisez le 1er amendement de la Constitution américaine :
« Le Congrès ne fera aucune loi concernant l’établissement d’une religion, ni n’en interdira le libre exercice ; ni ne restreindra la liberté d’expression, ni celle de la presse ; ni le droit du peuple de s’assembler paisiblement et d’adresser des pétitions au gouvernement pour obtenir réparation de ses griefs. »
À comparer avec la jurisprudence constitutionnelle en France :
« Chacun peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté, dans les cas déterminés par la loi ».
Ou bien, exprimé différemment, « tout ce que vous direz ou écrirez pourra être retenu contre vous ».
Conclusion
En 2022, nous avons ardemment défendu Reconquête car Éric Zemmour avait le programme le plus complet, le plus réaliste et le plus crédible de tous.
Et notamment, il se proposait de supprimer d’entrée toutes les lois liberticides qui entravent nos libertés et de confisquer aux juges les pouvoirs abusifs qu’ils se sont octroyés. Je suppose que cet objectif reste d’actualité.
C’est pourquoi en 2027, je voterai Zemmour ou Sarah Knafo pour la défense de nos libertés.
En attendant, pour la pluralité de l’information, pour le droit à la vérité, souhaitons que cette campagne de dons assure la survie de notre site. Merci pour votre fidèle soutien.
#webtube : Née en pleine tempête sanitaire, l’Alliance des Citoyens Libres (ACL) du Finistère incarne une mobilisation persistante contre ce qu’elle considère comme des atteintes graves aux libertés fondamentales. Du soutien aux soignants suspendus à la critique des ingérences technocratiques, ses membres revendiquent une autonomie citoyenne à rebours du discours dominant. Alors que les fractures post-Covid ne sont toujours pas refermées, l’ACL poursuit son travail d’information, d’entraide et de formation locale. Nous avons interrogé l’un de ses porte-paroles sur l’histoire du mouvement, sa vision de la situation actuelle, et les enjeux à venir, alors que l’association recevra Louis Fouché, sur le thème de l’intelligence collective le samedi 10 janvier 2026 à 19h30 dans le Finistère
Breizh-info.com : Pouvez-vous présenter l’ACL du Finistère à nos lecteurs ? Quand et pourquoi a-t-elle été créée ?
L’association loi 1905 est issue de PCM 29. Le changement de nom a eu lieu en 2022 . L’Association PCM 29 – Parents Citoyens Mobilisés 29 – a été́ créée en Novembre 2021 dans le Finistère au moment de la crise sanitaire, pour rassembler et soutenir.
ACL est une association apartisane, travaillant dans l’intérêt général et dans un souci de pragmatisme, organisée à l’origine par pôles : Education -Santé- Juridique- Solidarité́ et Reconversion-Autonomie et anticipation-Communication-Loisirs
L’Association a mené diverses actions depuis sa création notamment : Organisation de campagnes d’affichage et de tractage sur le département du Finistère, conférences, ateliers….
ACL se veut être un point de rencontre et de partage entre les Citoyens et propose une rupture à leur isolement. Dans une époque qui isole et sépare quand nous n’avons jamais autant eu besoin de nous retrouver.
ACL est un réseau de sympathies et de partage d’informations et s’attache à ouvrir les consciences, respectant la diversité des opinions afin de maintenir l’esprit d’ouverture et aider la confrontation des idées en préparant les esprits aux soubresauts et aux changements qui vont intervenir.
Des conférences sont organisées par thématique : Economie et politique/Autonomie: Eau, énergie, alimentation, sécurité /Environnement /Culture…..Ce sont des moments privilégiés pour venir écouter, apprendre et échanger avec une personnalité reconnue du monde scientifique, économique, politique ou institutionnel. Ces moments sont l’occasion de faire émerger un débat d’idée pluraliste entre citoyens au profil divers et de toute génération.
Quels sont aujourd’hui les domaines où les libertés fondamentales se dégradent, selon vous ?
En l’état actuel les crises multiples de nature politique, sanitaire, économique, écologique et sociale mettent à l’épreuve durement la solidité de nos institutions et leur capacité à protéger les libertés fondamentales. Aujourd’hui la France tourne le dos à ses engagements démocratiques et usent de pratiques qui sortent des fondements de l’État de droit et bafouent les droits fondamentaux. On assiste à une érosion progressive des libertés. Le Citoyen est de plus en plus contrôlé et contraint par un autoritarisme grandissant et une infantilisation : les parents perdent leur droit à éduquer au profit de l’école, on parle désormais du contrôle des réseaux sociaux, de l’identité numérique ouencore de gérer notre conforten taxant nos baignoires !
Quel rôle votre mouvement a-t-il joué pendant la période Covid ? Et les mesures prises à l’époque ont-elles laissé des traces durables ?
Nous avons fait connaître très tôt nos réserves, puis notre opposition sur les mesures imposées pour lutter contre la pandémie Covid 19 notamment en raison du manque de transparence de ces mesures et de leurs effets indésirables : port du masque pour les enfants, vaccination obligatoire, confinement.
Nous avons engagé des actions variées : manifestations, pétitions, recours administratifs, tractages, affichages et surtout accompagnement concret et soutien aux soignants suspendus dans la recherche d’alternatives professionnelles
Oui les effets néfastes de ces mesures sont toujours visibles. Les effets secondaires sont aujourd’hui reconnus. La société reste fracturée : certaines familles ne se parlent plus. Ceux qui ont obéi vivent dans le déni ou tentent de faire oublier leur rôle. Très peu ont entamé un vrai processus de remise en question.
Les gens se sont refermés sur eux-mêmes depuis le confinement.
Quels sont les sujets qui préoccupent aujourd’hui vos adhérents ?
Tous les sujets d’actualité préoccupent nos adhérents. L’état actuel de la France est préoccupant :la criminalité et la violence, le risque d’un conflit armé, les menaces terroristes, épidémiques, les flux migratoires, les craintes de l’augmentation des impôts et des taxes ….
Face à la violence d’État et privée ainsi que des craintes d’un effondrement qui paraît inévitable pour la majorité des gens, le Citoyen est démuni.
La Bretagne reste historiquement méfiante vis-à-vis du centralisme. Cette sensibilité se retrouve-t-elle dans votre base militante ? Voyez-vous une différence entre la perception des libertés dans les grandes villes et dans les territoires ruraux comme le Finistère ?
ACL n’est pas « une base militante », l’association est apartisane, nos adhérents ont leur totale liberté de pensée et de choix. La diversité des sensibilités de nos adhérents nous offre un laboratoire d’idées, et de réflexion chacun apportant son éclairage, pour la mise en place d’une société libre partant du citoyen et de ses besoins et restituer au territoire le pouvoir de décider pour ses intérêts
Oui la crise actuelle ne peut que renforcer cette méfiance vis-à-vis du centralisme parisien. La BRETAGNE est un acteur stratégique et un territoire présentant de nombreux atouts pour répondre aux enjeux de la mondialisation et de la déliquescence de l’état nation. Elle peut offrir une voie alternative et un modèle de démocratie territoriale
Malgré de légers écarts selon les communes rurales, les visions rurales et urbaines de nos adhérents originaires de la plupart des secteurs finistériens, sont proches. On ressent la même solitude et une inquiétude générale vis-à-vis du chaos français et de la perte de repères
Pourquoi avoir invité Louis Fouché en Finistère ? Que représente-t-il pour vous ?
Nous l’avions déjà invité à Loudéac en 2022, ce fut un grand succès.
Louis FOUCHE est un exemple. Il donne un sens à la situation et appelle à l’action .La mutation du monde, qui s’accélère sous nos yeux, indique un profond changement de sociétéqui nécessite un changement intérieur personnel auquel Louis FOUCHE nous invite.
A l’heure où il n’y a plus de repères, il nous propose une voie qu’il a pratiqué lui-même.
Que répondez-vous à ceux qui le qualifient de “complotiste” ?
Le terme « complotiste » est devenu un mot creux, une étiquette pour éviter de débattre. Pour beaucoup, c’est même devenu un étendard.
L’intelligence collective est au cœur de votre évènement. Comment la définissez-vous ?
L’intelligence est, selon nous, la capacité à s’adapter. Elle dépasse la malice et précède la clairvoyance. Et elle n’est pas l’apanage des humains : les animaux et les plantes savent aussi s’adapter à leur environnement. L’intelligence collective, c’est la capacité à survivre ensemble dans un contexte hostile : précarité, perte de libertés, chute des revenus. Cela passe par l’entraide locale, l’organisation de réseaux, le refus de l’isolement.
Le Covid a montré la fragilité du lien social. Beaucoup de collectifs se sont démobilisés une fois la pression retombée. Mais les menaces n’ont pas disparu : économiques, politiques, technocratiques.
En poursuivant nos conférences, nos fêtes, nos rencontres, nous voulons rappeler que seul le collectif permet de tenir.
Pourquoi tant de citoyens se détournent-ils des circuits d’information classiques ?
Parce qu’ils n’ont plus confiance. Qui croit encore que les médias, les syndicats, les partis, les institutions judiciaires ou sanitaires œuvrent pour le bien commun ? Les citoyens cherchent des alternatives crédibles, car ils se sentent trahis par les canaux officiels.
Quels sont vos projets pour 2026 ?
Nous préparons des conférences, mais ne les annonçons qu’une fois confirmées. Nous ne fonctionnons que par le volontariat, sans subventions, dans une logique d’indépendance.
L’action locale continue : entraide discrète, réseau de solidarité. L’ACL a souvent permis la mise en contact entre membres qui s’épaulent en dehors du cadre formel de l’association.
#webtube : Travailleuse acharnée et fine stratège, Sarah Knafo bouscule les codes d’une vie politique française anesthésiée par le conformisme. À 32 ans, cette énarque passée par la Cour des comptes est bien plus qu’un « bras droit » d’Éric Zemmour : elle est l’une des rares figures de la jeune génération capable de renvoyer les ayatollahs du politiquement correct à leurs contradictions, chiffres en main.
Loin des postures et des indignations automatiques, elle impose une méthode : rigueur budgétaire, lucidité stratégique et refus total de la soumission à l’idéologie dominante. Qu’il s’agisse d’immigration, de narcotrafic, d’audiovisuel public ou de l’Union européenne, Sarah Knafo incarne un conservatisme offensif, assumé, fondé sur le réel. Et elle le prouve dans cet entretien sans filtre, où l’on devine aussi en filigrane les contours d’une relève possible pour Reconquête – et peut-être au-delà.
Breizh-info.com : Vous avez été attaquée pour avoir enquêté puis diffusé des chiffres sur le gouffre financier de l’Aide au Développement. Vous avez répondu en dénonçant une forme de censure. Plus largement, faut-il aujourd’hui interroger l’impartialité des organes dits de vérification de l’information ?
Sarah Knafo : Vérifier les faits et faire reposer le débat sur des données exactes et chiffrées c’est ma méthode, donc je n’ai rien à redire là-dessus. En revanche, nous parlons d’autre chose avec ce fameux « fact checking », comme on appelle ce nouveau jouet, tout droit venu d’une pratique éprouvée par leurs confrères américains du Washington Post ou du NY Times. Passons sur l’inutile anglicisme (le mot « vérification » n’est pourtant pas si difficile à prononcer). On « check » donc des faits, généralement quand on n’apprécie à pas leur émetteur. La partialité du fact-checking, du Huffington Post, des Décodeurs du Monde à la Desintox de Libération, n’est plus à démontrer. Je n’ai jamais vu un journaliste vérifier avec exactitude l’un de mes propos. Je les ai toujours repris et j’ai même obtenu des rectificatifs de leur part tant leurs journalistes avaient mal travaillé.
Breizh-info.com : Vous êtes évoquée comme potentielle candidate à la mairie de Paris. Est-ce un positionnement tactique pour préparer l’avenir politique de Reconquête, ou une candidature sérieuse dans une ville dominée par la gauche et désertée par votre électorat ? Si vous deviez vous lancer à Paris, vous feriez face à des figures fortes à droite. Quelle serait la stratégie pour ne pas simplement ajouter une candidature de plus au risque d’éparpiller les voix ?
Sarah Knafo : Si je devais me présenter à Paris, il sera toujours temps de répondre à toutes vos questions ! En attendant, je regarde avec attention ce qu’il se passe dans la capitale de mon pays, je lirai les programmes, je verrai si les Parisiens ont les candidats qu’ils méritent et je déciderai !
Breizh-info.com : Vous avez critiqué France Télévisions pour son orientation idéologique et son coût. Êtes-vous favorable à une privatisation complète du service public audiovisuel, ou à une réorientation de ses missions et de sa gouvernance ?
Sarah Knafo : Complète ! Il ne s’agit pas de remplacer une propagande de gauche par une propagande de droite, mais de regarder les choses en face : l’audiovisuel n’est pas un service public. L’audiovisuel public est obsolète. En réalité, si on a fait des chaînes publiques, ce n’était pas par raison d’Etat : c’était pour des raisons économiques. Quand l’ORTF a été créé, il fallait de gros moyens pour avoir de quoi filmer et émettre. Seuls les pouvoirs publics pouvaient le faire et lancer cette technologie. Aujourd’hui il y a des milliers de chaînes, tout le monde peut lancer sa chaîne avec son téléphone portable. Donc cela n’a plus aucun sens d’avoir une télévision publique d’Etat. Il faut recentrer l’Etat sur le régalien. L’Etat n’arrive plus à assurer ses missions essentielles : nous protéger, éduquer nos enfants, soigner. Il faut qu’il cesse de se disperser.
Et d’autre part, au-delà de la question de la propagande, le privé et le public font exactement la même télévision : de l’information, du sport, des programmes jeunesse, des jeux, des talk shows, des feuilletons. D’ailleurs c’est pour cela que TF1 a porté plainte contre l’Etat et France Télévisions pour concurrence déloyale : leur argument est de dire que France Télévisions bénéficie d’énormes subventions (supérieures à la totalité du chiffre d’affaires de tout le groupe TF1) alors qu’ils font la même chose qu’eux, sans obligation supplémentaire. D’ailleurs les animateurs passent de l’un à l’autre, les programmes aussi. Quelle différence entre Fort Boyard et Koh Lanta ? Quelle différence entre un match de l’équipe de France sur TF1 ou sur France 2 ? Quelle différence entre les feuilletons, les jeux télé et les émissions de variétés de de France 2, de TF1 et de M6 ? Aucune.
Breizh-info.com : En supprimant l’AME, en coupant dans les énergies renouvelables, en éliminant les subventions dites « woke », vous assumez un tournant clair. Mais ces économies suffiront-elles à financer les priorités régaliennes, notamment les reconduites massives à la frontière, sans créer d’autres déséquilibres ?
Sarah Knafo : La lutte contre l’immigration nous rapportera bien plus qu’elle ne coûtera ! Mais oui, il faut un plan d’économies massif. J’ai publié un contre budget, le premier jour de l’ouverture des discussions budgétaires. Ce contre-budget, c’est 80 milliards d’économies et 20 milliards de baisse d’impôts. Et ce n’est qu’un plan d’urgence, il faudra aller plus loin ! Les députés auraient pu le faire adopter. Si toute la droite s’était coalisée, on avait le nombre de voix POUR. A la place, ils ont préféré inventer des taxes, inventer des dépenses. Je pose le diagnostic suivant : la France n’a pas un problème de recettes, elle a un problème de dépenses. C’est comme un homme qui gagne très bien sa vie mais qui dépense tout dès qu’il reçoit sa paye. Résultat ? Il vit toujours à découvert ! La solution, ce n’est pas de l’augmenter ce monsieur, on sait d’avance qu’il dépensera tout ce qu’il aura. C’est de lui apprendre à dépenser moins. Pour l’Etat français, la solution n’est pas de prendre encore dans vos poches en augmentant les impôts, puisque l’Etat est un tonneau percé, mais d’arrêter de dilapider. De briser ce système de la dépense.
Concrètement, où baisser les dépenses ? 15 milliards d’économies sur l’aide au développement, 15 à 20 mds sur les aides non contributives aux étrangers, 8mds sur la politique de la ville, 8mds sur le soutien public aux éoliennes, 8 mds en supprimant des organismes comme l’ANAH, France Travail, l’Arcom, le CESE. On peut faire des économies partout, c’était mon métier !
Breizh-info.com : Vos échanges avec la présidente de la Commission européenne au Parlement ont été particulièrement virulents. Estimez-vous que l’Union européenne est aujourd’hui irréformable ? Souhaitez-vous porter un projet de rupture avec Bruxelles dans les années à venir ?
Sarah Knafo : Avant de penser à « réformer » l’Union européenne, pensons à défendre les intérêts des Français. Oui, il faut une stratégie de rupture. Il faut faire ce que la France n’a jamais fait : poser un ultimatum. Dire au Conseil et à la Commission : voici les sujets sur lesquels nous considérons que nos intérêts vitaux sont menacés (immigration / sécurité, énergie et agriculture).
Si les textes ne sont pas révisés dans les trois prochains mois, nous ne les respecterons plus. De manière unilatérale. C’est un rapport de force que la France n’a jamais tenté. La Commission européenne n’est forte que de nos faiblesses.
Breizh-info.com : Vous insistez régulièrement sur la distinction entre islam et islamisation. Pensez-vous néanmoins que l’islam politique est devenu un facteur de déstabilisation majeur, incompatible avec les valeurs françaises, et qu’un référendum sur le sujet serait légitime ? Concrètement, il a été question ces derniers jours d’interdiction du port du voile…mais n’est-ce pas d’une part de la poudre aux yeux, vexante pour les Musulmans, et d’autre part, totalement impossible à mettre en place, sachant que les forces de l’ordre sont déjà surveillées pour leurs moindres faits et gestes, et poursuivies très facilement ?
Sarah Knafo : Car c’est l’islamisation de la France qui nous guette, si nous ne faisons rien. Interdire le voile est une mesure nécessaire. Bien sûr qu’on peut la mettre en pratique : je peux vous redonner l’exemple du Covid où l’Etat fut capable de contrôler que chacun portait bien son masque. Vous allez me dire : certains ne le portaient pas et la police ne peut pas contrôler tout le monde en même temps. Oui, mais cela rend coûteux une telle pratique, car une violation de la loi s’accompagne d’une amende. Aujourd’hui le port du voile est promu, encouragé (notamment par la Commission européenne) : demain, il sera puni. C’est un changement d’état d’esprit majeur. Alors, vous avez raison, ce n’est pas suffisant, mais cela règle déjà une partie du problème.
Refuser le voile dans l’espace public, le halal en collectivité, les minarets visibles depuis l’espace public, les tapis de prière dans les entreprises, etc. tout ceci, c’est un changement d’état d’esprit fondamental. Prenez les Frères musulmans : ils sont dans une logique de conquête. Si nous mettons un coup d’arrêt à cette conquête, si nous leur montrons que nous sommes résolus à ne plus les laisser faire, ils se rabattront sur un pays plus propice. S’ils voient qu’ils ne progressent plus, qu’ils n’ont plus d’espoir de progresser car les Français sont résolus à ne plus les lasser faire, ils cibleront un autre pays.
Breizh-info.com : Vous évoquez régulièrement l’explosion des trafics et l’impuissance des pouvoirs publics. Êtes-vous favorable à une présence militaire ponctuelle dans certaines zones, en France mais aussi dans le monde, pour traiter les narcos comme des terroristes, c’est à dire les éliminer ? Quid du renforcement des pouvoirs des maires et préfets dans la lutte contre les trafics ? N’y-a-t-il pas également un grand débat à ouvrir sur les causes de l’explosion de la consommation de stupéfiants, mais aussi de médicaments ou d’alcool ? N’est-ce pas finalement révélateur d’une société qui va très mal ?
Sarah Knafo : Le moteur du narcotrafic c’est la forte rentabilité d’un côté, le laxisme judiciaire de l’autre. Des gains importants, des risques minimes. Il faut totalement changer de doctrine sur le narcotrafic. Plus d’immunité pour personne : du petit guetteur au gros caïd. Du consommateur au dealer, tout le monde doit payer très très cher. Il faut priver ce marché de ses consommateurs et le priver de sa main d’œuvre abondante et bon marché. Pour cela : des peines planchers, des saisies automatiques, des amendes énormes. Aujourd’hui pour les consommateurs, les contrôles sont rarissimes et c’est une amende de 200 euros. Il faut multiplier les contrôles et dépistages, porter l’amende forfaitaire à 5000 €, et faire, systématiquement, saisir par huissier les sommes dues en cas d’impayé : sur les comptes bancaires, les salaires, les aides sociales. C’est la seule manière de changer les comportements. La force des réseaux n’est pas dans leurs chefs, mais dans leur structure, leur maillage, leur ancrage.
Breizh-info.com : Vous avez critiqué les propos du chef d’état-major évoquant un possible conflit avec la Russie. Estimez-vous que la France s’oriente vers une diplomatie de confrontation inutile ? Faut-il redéfinir nos alliances et notre doctrine stratégique ?
Sarah Knafo : Le CEMA nous dit que les Russes veulent « nous » attaquer, à horizon 3 ou 4 ans. Il dit « je le sais ». Et là c’est une question cruciale : nos services sont-ils capables de prévoir, avec autant de certitude, ce qui se passera à cette échéance ? A-t-il des informations vérifiées à cet égard ? Ce n’est pas moi, une femme politique qui ne suis pas à la tête de la DGSE, qui peut vous répondre. Mais c’est de sa responsabilité de nous dire ce qu’il sait : il ne peut pas nous inquiéter à moitié ou parler à tort et à travers de ces sujets graves.
Ensuite, à mes yeux, la conclusion reste la même. Nous avons un devoir de puissance. Il faut absolument renforcer notre effort de défense nationale, privilégier notre industrie de défense, arrêter de dilapider notre argent dans des gabegies pour l’investir dans le régalien.
Breizh-info.com : Les électeurs de Reconquête et du RN appellent à une union, mais les appareils politiques semblent rétifs. Faut-il aujourd’hui acter une stratégie d’alliance pour 2027 ? Et êtes-vous prête à en prendre l’initiative au nom d’une priorité civilisationnelle ?
Sarah Knafo : Bien sûr. Je suis une ardente partisane de l’union des droites. Le peuple le veut. La France en a besoin. Bien sûr, l’union des droites n’implique pas de se dissoudre, de se résigner à des compromissions, ni de nier les différences évidentes entre personnalités de droite. Bien sûr, nous ne partageons pas les réflexes économiques de gauche du Rassemblement national, ni les réflexes politiciens centristes des Républicains. Et pourtant, et pourtant, nous devons nous engager sur deux principes clairs :
Le premier, c’est d’appeler à voter pour le plus à droite au second tour. Si on n’est pas capable de faire cela, ce n’est pas la peine de parler d’autre chose. Chez Reconquête, nous l’avons fait en 2022 et en 2024. Dieu sait que les mots avaient été durs de part et d’autre : mais nous avons su enterrer la hache de guerre et faire notre devoir de patriote. Nous comptons bien, cette fois, être au second tour et être soutenus par les autres, mais nous le referrions sans hésiter. Les autres doivent s’y engager aussi. Il est regrettable qu’ils ne l’aient pas fait par le passé. En 2022, comme en 2017, LR a soutenu Emmanuel Macron au second tour. En 2012 Marine Le Pan a refusé d’appeler à voter pour Nicolas Sarkozy, lui faisant sans doute perdre les quelques voix qui nous ont valu cinq ans avec François Hollande et déjà 8 ans avec Macron. En 2017 encore, Marine Le Pen a refusé de tendre la main à François Fillon, disant qu’elle préférait « parler aux électeurs de Jean-Luc Mélenchon », sur une ligne sociale et anti-élites. Mais il n’est plus temps de ressasser le passé.
Il faut enfin s’engager à tendre la main aux autres forces politiques, dès le lendemain de l’élection présidentielle. Il faudra une alliance législative en bonne et due forme et un accord de gouvernement : la gauche, qui s’entre-tue à chaque scrutin, arrive parfaitement à s’allier dès le lendemain et à rafler de précieuses circonscriptions. Pourquoi serions-nous condamnés à avoir la droite la plus bête du monde ? Si demain nous sommes en position de force à droite, nous continuerons de tendre la main. Nous ne dirons jamais : « nous sommes assez forts nous n’avons pas besoin de vous ».
Breizh-info.com : Votre notoriété personnelle progresse rapidement. Pensez-vous que votre profil, plus jeune, plus institutionnel, pourrait incarner une nouvelle phase du projet Reconquête ? Ou Éric Zemmour reste-t-il l’homme de la situation, y compris pour 2027 ?
Sarah Knafo : En 1965, Malraux attaquait Mitterrand en disant qu’il n’était qu’un politicien, comme on en a toujours connu et comme on en connaitra toujours, face à un profil bien plus rare : celui du Général de Gaulle, qui lui, était un homme de l’Histoire. Eric Zemmour est un homme de l’histoire : il la connait, il arrive à prévoir en avance ce qu’il va se passer, il nous l’a montré à maintes reprises depuis 20 ans. Les Français n’auront pas cent fois l’occasion d’élire un homme de sa trempe. Quant à moi, je ne prends la jeunesse ni pour une qualité, ni pour un défaut. Et je ne sais pas si mon profil est « institutionnel » : je connais les institutions, oui, mais je pense vraiment qu’il faut renverser la table.
#webtube :Un élève rural en difficulté a moins de chances qu’un élève urbain de profiter d’aides, note Excellence Ruralités. « On est les oubliés, la campagne, les paumés, les « trop loin » de Paris, le cadet de leurs soucis. » En cette fin d’année 2025, Les Oubliés, titre de Gauvain Sers paru en 2019, résonne des les campagnes françaises. À quelques mois des élections municipales, la France rurale se sent totalement oubliée des politiques publiques. Un sentiment partagé aussi bien par les ruraux que par les citadins. En effet, selon un récent sondage IFOP pour Excellence Ruralités, un réseau d’établissements scolaires associatifs créé en 2017 pour lutter contre le décrochage scolaire des jeunes ruraux, près de neuf Français sur dix estiment que les campagnes françaises sont délaissées.
L’école, terrain de la fracture ville et campagne
Malaise national. Selon l’étude de l’IFOP, 87 % des Français estiment que les territoires ruraux sont oubliés par Paris. Un sentiment d’abandon qui irrigue l’ensemble de la société française. Ainsi, 82 % des jeunes ruraux, et jusqu’à 91 % des plus de 65 ans, rejoignent ce malaise. Et peu importe les opinions politiques : les électeurs du Rassemblement national (91 %), ceux de la gauche (88 %) ainsi que 77 % des soutiens du camp présidentiel partagent ce triste diagnostic.
Pour les Français, l’école est le symbole de cet abandon des campagnes françaises. De fait, six Français sur dix estiment que les élèves en difficulté scolaire sont mieux soutenus et aidés dans les grandes villes que dans les territoires ruraux. Comme l’explique Jean-Baptiste Nouailhac, président d’Excellence Ruralités dans les colonnes du Figaro, « un élève rural en difficulté a aujourd’hui trois fois moins de chances qu’un élève urbain de bénéficier des dispositifs d’éducation prioritaire. Les critères, historiquement urbains, laissent de côté des territoires entiers dont les résultats scolaires sont pourtant fragiles. » Excellence Ruralités appelle donc à « repenser les critères d’attribution des aides prioritaires qui ne prennent aujourd’hui pas en compte le seul critère qui vaille : les résultats scolaires ! ».
Deux priorités ont été mises en avant par les répondants à notre enquête :
🎯 Réduire les effectifs par classe, pour 40 % des Français et 39% des ruraux
🎯 Repenser les programmes et le temps scolaire, pour 38 % des Français et 41% des ruraux pic.twitter.com/ESbYtBkK22
L’école n’est malheureusement pas le seul secteur d’abandon de la France rurale. La SNCF également quitte les campagnes françaises. Ce 27 novembre, la direction des chemins de fer a ainsi annoncé que la ligne Bordeaux-Lyon, prévue pour 2027, passera par Paris et non pas par le centre de la France. Bartolomé Lenoir, député UDR de la Creuse, n’a pas manqué de dénoncer le nouveau tracé de la future ligne SNCF. « En supprimant nos lignes ferroviaires et en laissant exploser le prix à la pompe, vous condamnez nos campagnes à la double peine. Sans nos territoires ruraux, la France n’est rien. » s’est indigné le parlementaire dans l’hémicycle ce 3 décembre.
🗣️« En supprimant nos lignes ferroviaires et en laissant exploser le prix à la pompe, vous condamnez nos campagnes à la double peine. Sans nos territoires ruraux, la France n’est rien. »@bartolenoir appelle le Premier ministre à ne pas oublier nos campagnes. pic.twitter.com/QXbKi1QDWB
Aux fermetures de gare s’ajoutent les désert médicaux qui ne cessent d’augmenter. Se soigner en milieu rural relève bien souvent du parcours du combattant. Fermeture de services, liste d’attente de plusieurs mois, trajets toujours plus longs… « Depuis plusieurs mois, on ne soigne plus le cancer dans le département de la Creuse. Il faut faire plus de deux heures de route, aller-retour, pour aller à Limoges ! » rappelle Bartolomé Lenoir.
Comme le souligne une analyse de l’IFOP, publiée mi-novembre, « la moitié des ruraux estime ne pas ou peu bénéficier de l’action des pouvoirs publics, contre un quart du grand public. Un écart qui illustre le sentiment de désengagement de l’État ».
#webtube : Voici une chanson intéressante, piano délicat, cordes subtiles, un peu de guitare en arrière-plan. La voix de Tom Barman est posée, presque parlée-parfois, ce qui renforce l’intimité du morceau. Ça donne une sensation de nuit, de confidence, de dernier verre pris ensemble avant de se dire au revoir… sans vraiment se dire adieu. A écouter les yeux fermés !
#webtube : Here’s an interesting song: delicate piano, subtle strings, a touch of guitar in the background. Tom Barman’s voice is calm, almost spoken at times, which enhances the intimacy of the track. It evokes a feeling of nighttime, of sharing secrets, of a last drink together before saying goodbye… without actually saying farewell. Listen to it with your eyes closed!
#webtube : Emmanuel Macron est accusé d’une dérive autoritaire marquée par une ingérence excessive dans le fonctionnement du pouvoir législatif. Ses détracteurs soulignent que, malgré l’existence d’un ministre chargé des relations avec le Parlement – poste occupé par divers titulaires au fil des remaniements, comme Franck Riester ou d’autres selon les périodes –, le président de la République outrepasse ses prérogatives en influençant directement les débats et les votes à l’Assemblée nationale.
Cette critique s’appuie sur des exemples concrets, tels que l’utilisation répétée de l’article 49.3 de la Constitution, qui permet au gouvernement de faire adopter des textes sans vote parlementaire. Depuis sa réélection en 2022, ce mécanisme a été invoqué plus de vingt fois, notamment pour imposer des budgets ou des réformes controversées comme celle des retraites, rejetée par une large majorité de la population, transformant le Parlement en simple chambre d’enregistrement. S’ajoutent les pressions exercées sur les députés, via des nominations ou des menaces implicites, pour aligner les décisions législatives sur la volonté présidentielle. Cette situation est perçue comme une atteinte flagrante à la séparation des pouvoirs, principe fondamental énoncé par Montesquieu et inscrit dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. « Monarchie présidentielle » donc, où Macron agit en pseudo-dictateur, ignorant les résultats des élections législatives de 2024, qui ont pourtant exprimé un rejet clair de sa politique. Le président s’arroge le droit de nommer ou de démettre des gouvernements sans tenir compte des majorités parlementaires, prolongeant ainsi des périodes d’instabilité pour conserver le contrôle. Ces accusations s’intensifient avec les tentatives de régulation des médias, vues comme des efforts pour museler les oppositions et imposer une « vérité d’État », renforçant l’image d’un exécutif omnipotent qui érode les contre-pouvoirs. COMPARAISON AVEC LES ÉTATS-UNIS En contraste avec la France, semi-présidentielle où l’exécutif peut dissoudre l’Assemblée ou influencer le législatif via des outils comme le 49.3, les États-Unis incarnent un régime présidentiel pur avec une séparation stricte des pouvoirs. Là-bas, le président, chef de l’exécutif, ne peut ni dissoudre le Congrès ni imposer des lois sans son approbation. Le législatif, composé de la Chambre des représentants et du Sénat, détient exclusivement le pouvoir de voter les budgets et les textes législatifs, sans ingérence directe de la Maison-Blanche. Si Donald Trump avait tenté le quart des actions reprochées à Macron – comme forcer des lois sans vote ou pressurer les parlementaires –, il aurait fait face à une procédure de destitution immédiate, comme lors de ses impeachments en 2019 et 2021 pour abus de pouvoir. Aux États-Unis, le système de checks and balances permet au Congrès de bloquer les initiatives présidentielles via des vetos ou des enquêtes, et la Cour suprême veille à l’équilibre. Pas de ministre dédié aux relations avec le Parlement, car l’exécutif n’interfère pas dans les débats législatifs ; les négociations se font via des lobbyistes ou des discours, mais sans coercition. Sur X, des comparaisons soulignent que Macron bénéficie d’une Constitution qui concentre trop de pouvoirs au président, contrairement au modèle américain où l’indépendance des branches empêche les dérives. Cela rend les critiques françaises plus acerbes : en France, l’absence de séparation rigide permet à l’exécutif de dominer, alors qu’aux États-Unis, même un président controversé comme Trump doit composer avec un Congrès autonome. CONCLUSION Cette dérive perçue sous Macron met en lumière les faiblesses de la Ve République, où la séparation des pouvoirs semble illusoire face à un exécutif dominant. Sur X, les détracteurs appellent à une vigilance accrue pour préserver la démocratie, contrastant avec des systèmes comme les États-Unis où l’équilibre institutionnel protège contre les abus. Sans réforme, la France risque une polarisation accrue, éloignant les citoyens des urnes.
#webtube : Xavier Moreau répond au général Mandon ! Analyste politico-stratégique et homme d’affaires installé à Moscou depuis plus de vingt-cinq ans, Xavier Moreau est le fondateur du site d’analyse Stratpol. Ancien militaire et spécialiste de la Russie, il réagit aux récents propos du général Mandon, chef d’état-major des armées, qui a alerté les Français sur le manque de force d’âme nécessaire, selon lui, pour accepter les sacrifices que pourrait exiger la défense nationale — allant jusqu’à évoquer l’idée d’ »accepter de perdre nos enfants ».
Xavier Moreau répond également à l’accusation selon laquelle la Russie se préparerait à agresser un pays de l’OTAN dans les trois ou quatre ans. Le fondateur de Stratpol revient longuement sur les pourparlers de paix en cours à Genève, sur l’attitude des Européens et sur la progression continue de l’armée russe le long des mille kilomètres de front, particulièrement dans l’est de l’Ukraine. Enfin, il répond aux analyses de l’IFRI (Institut français des relations internationales), qui évoque une « iranisation » de l’économie russe – c’est-à-dire un modèle économique adoptant des caractéristiques proches de celle de l’Iran : produits obsolètes, difficultés d’innovation et orientation massive vers l’effort de guerre.
#webtube : Élise Blaise reçoit Caroline Galactéros, docteur en science politique et présidente du think tank Geopragma, pour analyser les différentes propositions de paix autour du conflit en Ukraine.
Alors que Donald Trump avance un plan en 28 points pour tenter de mettre fin aux hostilités, les Européens présentent leur propre feuille de route, plus courte et jugée plus acceptable par Kiev. Ces initiatives surviennent dans un contexte militaire très difficile pour l’Ukraine, mais aussi de fortes turbulences politiques, marquées par de nouvelles révélations de corruption touchant des responsables proches de Volodymyr Zelensky. Quelle est la portée réelle du plan américain ? Le contre-plan européen peut-il changer la donne ? Pourquoi chaque tentative de négociation semble-t-elle systématiquement se heurter à un blocage ? Et comment interpréter les dernières déclarations des dirigeants occidentaux sur l’avenir du conflit ? 🎓 Caroline Galactéros apporte son analyse sur ces enjeux diplomatiques et stratégiques, mais aussi sur les conséquences possibles de ces choix pour la sécurité européenne et l’équilibre international.